Communiques

Un message très important pour tous les fidèles de Dieu dans le monde

Daniel 2 : 44

« 44 Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement ».

Mes chers frères et sœurs dans la foi, c’est dans le temps de ces rois actuels de notre période des temps que notre Dieu va susciter un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple. Ledit royaume va briser et anéantir tous ces royaumes actuels d’aujourd’hui, et lui-même subsistera éternellement. Ce royaume est celui de notre Chef JESUS-CHRIST, LE ROI DES ROIS, LE SEIGNEUR DES SEIGNEURS.

Tous les fidèles de l’Eternel doivent savoir cette vérité, la vérité suivante : « Jésus-Christ va établir son royaume sur cette terre avant qu’Il n’apparaisse sur les nués ». Le délais que Dieu a donné à ce monde du mal est six mille ans (6.000 ans). Après 6.000 ans, Il saisira le serpent ancien Satan, Il le liera, et l’enfermera dans une prison qu’Il a préparé pour lui pendant mille ans (1.000 ans).

Dans cette période de 1.000 ans, Jésus-Christ va établir son royaume sur cette terre. C’est dans cette période de 1.000 ans que tous les enfants de Dieu morts seront ressuscités y inclus même Adam. C’est au cours de cette période de 1.000 ans que Jésus-Christ apparaitra sur les nués dans toute sa gloire.

Daniel, en voulant connaitre le jour où Dieu établira son royaume dans ce monde, il posa cette question à l’ange Gabriel : « Quelle sera l’issue de toute chose ? »

Daniel 12 : 8-10

« 8 J’entendis, mais je ne compris pas ; et je dis : Mon seigneur, quelle sera l’issue de ces choses ? Il répondit : Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin ». 10 Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront ».

Lorsque Daniel demande à l’ange Gabriel de lui révéler l’issue de ces choses, l’ange lui répond que ces paroles relatives au jour de la fin de ce monde du mal et du rétablissement du royaume de Dieu sur la terre seront tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin. Selon l’ange, c’est au temps de la fin que ces paroles seront dévoilées et que le sceau sera enlevé. C’est à ce temps là qu’on les comprendra. Mais, l’ange ajouta : « Ce n’est pas tout le monde qui les comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence seulement les comprendront »

Mes chers frères et sœurs, cette révélation dont Daniel a voulu connaitre mais en vain, n’a été réservée seulement et uniquement à nous de ce temps de la fin. Les hommes intelligents seuls les comprendront dit l’ange.

Mes chers frères et sœurs, le délais de 6.000 ans de ce monde du mal commence avec la chute d’Adam (le 1er Adam). Ce 1er Adam a été créé l’an 0, et il a échoué  l’examen qui lui avait été donné l’an 27 après sa création. Jésus-Christ, (le 2ème Adam) est né l’an 0, et Il a réussi l’examen qui lui avait été donné l’an 27 de notre ère. De la chute du 1er Adam à la victoire du 2ème Adam, il y a eu 4.000 ans. De la chute du 1er Adam à 2027 de notre ère, le délais de 6.000 ans du mal prendra fin. Ça sera le début du 7ème   millénaire. Le millénaire de repos comparable au Sabbat du 7ème jour pour toute l’humanité. Ce Sabbat signifie la fin de la souffrance et du mal sur notre terre. C’est à la fin des 6.000 ans que la prophétie de Daniel 2 : 44 s’accomplira. Jésus établira son royaume sur toute la terre avant qu’il n’apparaisse sur les nués. Les prophéties non encore réalisées d’Esaïe 19, 11 ; Ezéchiel 37, 38, 40 ; et beaucoup d’autres s’accompliront avec l’établissement du royaume de Dieu sur la terre. Annoncez partout cette bonne nouvelle. Dans son amour, Dieu nous dit :

Amos 3 :7

« 7 Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien Sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes. »

Mes chers frères et sœurs dans la foi, annoncez cette bonne nouvelle partout et à tout le monde car notre délivrance est plus proche que jamais. Que chacun de nous se purifie radicalement car les méchants n’entreront pas dans le royaume de notre Chef Jésus-Christ. A Dieu Seul, la gloire, la puissance et les louanges, dès maintenant et à jamais, Amen, Amen, Amen !

=========================

La prière au nom de tous les enfants de Dieu dans le monde

L’Éternel notre Dieu le Tout Puissant ; Merci pour tous tes bienfaits, merci pour cette période merveilleuse de jeûne et de prière, merci d’exaucer toutes nos demandes, merci de recevoir favorablement nos actions de grâce. Merci Père, car nous sommes aujourd’hui dans la période finale de ce monde là où tu vas manifester ta gloire comme tu l’as fait autrefois devant Pharaon, la mer rouge et au désert en faveur des Israélites.    Père, ne permets jamais que l’homme devienne Dieu sur la terre. Ne permets jamais que ses plans d’éliminer sur la terre son semblable que tu as créé à ton image arrive au bout. Les méchants ont tendu un piège dans lequel ils ont planifié de jeter l’homme afin d’avoir sur la terre non pas l’homme que tu as créé mais l’homme qu’eux seulement désirent ! C’est catastrophique. Arrête Père, arrête ces plans sataniques. Il est temps aujourd’hui de manifester ta gloire comme tu l’as fait chef Pharaon. Merci Père, d’exaucer notre prière. Merci Père, car tu es notre unique Défenseur et Libérateur ! Aujourd’hui, nous tes enfants qui reconnaissons tous ces bienfaits, sois notre soutien pour toujours, sois notre conseiller, notre lumière, notre guide. Ne permets jamais que nous soyons dans leur filet tendu pour assassiner. Père, le monde est corrompu, les fléaux, les maladies, les guerres, les maux de toutes sortes, voilà ce qui constituent notre monde. C’est pourquoi, nous te disons que ton règne vienne. C’est par ton règne que le mal disparaitra. Que ta seule volonté s’accomplisse sur la terre comme au ciel. Au nom de Jésus, Amen !

______________________________________

Leçon de l’Ecole du Sabbat

L’ALLIANCE ÉTERNELLE 

« Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés; et ce sera mon alliance avec eux, lorsque leurs péchés. En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. » Romains 11: 25-29

Leçon de Mardi, le 6 Décembre 2022

Chapitre 21

Fin du ministère d’Élisée

L’idolâtrie à laquelle s’adonnèrent les rois et le peuple d’Israël, pendant de longues années, avait eu une influence néfaste sur le pays. Les ténèbres spirituelles subsistaient encore partout. Cependant, il existait çà et là des âmes sincères qui n’avaient pas fléchi le genou devant Baal.

Alors qu’Élisée poursuivait sa réforme, de nombreuses personnes se détournaient du paganisme pour savourer les joies que l’on éprouve à servir le vrai Dieu. Le prophète était heureux de constater ces miracles de la grâce divine, et il désirait ardemment atteindre le cœur de tous ceux qui étaient sincères. Partout où il portait ses pas, il s’efforçait d’enseigner la vérité.

A vues humaines, la perspective d’une régénération spirituelle de la nation était tout aussi désespérée que celle devant laquelle se trouvent aujourd’hui les serviteurs de Dieu appelés à travailler dans les régions enténébrées. Mais l’Église du Christ est le moyen que Dieu emploie pour la proclamation de la vérité. Il l’a rendue capable d’accomplir une œuvre spéciale. Si elle demeure fidèle au Seigneur, si elle obéit à ses commandements, alors la plénitude de la puissance céleste reposera sur elle. Si elle est fidèle à sa mission, aucun pouvoir ne saurait lui résister. Les forces de l’ennemi ne pourront la vaincre, pas plus que le fétu de paille ne triomphe de l’aquilon.

L’aube d’un jour éclatant et radieux resplendira sur l’Église, si elle revêt la robe de justice du Christ et se dégage de tous les liens qui pourraient l’attacher à la terre.

Dieu fait appel à tous ses fidèles, afin qu’ils aillent apporter des paroles de réconfort aux incroyants et aux désespérés. Tournez-vous vers le Seigneur, vous, pauvres pécheurs qui avez perdu l’espérance. Cherchez votre force en lui. Montrez une foi humble et inébranlable en sa puissance et en son désir de vous sauver. Lorsque nous nous emparons par la foi de la force d’en haut, les perspectives les plus sombres, les plus décourageantes se transforment merveilleusement. Le Seigneur opère pour la gloire de son nom.

Aussi longtemps que le prophète Élisée put se rendre de lieu en lieu dans le royaume, il continua à jouer un rôle actif dans l’édification des écoles des prophètes. Dieu l’accompagnait partout; il l’inspirait dans ses paroles, lui donnait le pouvoir de faire des miracles. Un jour, « les fils des prophètes dirent à Élisée: Voici, le lieu où nous sommes assis devant toi est trop étroit pour nous. Allons jusqu’au Jourdain; nous prendrons là chacun une poutre, et nous y ferons un lieu d’habitation. » (2 Rois 6:1, 2) Élisée se rendit avec les fils des prophètes jusqu’au Jourdain; il leur prodigua les conseils nécessaires, et il accomplit même un miracle pour faciliter leur tâche. « Comme l’un d’eux abattait une poutre, le fer tomba dans l’eau. Il s’écria: Ah! mon seigneur, il était emprunté! L’homme de Dieu dit: Où est-il tombé? Et il lui montra la place. Alors Élisée coupa un morceau de bois, le jeta à la même place, et fit surnager le fer. Puis il dit: Enlève-le! Et il avança la main, et le prit. » (2 Rois 6:5-7)

L’influence du prophète fut si efficace, elle s’étendit si loin, qu’au moment de sa mort le jeune roi Joas, adonné à l’idolâtrie et peu respectueux envers le Seigneur, s’approcha de son lit, et reconnut en Élisée un père en Israël. Il déclara que la présence du prophète avait été plus précieuse en temps de guerre qu’une armée de chevaux et de chars. Le récit sacré nous dit: « Élisée était atteint de la maladie dont il mourut; et Joas, roi d’Israël, descendit vers lui, pleura sur son visage, et dit: Mon père, mon père! Char d’Israël et sa cavalerie! » (2 Rois 13:14)

Le prophète avait été pour les âmes troublées, en quête d’un appui, un père sage et aimant. Aussi ne repoussa-t-il pas le jeune roi impie qui se présentait devant lui, roi si peu digne de la charge qu’il assumait, et qui aurait eu tant besoin de conseils. Le Seigneur, dans sa providence, lui offrait l’occasion de racheter ses défaillances et de placer son royaume dans des conditions avantageuses. Les Syriens occupaient alors la région située à l’est du Jourdain, il fallait les en chasser. La puissance de Dieu allait se manifester une fois encore en faveur de ses enfants rebelles. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Lundi, le 5 Décembre 2022

Chapitre 21

Fin du ministère d’Élisée

Alors que les soldats syriens avançaient courageusement, ignorant la présence des armées invisibles du ciel, « Élisée pria, et dit: Daigne frapper d’aveuglement cette nation! Et l’Éternel les frappa d’aveuglement, selon la parole d’Élisée. Élisée leur dit: Ce n’est pas ici le chemin, et ce n’est pas ici la ville; suivez-moi, et je vous conduirai vers l’homme que vous cherchez. Et il les conduisit à Samarie.

 »Lorsqu’ils furent entrés dans Samarie, Élisée dit: Éternel, ouvre les yeux de ces gens, pour qu’ils voient! Et l’Éternel ouvrit leurs yeux, et ils virent qu’ils étaient au milieu de Samarie. Le roi d’Israël, en les voyant, dit à Élisée: Frapperai-je, frapperai-je, mon père? Tu ne frapperas point, répondit Élisée; est-ce que tu frappes ceux que tu fais prisonniers avec ton épée et avec ton arc? Donne-leur du pain et de l’eau, afin qu’ils mangent et boivent; et qu’ils s’en aillent ensuite vers leur maître. Le roi d’Israël leur fit servir un grand repas, et ils mangèrent et burent; puis il les renvoya, et ils s’en allèrent vers leur maître. Et les troupes des Syriens ne revinrent plus sur le territoire d’Israël. » (Voir 2 Rois 6)

Pendant quelque temps, le royaume d’Israël fut donc délivré des armées syriennes. Mais, plus tard, sous la conduite de l’intrépide Hazaël. Jamais Israël n’avait tant souffert qu’au cours de ce siège. Les péchés des pères retombaient sur les enfants et sur les petits enfants. Les horreurs de la famine se prolongeaient, poussant le roi à prendre des mesures désespérées; mais Élisée prédit la délivrance du royaume pour le jour suivant.

Le lendemain, à l’aube, « le Seigneur avait fait entendre dans le camp des Syriens un bruit de chars et un bruit de chevaux, le bruit d’une grande armée ». Saisis d’effroi, « les Syriens se levèrent et prirent la fuite au crépuscule, abandonnant leurs tentes, leurs chevaux et leurs ânes, le camp tel qu’il était », avec ses réserves abondantes. « Et ils s’enfuirent pour sauver leur vie. »

La nuit de cette fuite, quatre lépreux, que la faim avaient réduits au désespoir, décidèrent de se rendre dans le camp des Syriens et de se livrer à la merci des assiégeants. Ils espéraient ainsi susciter la pitié et obtenir quelque nourriture. Mais grand fut leur étonnement de découvrir, en pénétrant dans le camp des Syriens, « qu’il n’y avait personne ».

N’ayant à encourir aucune menace, aucune punition, ces lépreux « mangèrent et burent, et en emportèrent de l’argent, de l’or et des vêtements, qu’ils allèrent cacher. Ils revinrent, pénétrèrent dans une autre tente, et en emportèrent des objets qu’ils allèrent cacher. Puis ils se dirent l’un à l’autre: Nous n’agissons pas bien! Cette journée est une journée de bonne nouvelle; si nous gardons le silence et si nous attendons jusqu’à la lumière du matin, le châtiment nous atteindra. » Ils se hâtèrent donc de retourner à la ville pour y annoncer l’heureuse nouvelle.

Le butin était immense. Il y avait de telles réserves que ce jour-là on eut « une mesure de fleur de farine pour un sicle et deux mesures d’orge pour un sicle » (Voir 2 Rois 7:5-16), selon la prophétie faite la veille par Élisée. Une fois de plus, le nom de l’Éternel fut exalté aux yeux des païens.

C’est ainsi que l’homme de Dieu continuait, d’année en année, à s’acquitter fidèlement de son ministère auprès du peuple, et en temps de crise auprès des rois dont il était le conseiller. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Dimanche, le 4 Décembre 2022

Chapitre 21

Fin du ministère d’Élisée

Appelé au ministère prophétique, alors que le roi Achab régnait encore, Élisée assista à de nombreux changements dans le royaume d’Israël. Pendant le règne d’Hazaël, roi de Syrie, oint pour châtier la nation apostate, les châtiments s’étaient abattus les uns après les autres sur les Israélites. Les réformes sévères de Jéhu avaient provoqué le massacre de toute la maison d’Achab. Joachaz, le successeur de Jéhu, par suite des guerres continuelles avec les Syriens, avait perdu certaines villes situées à l’est du Jourdain. A un moment donné, on aurait pu croire que les Syriens allaient dominer sur tout le royaume d’Israël. Mais la réforme commencée par Elie et poursuivie par Élisée avait amené de nombreuses personnes à rechercher le vrai Dieu. Les autels de Baal avaient été abandonnés et, lentement mais sûrement, les desseins de la Providence se réalisaient dans la vie de ceux qui avaient décidé de revenir au Seigneur de tout leur cœur.

C’est par amour pour Israël que Dieu permit aux Syriens de le châtier. Il avait compassion de ceux qui ne savaient pas résister au péché, c’est pourquoi il suscita Jéhu pour exterminer Jézabel et toute la maison d’Achab. Une fois de plus, grâce à une mystérieuse providence, les prêtres de Baal et d’Astarté furent rejetés et leurs autels renversés. Dans son infinie sagesse, Dieu prévoyait qu’en supprimant la tentation, quelques pécheurs se détourneraient de l’idolâtrie pour fixer leurs regards vers le ciel. Il permit donc les calamités. Mais celles-ci furent adoucies par sa miséricorde; et quand ses desseins furent accomplis, il intervint en faveur de ceux qui avaient appris à le rechercher.

Tandis que les influences du bien et du mal luttaient pour s’assurer la suprématie, et que Satan faisait l’impossible pour achever son œuvre de perdition entreprise sous le règne d’Achab et de Jézabel, Élisée continuait à rendre fidèlement son témoignage. Il se heurtait à l’opposition, mais nul ne pouvait réfuter ses paroles. Il était honoré, vénéré dans tout le royaume, et on venait de loin chercher conseil auprès de lui. Joram, roi d’Israël, le consulta, alors que Jézabel vivait encore. Un jour qu’il se trouvait à Damas, des messagers de Ben-Hadad, roi de Syrie, vinrent lui demander si la maladie dont souffrait le monarque aurait une issue fatale. A cette époque où le mensonge triomphait partout, et où régnait une rébellion ouverte contre le ciel, le prophète demeurait un témoin fidèle de la vérité.

Le Seigneur n’abandonna jamais son messager. Au cours d’une invasion syrienne, le roi ennemi cherchait à faire périr Élisée, parce que celui-ci dévoilait tous ses plans contre Israël. Le roi de Syrie tint un jour conseil avec ses serviteurs, et leur dit: « Mon camp sera dans un tel lieu. » Mais le prophète en eut connaissance par une révélation divine. Il fit dire au roi d’Israël: « Garde-toi de passer dans ce lieu, car les Syriens y descendent. Et le roi d’Israël envoya des gens, pour s’y tenir en observation, vers le lieu que lui avait mentionné et signalé l’homme de Dieu. Cela arriva non pas une fois ni deux fois. Le roi de Syrie en eut le cœur agité; il appela ses serviteurs, et leur dit: Ne voulez-vous pas me déclarer lequel de nous est pour le roi d’Israël? L’un de ses serviteurs répondit: Personne, ô roi, mon seigneur; mais Élisée, le prophète, qui est en Israël, rapporte au roi d’Israël les paroles que tu prononces dans ta chambre à coucher. »

Décidé à se débarrasser du prophète, le roi de Syrie dit à ses serviteurs: « Allez et voyez où il est, et je le ferai prendre. » Élisée était à ce moment-là à Dothan. Lorsque le roi de Syrie l’apprit, il « envoya des chevaux, des chars et une forte troupe, qui arrivèrent de nuit et cernèrent la ville. Le serviteur de l’homme de Dieu se leva de bon matin et sortit; et voici, une troupe entourait la ville, avec des chevaux et des chars. » Effrayé, le serviteur d’Élisée vint trouver le prophète, et lui dit: « Ah! mon seigneur, comment ferons-nous? Il répondit: Ne crains point, car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. » Et pour que son serviteur puisse s’en rendre compte, « Élisée pria et dit: Éternel, ouvre ses yeux pour qu’il voie. » Et Dieu ouvrit les yeux de cet homme qui « vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d’Élisée ». Entre le serviteur de Dieu et les armées ennemies se tenait une cohorte d’anges, formant un cercle protecteur.

Ces êtres célestes étaient descendus en force imposante, non pour exterminer, ni pour obtenir des hommages, mais pour camper auprès des bien-aimés du Seigneur, les aider dans leur faiblesse et leur impuissance. Lorsque le peuple de Dieu se trouve dans une impasse, d’où il semble ne pas pouvoir sortir, qu’il se souvienne que seul Dieu peut le délivrer. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Samedi, le 3 Décembre 2022

Chapitre 20

Naaman

Quelles leçons solennelles se dégagent de la conduite de Guéhazi, cet homme à qui avaient été accordés de si nobles privilèges! Il fut pour Naaman comme une pierre d’achoppement sur son chemin, alors que le Syrien avait été illuminé par une merveilleuse clarté et qu’il était si bien disposé envers la religion du Dieu vivant. Aucune excuse ne pouvait justifier la tromperie de Guéhazi; aussi fut-il lépreux jusqu’à la fin de ses jours, maudit par le Seigneur et relégué loin de ses semblables. « Le faux témoin ne restera pas impuni, et celui qui dit des mensonges n’échappera pas. » (Proverbes 19:5)

Les hommes peuvent essayer de cacher leurs mauvaises actions aux yeux des hommes; mais ils ne sauraient tromper Dieu. « Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4:13) Guéhazi croyait tromper Elisée, mais Dieu révéla au prophète les paroles que Guéhazi avait adressées à Naaman, ainsi que tous les détails de leur entrevue.

La vérité procède de Dieu; la tromperie sous ses multiples formes vient de Satan. Quiconque se détourne du droit sentier se place sous la puissance du malin. Ceux qui suivent le Christ ne prennent « point part aux œuvres infructueuses des ténèbres » (Éphésiens 5:11). Dans leurs paroles comme dans leur conduite, ils se comportent avec simplicité, franchise et vérité; car ils se préparent à se joindre à ceux dans la bouche desquels il ne s’est trouvé aucun mensonge (Voir Apocalypse 14:5).

Des siècles après que Naaman eut regagné sa demeure en Syrie, purifié de corps et d’esprit, le Christ fit allusion à sa foi admirable, et il la donna en exemple à ceux qui prétendaient servir Dieu. « Il y avait aussi, dit-il, plusieurs lépreux en Israël du temps d’Elisée, le prophète; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien. » (Luc 4:27) Le Seigneur ne fit aucun cas des nombreux lépreux d’Israël à cause de leur incrédulité, qui les privait de toute bénédiction. En revanche, un païen de qualité, qui avait été fidèle à ses convictions concernant la justice, et éprouvé le besoin d’être secouru, paraissait aux yeux du Seigneur plus digne de sa bénédiction que les Israélites égarés qui méprisaient les privilèges dont ils étaient les objets. Dieu opère en faveur de ceux qui apprécient ses faveurs et se conforment à ses lumières.

Aujourd’hui, dans tous les pays, il existe encore des cœurs honnêtes que la lumière divine éclaire. S’ils s’acquittent fidèlement de ce qu’ils considèrent comme étant leur devoir, une lumière plus vive leur sera accordée, jusqu’à ce qu’enfin, comme autrefois Naaman, ils soient contraints de déclarer « qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre » en dehors du Dieu vivant, le Créateur de toutes choses.

A tout homme sincère, « qui marche dans l’obscurité et manque de lumière », voici l’invitation qui lui est adressée: « Qu’il se confie dans le nom de l’Éternel, et qu’il s’appuie sur son Dieu! » car « jamais on n’a appris ni entendu dire, et jamais l’œil n’a vu qu’un autre dieu que toi fît de telles choses pour ceux qui se confient en lui. Tu vas au-devant de celui qui pratique avec joie la justice, de ceux qui marchent dans tes voies et se souviennent de toi. » (Ésaïe 50:10; 64:3, 4). ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Vendredi, le 2 Décembre 2022

Chapitre 20

Naaman

« Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Elisée. Elisée lui fit dire par un messager: Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. »

Naaman s’attendait à voir une manifestation extraordinaire de la puissance divine. « Je me disais, déclara-t-il, il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Éternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. » Lorsqu’il fut invité à se laver dans le Jourdain, son orgueil fut blessé, et il s’exclama, mortifié et désappointé: « Les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël? » « Et il s’en retournait et partait avec fureur. »

L’orgueil de Naaman se révolta contre les instructions du prophète. Les fleuves mentionnés par le capitaine syrien étaient, en effet, rehaussés par des rives ombragées que de nombreux idolâtres recherchaient pour y adorer leurs dieux. Naaman n’aurait pas éprouvé beaucoup d’humiliation d’aller se plonger dans l’un de ces fleuves. Mais, pour être guéri, il fallait suivre les indications du prophète. Seule une obéissance volontaire pouvait apporter le résultat désiré.

Les serviteurs de Naaman le supplièrent de suivre les conseils d’Elisée. « Si le prophète, lui dirent-ils, t’eût demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait? Combien plus dois-tu faire ce qu’il t’a dit: Lave-toi, et tu seras pur. » La foi de Naaman était mise à rude épreuve, alors que son orgueil le poussait à la révolte. Mais ce fut elle qui finit par triompher. Le fier Syrien, dominant son orgueil, se soumit à la volonté de Dieu. Il se plongea sept fois dans le Jourdain, « selon la parole de l’homme de Dieu ». Sa foi fut récompensée, « car sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant, et il fut pur ».

Plein de reconnaissance, Naaman « retourna vers l’homme de Dieu avec toute sa suite »; et il reconnut « qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël ».

Conformément à la coutume de cette époque, Naaman pria Elisée d’accepter un riche présent de sa part. Mais le prophète refusa. Ce n’était pas lui qui devait recevoir une récompense pour la bénédiction accordée à Naaman. « L’Éternel, dont je suis le serviteur, est vivant! dit-il. Je n’accepterai pas! » Le Syrien « le pressa d’accepter, mais il refusa ».

« Alors Naaman dit: Puisque tu refuses, permets que l’on donne de la terre à ton serviteur, une charge de deux mulets; car ton serviteur ne veut plus offrir à d’autres dieux ni holocauste, ni sacrifice, il n’en offrira qu’à l’Éternel. Voici toutefois ce que je prie l’Éternel de pardonner à ton serviteur. Quand mon maître entre dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans la maison de Rimmon: veuille l’Éternel pardonner à ton serviteur. » « Elisée lui dit: Va en paix. » Alors Naaman, prenant congé du prophète, s’éloigna « à une certaine distance ».

Le serviteur d’Elisée, Guéhazi, avait eu l’occasion, au cours des années écoulées, de cultiver l’esprit de renoncement qui caractérisait son maître. Il put jouir du privilège insigne d’être le porte-bannière de l’armée de l’Éternel. Les dons les plus précieux du ciel furent longtemps à sa portée. Et pourtant il s’en détourna, préférant s’assurer des richesses terrestres de mauvais aloi. Maintenant donc, poussé par son amour inavoué du lucre, il céda à une tentation qu’il ne put maîtriser. « Voici, se dit-il, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n’acceptant pas de sa main ce qu’il avait apporté. … Je vais courir après lui, et j’en obtiendrai quelque chose. » Et « Guéhazi courut après Naaman », à l’insu de son maître.

« Naaman le voyant courir après lui, descendit de son char pour aller à sa rencontre, et dit: Tout va-t-il bien? » Alors Guéhazi lui mentit effrontément: « Mon maître m’envoie te dire: Voici, il vient d’arriver chez moi deux jeunes gens de la montagne d’Ephraïm, d’entre les fils des prophètes; donne pour eux, je te prie, un talent d’argent et deux vêtements de rechange. » Naaman fut tout heureux d’accéder à cette requête; il insista même auprès de Guéhazi pour qu’il accepte deux talents au lieu d’un seul. Il lui « donna deux habits de rechange », et ordonna à ses serviteurs de porter tout cela au prophète.

Arrivé près de la maison de son maître, Guéhazi renvoya les serviteurs de Naaman, et cacha le trésor et les vêtements. Puis, il vint se présenter à Elisée. Pour parer à toute critique, il prononça un deuxième mensonge. « D’où viens-tu? » lui demanda le prophète. Il répondit: « Ton serviteur n’est allé ni d’un côté, ni d’un autre. » Alors Elisée lui adressa ces paroles sévères: « Mon esprit n’était pas absent, lorsque cet homme a quitté son char pour venir à ta rencontre. Est-ce le temps de prendre de l’argent et de prendre des vêtements, puis des oliviers, des vignes, des brebis, des bœufs, des serviteurs et des servantes? La lèpre de Naaman s’attachera à toi et à ta postérité pour toujours. » Le châtiment qui atteignit le coupable fut instantané. « Guéhazi sortit de la présence d’Elisée avec une lèpre comme la neige. » ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Jeudi, le 1er Décembre 2022

Chapitre 20

Naaman

Ce chapitre est basé sur 2 Rois 5.

« Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d’une grande considération; car c’était par lui que l’Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. »

Ben-Hadad, roi de Syrie, avait vaincu les armées d’Israël dans la bataille où mourut Achab. Depuis lors les Syriens ne cessaient de livrer une guerre de frontière contre les Israélites. C’est au cours d’une de leurs incursions qu’ils emmenèrent une fillette. Celle-ci devint, au pays de sa captivité, la servante de la femme de Naaman. Bien que traitée en esclave, cette fillette continuait à rester fidèle à son Dieu, contribuant ainsi inconsciemment à accomplir le dessein du Seigneur qui avait choisi Israël comme peuple. Tandis qu’elle vaquait aux soins de ce foyer païen, elle s’attacha à ses maîtres. Se souvenant des cures miraculeuses opérées par Elisée, elle dit à sa maîtresse: « Oh! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre! » Elle savait qu’Elisée possédait la puissance divine, et elle croyait que par elle Naaman pouvait être guéri.

La conduite de la jeune captive dans ce foyer idolâtre est la démonstration frappante de l’influence profonde qu’exerce l’éducation familiale sur un enfant. Il n’est pas de tâche plus noble confiée aux parents que celle de veiller sur la formation de leurs petits. Ils édifient ainsi la base même des habitudes et du caractère. Ce sont eux qui, par leur exemple et leur enseignement, décident en grande partie de leur avenir.

Heureux les parents dont la vie reflète si parfaitement le divin que les promesses et les commandements du Seigneur éveillent chez l’enfant la gratitude et la vénération! Heureux ceux qui représentent par leur tendresse, leur droiture, leur patience, l’amour, la justice et la patience du Christ! En apprenant à leurs enfants à les aimer, à se confier en eux et à leur obéir, ils leur apprennent à aimer le Père céleste, à se confier en lui et à lui obéir. Les parents qui ont légué une telle richesse à leurs petits les ont dotés d’un trésor plus précieux que tous les biens de ce monde et qui durera éternellement.

Nous ignorons la manière dont nos enfants seront appelés à servir. Passeront-ils leur vie au cercle familial, travailleront-ils en commun avec des gens ayant la même vocation qu’eux, partiront-ils proclamer l’Évangile aux peuples païens? Quoi qu’il en soit, tous doivent être des missionnaires pour Dieu, des ambassadeurs de miséricorde dans le monde. Il faut qu’ils reçoivent une éducation qui leur permettra de servir le Christ d’une manière désintéressée.

Les parents de cette jeune Israélite ignoraient quelle serait sa destinée, lorsqu’ils lui apprenaient à aimer le Seigneur. Mais ils accomplissaient fidèlement leur devoir; aussi, dans la maison du capitaine des armées syriennes, cette enfant rendit témoignage à son Dieu qu’on lui avait appris à honorer.

Naaman fut mis au courant des propos que la fillette avait tenus à sa maîtresse. Il demanda au roi la permission de s’absenter, et il s’en alla chercher la guérison, « prenant avec lui dix talents d’argent, six mille sicles d’or et dix vêtements de rechange ». Il portait aussi une lettre du roi de Syrie pour le roi d’Israël, contenant ceci: « Je t’envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut cette lettre, « il déchira ses vêtements, et dit: Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu’il s’adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre? Sachez donc et comprenez qu’il cherche une occasion de dispute avec moi. »

La nouvelle de cette histoire parvint à Elisée, qui fit dire au roi: « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Laisse-le venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mercredi, le 30 Novembre 2022

Chapitre 19

Un prophète de paix

Lorsque le Christ accomplit un miracle semblable pour donner à manger à une foule de gens, il rencontra la même incrédulité que celle manifestée par les personnes que nourrit Elisée. « Comment pourrais-je en donner à cent personnes? » s’écria le serviteur du prophète. Lorsque le Sauveur ordonna à ses disciples de distribuer les pains et les poissons à la multitude rassemblée, ils répondirent: « Nous n’avons que cinq pains et deux poissons, à moins que nous n’allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple. » (Luc 9:13) Et qu’est cet exemple parmi tant d’autres?

Il y a là un enseignement pour les chrétiens de tous les temps. Lorsque le Seigneur ordonne de faire un certain travail, il ne faut pas discuter sur le bien-fondé de cet ordre, ni sur les résultats probables qui en découleront. Les ressources dont nous disposons peuvent paraître dérisoires pour répondre aux besoins auxquels nous devons faire face; mais, entre les mains de Dieu, ces ressources s’avéreront plus que suffisantes. Le serviteur d’Elisée « mit les pains devant eux; et ils mangèrent, et en eurent de reste, selon la parole de l’Éternel ».

De nos jours, ceux qui ont été rachetés par le don du Fils de Dieu, ont besoin de mieux comprendre les rapports qui existent entre eux et le ciel. Ils doivent avoir une foi plus grande pour faire avancer le règne de Dieu. Qu’ils ne passent pas leur temps à se lamenter sur l’insuffisance de leurs ressources matérielles. Leur volonté, leur confiance en Dieu multiplieront ces ressources.

Les dons que nous apportons au Seigneur, avec des actions de grâces pour obtenir sa bénédiction, il les multipliera, comme il multiplia les pains des fils des prophètes et de la foule affamée.( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mardi, le 29 Novembre 2022

Chapitre 19

Un prophète de paix

Le prophète Jérémie a écrit ces paroles consolantes:

Ainsi parle l’Éternel:

On entend des cris à Rama,

Des lamentations, des larmes amères;

Rachel pleure ses enfants;

Elle refuse d’être consolée sur ses enfants,

Car ils ne sont plus.

Ainsi parle l’Éternel: Retiens tes pleurs,

Retiens les larmes de tes yeux;

Car il y aura un salaire pour tes œuvres. …

Ils reviendront du pays de l’ennemi.

Il y a de l’espérance pour ton avenir. …

Tes enfants reviendront dans leur territoire.

(Jérémie 31:15-17)

Le Christ console tous ceux qui passent par le deuil avec ces paroles d’espérance: « Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts, je les délivrerai de la mort. O mort, où est ta peste? Séjour des morts, où est ta destruction? » (Osée 13:14) « J’étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. » (Apocalypse 1:18) « Le Seigneur luimême, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4:16, 17)

Elisée, comme le Christ dont il était un type, guérissait et enseignait. Animé d’une foi solide, infatigable, il accomplissait un labeur fructueux, tout en s’efforçant d’encourager et de développer les écoles de prophètes. L’enseignement qu’il donnait aux jeunes gens qui se groupaient autour de lui était enrichi par la puissance du Saint-Esprit, et quelquefois aussi par les preuves de son autorité en tant que serviteur de Dieu.

C’est au cours de l’une de ses visites à l’école de Guilgal que le prophète purifia le potage empoisonné. « Il y avait une famine dans le pays. Comme les fils des prophètes étaient assis devant lui, il dit à son serviteur: Mets le grand pot, et fais cuire un potage pour les fils des prophètes. L’un d’eux sortit dans les champs pour cueillir des herbes; il trouva de la vigne sauvage et il y cueillit des coloquintes sauvages, plein son vêtement. Quand il rentra, il les coupa en morceaux dans le pot où était le potage, car on ne les connaissait pas. On servit à manger à ces hommes; mais dès qu’ils eurent mangé du potage, ils s’écrièrent: La mort est dans le pot, homme de Dieu! Et ils ne purent manger. Elisée dit: Prenez de la farine. Il en jeta dans le pot, et dit: Sers à manger à ces gens, et qu’ils mangent. Et il n’y avait plus rien de mauvais dans le pot. »

C’est aussi à Guilgal, alors que la famine sévissait encore dans le pays, qu’Elisée nourrit cent personnes avec quelques provisions que lui apporta un homme de Baal-Shalischa: « du pain des prémices, vingt pains d’orge, et des épis nouveaux ». Ces gens étaient douloureusement éprouvés par la faim. Le prophète dit à son serviteur quand on lui remit ces provisions: « Donne à ces gens, et qu’ils mangent. Son serviteur répondit: Comment pourrais-je en donner à cent personnes? Mais Elisée dit: Donne à ces gens, et qu’ils mangent; car ainsi parle l’Éternel: On mangera, et on en aura de reste. Il mit alors les pains devant eux; et ils mangèrent et en eurent de reste, selon la parole de l’Éternel. »

Quelle marque de commisération manifesta le Seigneur en opérant, par l’intermédiaire de son serviteur, ce miracle destiné à apaiser la faim de ces personnes. Que de fois depuis lors, bien que d’une manière moins spectaculaire, Dieu n’a-t-il pas renouvelé ce geste! Si notre discernement était plus vif, nous reconnaîtrions plus facilement avec quelle compassion il prend soin de ses enfants.

C’est la grâce de Dieu qui peut faire de peu une quantité suffisante. Sa main multiplie au centuple; ses ressources sont infinies. Il est capable de dresser une table dans le désert, de rendre de maigres provisions suffisantes pour une foule de gens, par une seule parole. C’est sa toute-puissance qui multiplia pour les fils des prophètes les pains et les épis. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Lundi, le 28 Novembre 2022

Chapitre 19

Un prophète de paix

La bonté, qui permettait à Elisée d’exercer une si profonde influence sur une foule de gens en Israël, se révéla dans ses rapports avec une famille de Sunem. Au cours de ses nombreux déplacements, le prophète passa un jour « à Sunem. Il y avait là une femme de distinction, qui le pressa d’accepter à manger. Et toutes les fois qu’il passait, il se rendait chez elle pour manger. » Cette femme eut le sentiment qu’Elisée était « un saint homme de Dieu », et elle dit à son mari: « Faisons une petite chambre haute avec des murs, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il s’y retire quand il viendra chez nous. » Le prophète venait souvent dans cette chambre dont il appréciait le calme reposant. Dieu ne fut pas insensible aux marques de bonté de cette femme dont le foyer était sans enfant. Il récompensa son hospitalité en lui donnant un fils.

Des années s’écoulèrent. Ce fils avait grandi, et il se rendait dans les champs avec les moissonneurs. Or un jour, il fut frappé d’insolation, et « il dit à son père: Ma tête! ma tête! » Celui-ci demanda à l’un de ses serviteurs de porter l’enfant à sa mère. « Et l’enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu’à midi, puis il mourut. Elle monta, le coucha sur le lit de l’homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit. »

Dans sa détresse, la Sunamite décida d’aller trouver Elisée pour lui conter sa peine. Le prophète étant alors sur la montagne du Carmel, c’est là que se rendit immédiatement la femme, accompagnée de son serviteur. « L’homme de Dieu, l’ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur: Voici cette Sunamite! Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui: Te portes-tu bien? ton mari et ton enfant se portent-ils bien? » Le serviteur fit ce que lui demandait son maître. Mais la pauvre mère ne révéla pas la cause de son chagrin avant d’avoir vu Elisée. Lorsque le prophète apprit la mort de l’enfant, il dit à Guéhazi: « Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu’un, ne le salue pas; et si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l’enfant. »

Mais la mère ne pouvait être satisfaite tant que le prophète ne consentirait pas à venir avec elle. « L’Éternel est vivant, lui dit-elle, et ton âme est vivante! je ne te quitterai point. » Alors il se leva et la suivit. Guéhazi, les ayant devancés, mit le bâton du prophète sur le visage de l’enfant, sans obtenir de résultat. Il revint donc à la rencontre d’Elisée et lui raconta ce qu’il avait fait. « L’enfant ne s’est pas réveillé », lui dit-il.

Lorsqu’ils arrivèrent à la maison de la Sunamite, Elisée se dirigea immédiatement vers la chambre où reposait l’enfant. Il « entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l’Éternel. Il monta, et se coucha sur l’enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s’étendit sur lui. Et la chair de l’enfant se réchauffa. Elisée s’éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s’étendit sur l’enfant. Et l’enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux. »

Le prophète appela alors Guéhazi pour qu’il aille chercher la mère. « Elle vint vers Elisée, qui dit: Prends ton fils! Elle alla se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et sortit. »

Ainsi fut récompensée la foi de cette femme. Le grand dispensateur de la vie avait ressuscité son enfant. C’est ainsi que seront bénis tous ceux qui resteront fidèles au Seigneur. Lorsqu’il reviendra sur les nuées des cieux la mort aura perdu son aiguillon, et le tombeau sa victoire. Il ressuscitera alors tous les enfants que la mort avait ravis à ses serviteurs. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Dimanche, le 27 Novembre 2022

Chapitre 19

Un prophète de paix

Ce chapitre est basé sur 2 Rois 4.

L’œuvre accomplie par Elisée, en tant que prophète, fut à certains égards très différente de celle d’Elie. Celui-ci avait reçu la mission de délivrer des messages de condamnation et de châtiment. Ses accents étaient ceux de la réprobation courageuse, appelant le roi et le peuple d’Israël à se détourner de leur mauvaise voie. La mission d’Elisée fut une mission de paix. Il devait développer l’œuvre amorcée par Elie: enseigner la voie du Seigneur. Le récit sacré nous le dépeint tantôt entrant en contact personnel avec les hommes, tantôt entouré par les fils des prophètes, tantôt prodiguant par ses miracles et son ministère guérison et réconfort.

Elisée était un homme bon et doux; mais il savait aussi être sévère. Il le montra à Béthel, le jour où de jeunes garnements impies se moquèrent de lui. Ces garçons avaient appris qu’Elisée gravissait la montée, ce qui les amusait. Ils vinrent crier derrière lui: « Monte, chauve! Monte chauve! » A l’ouïe de leurs sarcasmes, le prophète se retourna et, inspiré par le Tout-Puissant, il les maudit. Ils subirent alors un châtiment terrible: « Deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. » (2 Rois 2:23, 24)

Si le prophète n’avait pas relevé ces railleries, on aurait pu continuer à le ridiculiser et à l’injurier. Or sa mission, qui consistait à instruire le peuple et à le sauver à un moment de grave péril national, risquait d’échouer. Cet acte d’extrême sévérité suffit au prophète pour imposer le respect à tous jusqu’à la fin de sa vie. Pendant cinquante ans, il passa et repassa par la porte de Béthel, parcourant le pays çà et là. Il se rendit de ville en ville, traversa des groupes de garçons désœuvrés, insolents, dépravés, sans jamais recevoir une seule raillerie. Nul ne traita plus à la légère sa qualité de prophète du Très-Haut.

La bonté même doit avoir des limites. Il faut maintenir l’autorité par une ferme sévérité, sinon elle risque d’être accueillie par la raillerie et les sarcasmes. La prétendue tendresse, la cajolerie, l’indulgence témoignées par les parents aux enfants sont les plus grands maux dont souffre la jeunesse. La fermeté, la rigueur, l’intransigeance dans les principes sont des qualités essentielles dans la famille.

L’irrévérence des jeunes  —  qui dégénéra en raillerie envers Elisée  —  devrait être sévèrement condamnée. Il faut apprendre aux enfants à manifester une vénération profonde à l’égard de Dieu. Que l’on ne prononce jamais son nom à la légère ou d’une manière distraite. Lorsqu’ils le prononcent, les anges se voilent la face. Avec quelle prudence ne devrions-nous pas, nous, pauvres pécheurs, avoir ce nom sacré sur les lèvres!

On devrait témoigner aussi de la révérence pour les représentants de Dieu: les pasteurs, les professeurs, les parents qui sont appelés à parler et à agir à la place du Maître. Dieu est honoré en fonction du respect témoigné à ses représentants.

La politesse est aussi une des grâces de l’Esprit-Saint. Elle devrait être cultivée par tous. Elle a le pouvoir d’adoucir les natures qui, sans elle, seraient rudes et grossières. Ceux qui se disent disciples du Sauveur, et qui sont durs, brusques, impolis n’ont rien compris du caractère du Christ. Leur sincérité et leur intégrité peuvent être indéniables, mais ces vertus ne sauraient suppléer au manque de bonté et de politesse. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Samedi, le 26 Novembre 2022

Chapitre 18

Élisée assainit les eaux du Jourdain

L’assainissement des eaux de Jéricho ne fut pas opéré par la sagesse d’un homme, mais par la miraculeuse intervention du Seigneur. Ceux qui avaient rebâti cette ville n’étaient pas dignes de la faveur divine; cependant, celui qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (Matthieu 5:45), jugea propice de révéler par ce miracle, témoignage de sa compassion, son désir de guérir Israël de ses maladies spirituelles.

Cette purification fut définitive. « Les eaux furent assainies, jusqu’à ce jour, selon la parole qu’Elisée avait prononcée. » (2 Rois 2:22) Elles n’ont cessé, en effet, de couler depuis des siècles, transformant ainsi cette partie de la plaine de Judée en une merveilleuse oasis.

Le récit de l’assainissement des eaux de Jéricho comporte de nombreux enseignements spirituels. Le plat neuf, le sel, la source, tout cela a un sens symbolique de haute valeur.

En jetant du sel dans la source impure, Elisée donnait aux hommes une leçon semblable à celle du Sauveur, lorsqu’il disait à ses disciples: « Vous êtes le sel de la terre. » (Matthieu 5:13) Le sel mélangé aux eaux polluées les purifia, et celles-ci dispensèrent désormais vie et bénédiction là où ne se trouvaient que mort et désolation. Lorsque le Seigneur compare ses enfants au sel, il veut dire qu’en en faisant les objets de sa grâce, ils contribueront au salut de leur prochain.

Le but de Dieu en choisissant un peuple entre tous n’était pas seulement d’adopter des fils et des filles, mais de se servir d’eux pour communiquer au monde la grâce qui apporte le salut. Lorsque le Seigneur choisit Abraham, ce n’était pas simplement pour en faire un ami particulier, mais pour que, par son moyen, les privilèges qu’il destinait aux nations leur fussent accordés. Ce que le monde réclame, ce sont des preuves d’un christianisme authentique. Le poison du péché exerce ses ravages au sein de la société. Les villes et les villages sont submergés par le vice et l’immoralité. La maladie, la souffrance, l’iniquité abondent partout. De toute part, on voit des hommes harcelés par la misère et la détresse, accablés par le sentiment de leur culpabilité et courant à leur perte, faute d’une influence salvatrice. Ils connaissent l’Évangile, et cependant ils périssent parce que l’exemple de ceux qui devraient leur communiquer « une odeur de vie donnant la vie » ne leur apporte que la mort. Leur âme s’abreuve d’amertume, car les sources qui devraient jaillir pour produire les eaux de la vie éternelle sont des fontaines empoisonnées.

Le sel doit être mélangé à la substance à laquelle on l’incorpore; il faut qu’il la pénètre, l’imbibe pour en garantir la conservation. De même, un contact personnel est indispensable, pour que les hommes puissent être atteints par la puissance salvatrice de l’Évangile. On n’est pas sauvé collectivement, mais individuellement. L’influence personnelle est une force; l’exercer à bon escient, c’est collaborer avec le Christ, c’est relever les âmes que le Christ relève, c’est inculquer de nobles principes, endiguer les progrès de l’immoralité. C’est répandre la grâce que le Christ seul confère, épurer et affiner la vie et le caractère du prochain, lui offrir un exemple irrépréhensible: une foi et un amour sincères.

Le Seigneur déclara au sujet des eaux impures de Jéricho: « J’assainis ces eaux; il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité. » La source souillée représente l’âme séparée du ciel. Le péché éloigne non seulement de Dieu, mais il enlève de l’âme le désir et le pouvoir de le connaître. Il jette le désordre dans l’organisme, l’esprit est troublé, l’imagination pervertie, l’âme avilie. La religion pure et sans tache, la sainteté du cœur font alors totalement défaut; la puissance transformatrice d’en haut n’a pas opéré de changement dans le caractère; l’âme est affaiblie, dépourvue de force morale pour lutter contre le mal. Elle se pervertit et s’avilit.

Mais pour le cœur régénéré tout est changé. La transformation du caractère est pour le monde un témoignage de la présence du Christ en nous. L’Esprit de Dieu crée dans l’âme une vie nouvelle qui harmonise les pensées et les désirs avec la volonté du Christ. L’homme intérieur retrouve l’image de Dieu. Les faibles et les égarés montrent alors au monde que la puissance régénératrice de la grâce divine peut développer harmonieusement un caractère imparfait et le rendre exemplaire.

Le cœur qui reçoit la Parole de Dieu n’est pas comme un étang qui se dessèche, ni comme une citerne crevassée qui laisse échapper ses eaux précieuses. Il est comme un cours d’eau qui descend de la montagne, alimenté par des sources intarissables, et dont les flots rafraîchissants roulent en cascade de rocher en rocher, désaltérant ceux qui ont soif, ceux qui sont fatigués et chargés. Il est comme un fleuve qui coule sans cesse, s’élargit et s’approfondit à mesure qu’il avance, jusqu’à fertiliser la terre de ses eaux vivifiantes. Le ruisseau qui serpente en gazouillant laisse derrière lui la fraîcheur et la fertilité. Sur ses rives l’herbe est d’un vert plus éclatant, les arbres d’un feuillage plus luxuriant, et les fleurs abondent. Quand le soleil brûlant de l’été dessèche et parchemine le sol, une ligne de verdure marque le cours des eaux.

Ainsi en est-il avec l’enfant de Dieu. La religion du Christ agit comme un principe vivifiant et pénétrant; c’est une force spirituelle active, réelle. Lorsque le cœur s’ouvre à l’influence divine de la vérité et de l’amour, ce principe s’affirme, comme des ruisseaux dans le désert, fertilisant les lieux arides et désolés. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Vendredi, le 25 Novembre 2022

Chapitre 18

Élisée assainit les eaux du Jourdain

À l’époque des patriarches, la plaine du Jourdain était « entièrement arrosée. … C’était … comme un jardin de l’Éternel. » C’est là que Lot « dressa ses tentes jusqu’à Sodome » (Genèse 13:10, 12).

Lorsque les villes de la plaine furent détruites, toute la région environnante fut transformée en un lieu désolé, qui confine depuis au désert de Judée.

Une partie de cette plaine riante subsiste cependant, avec ses sources et ses cours d’eau vivifiants, pour réjouir le cœur de l’homme. C’est dans cette plaine où abondaient les champs de céréales, les palmeraies, les vergers plantureux, que campèrent les armées d’Israël après avoir traversé le Jourdain. C’est là que, pour la première fois, les Israélites mangèrent les fruits de la terre promise. Devant eux se dressaient alors les murailles de Jéricho, forteresse païenne, centre du culte d’Astarté, qui revêtait les formes les plus abjectes et les plus dégradantes de l’idolâtrie cananéenne. Les murailles de cette ville furent bientôt renversées, et les habitants massacrés. C’est alors que fut faite en présence de tout Israël cette déclaration solennelle: « Maudit soit devant l’Éternel l’homme qui se lèvera pour rebâtir cette ville de Jéricho! Il en jettera les fondements au prix de son premier-né, et il en posera les portes au prix de son plus jeune fils. » (Josué 6:26)

Cinq siècles plus tard, ce lieu était toujours désolé, maudit par le Seigneur. Les cours d’eau même, qui prenaient leurs sources dans cette partie de la plaine, et dont les effets étaient si désirés, souffraient de cette malédiction. Mais à l’époque de l’apostasie d’Achab, lorsque fut ranimé le culte d’Astarté, sous l’influence de Jézabel, Jéricho, ancien centre de ce culte, fut rebâtie malgré le prix effroyable que dut y mettre le constructeur. Le récit sacré nous dit: « Hiel de Béthel bâtit Jéricho; il en jeta les fondements au prix d’Abiram, son premier-né, et il en posa les portes au prix de Segub, son plus jeune fils, selon la parole que l’Éternel avait dite par Josué. » (1 Rois 16:34)

Non loin de Jéricho, blottie dans les vergers ombragés, se trouvait une école de prophètes. C’est là que se rendit Elisée après l’enlèvement d’Elie. Pendant le séjour du prophète dans cette école, les gens de Jéricho vinrent lui dire: « Voici, le séjour de la ville est bon, comme le voit mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises, et le pays est stérile. » La source qui jadis donnait une eau pure et vivifiante, et qui suffisait amplement à alimenter la ville et ses environs, était maintenant impropre à la consommation.

Elisée répondit à la requête de ces gens: « Apportez-moi un plat neuf, et mettez-y du sel. » Et lorsqu’on le lui eut apporté, « il alla vers la source des eaux, et il y jeta du sel, et dit: Ainsi parle l’Éternel: J’assainis ces eaux; il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité. » (2 Rois 2:19-21) ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Jeudi, le 24 Novembre 2022

L’appel d’Élisée

Au cours de ces années de collaboration étroite, Elie fut parfois appelé à réprouver le péché. Quand Achab s’empara de la vigne de Naboth, ce fut la voix d’Elie qui prophétisa la ruine du roi et de sa maison. Et quand Achazia, après la mort de son père Achab, se détourna du Dieu vivant pour suivre Baal-Zebub, dieu d’Ekron, ce fut encore la voix d’Elie qui se fit entendre pour protester énergiquement.

Les écoles des prophètes créées par Samuel avaient disparu au cours des années d’apostasie qui sévirent en Israël. Elie rétablit ces écoles, qui permettaient aux jeunes gens de se former pour magnifier la loi et la faire honorer. Le récit sacré mentionne trois de ces écoles, une à Guilgal, une deuxième à Béthel et une troisième à Jéricho. Immédiatement avant son enlèvement au ciel, Elie visita avec Elisée un de ces centres d’éducation. Il répéta à ces jeunes serviteurs du Maître les leçons qu’il leur avait enseignées au cours de ses visites précédentes. Il les entretint tout particulièrement de l’immense privilège qu’ils possédaient en restant fidèles au Seigneur. Il leur parla de l’importance de la simplicité qui devait caractériser chaque détail de leur éducation. Ce n’était qu’ainsi qu’ils pourraient être façonnés sur le modèle divin et seraient prêts à travailler pour le Seigneur.

Elie se réjouissait de constater les résultats obtenus par ces écoles. La réforme entreprise n’était pas encore complète, mais il pouvait vérifier dans tout le royaume l’accomplissement de la parole du Seigneur: « Je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal. » (1 Rois 19:18)

Alors qu’Elisée accompagnait le prophète dans ses visites d’école en école, sa foi et son courage furent mis à rude épreuve. A Guilgal, à Béthel, à Jéricho, il fut invité par le prophète à ne plus l’accompagner. « Reste ici, je te prie, lui dit Elie, car l’Éternel m’envoie jusqu’à Béthel. » Mais, lorsqu’il apprenait à labourer, Elisée ne se laissait pas aller au découragement. Maintenant qu’il s’était engagé dans une autre voie, il poursuivrait résolument le but qu’il s’était tracé. Il ne se séparerait pas de son maître aussi longtemps qu’il pourrait se perfectionner auprès de lui en vue de son travail. Elie ignorait que son enlèvement avait été révélé aux élèves des écoles de prophètes, et en particulier à Elisée. Accablé de tristesse, le serviteur de l’homme de Dieu se tenait maintenant tout près de lui. Chaque fois qu’il l’invitait à le quitter, il répondait: « L’Éternel est vivant et ton âme est vivante! Je ne te quitterai point. »

« Et ils poursuivirent tous deux leur chemin … et ils s’arrêtèrent au bord du Jourdain. Alors Elie prit son manteau, le roula, et en frappa les eaux qui se partagèrent çà et là, et ils passèrent tous deux à sec. Lorsqu’ils eurent passé, Elie dit à Elisée: Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. »

Elisée ne demanda ni les honneurs de ce monde, ni une place de choix parmi les grands. Ce qu’il désirait par-dessus tout, c’était une abondante mesure de l’Esprit que le Seigneur avait répandu si largement sur le prophète qui allait le quitter. Il savait que seul l’Esprit qui reposait sur Elie pourrait le préparer à s’acquitter de la tâche qui lui était confiée. Il demanda donc à Elie: « Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit! » Elie répondit: « Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera ainsi; sinon, cela n’arrivera pas. Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon. » (2 Rois 2:1-11)

Elie est un type des saints qui vivront à la seconde venue du Christ, et seront « changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette » (1 Corinthiens 15:51, 52), sans connaître la mort. C’est comme représentant de ceux qui seront enlevés au dernier jour que, vers la fin du ministère du Sauveur, il se tint avec Moïse près de lui sur la montagne de la transfiguration. Dans ces deux hommes de Dieu glorifiés, les disciples virent en miniature le royaume des rachetés. Ils contemplèrent Jésus revêtu de la lumière céleste, et ils entendirent la « voix qui sortait de la nuée » (Luc 9:35) le proclamant Fils de Dieu. Ils virent Moïse représentant ceux qui ressusciteront à la seconde venue du Christ. Ils virent Elie représentant ceux qui, à la fin de l’histoire de ce monde, revêtiront l’immortalité et seront enlevés au ciel sans passer par la mort.

Au désert, en proie à la solitude et au découragement, Elie en avait assez de la vie, et il désirait mourir. Mais le Seigneur, dans sa miséricorde, ne l’écouta pas. Il restait encore au prophète une grande œuvre à accomplir. Cette œuvre achevée, le prophète ne devait pas mourir dans l’abandon. Il ne devait même pas connaître la descente dans la tombe, mais l’ascension avec les anges dans la gloire céleste.

« Elisée regardait et criait: Mon père! mon père! Char d’Israël et sa cavalerie! Et il ne le vit plus. Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux, et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Puis il retourna, et s’arrêta au bord du Jourdain; il prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux, et dit: Où est l’Éternel, le Dieu d’Elie? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et Elisée passa. Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, vis-à-vis, l’ayant vu, dirent: L’esprit d’Elie repose sur Elisée! Et ils allèrent à sa rencontre, et se prosternèrent contre terre devant lui. » (2 Rois 2:12-15)

Lorsque le Seigneur juge que le temps est venu de relever de leurs fonctions les serviteurs à qui il a accordé la sagesse, il soutient et fortifie leurs successeurs, à condition toutefois qu’ils lui demandent son aide et marchent dans ses voies. Ils peuvent faire preuve de plus de sagesse encore que leurs prédécesseurs, car ils sont en mesure de profiter de leur expérience et de leurs erreurs.

Désormais Elisée remplacera Elie. Celui qui avait été fidèle dans les petites choses allait aussi faire preuve de fidélité dans les grandes.( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mercredi, le 23 Novembre 2022

L’appel d’Élisée

Le ministère évangélique ne se limite pas à la prédication de la Parole de Dieu. Il comprend l’éducation des jeunes, comme celle qu’Elie donna à Elisée. Il faut arracher ces jeunes à leur tâche ordinaire pour leur confier des responsabilités dans l’œuvre de Dieu. Ces responsabilités, d’abord légères, grandiront à mesure qu’ils acquerront des forces spirituelles et de l’expérience.

Il est, dans le ministère évangélique, des hommes de foi et de prière, qui peuvent dire: « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie … ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons. » (1 Jean 1:1, 3) Les jeunes serviteurs de Dieu inexpérimentés doivent être entraînés à collaborer avec ces hommes-là. Ils apprendront alors comment s’acquitter de leurs responsabilités.

Ceux qui se chargent de former ces jeunes au service du Maître ont une noble tâche. Le Seigneur lui-même collabore avec eux. Il faut que ceux qui ont le privilège d’être associés avec de fidèles ouvriers du Maître, en tirent le plus grand profit. Qu’ils n’oublient pas que Dieu les a honorés en les choisissant pour ses messagers et en les plaçant dans les conditions voulues pour être formés en vue de leur tâche. Qu’ils fassent preuve d’humilité, de fidélité, d’obéissance et d’esprit de sacrifice. S’ils se soumettent à la discipline du Seigneur, s’ils suivent ses directives, s’ils profitent des conseils qui leur sont donnés, ils deviendront des hommes aux principes fermes et nobles. Dieu pourra alors leur confier des charges importantes.

Si l’Évangile est prêché dans sa pureté, on verra des hommes quitter leurs champs ou les affaires commerciales qui les accaparent. Formés par des hommes de Dieu expérimentés, ils apprendront à travailler pour le Maître avec efficacité, et ils prêcheront la vérité avec puissance. Grâce à la merveilleuse intervention de la Providence, les montagnes de difficultés qui se dressent devant eux seront jetées dans la mer. Le message divin dont l’importance est grande pour l’humanité sera entendu et compris par les hommes. Ceux-ci connaîtront la vérité. L’œuvre de Dieu progressera sans cesse jusqu’à ce que le monde entier ait entendu l’Évangile. Alors viendra la fin.

Après son appel, Elisée suivit pendant plusieurs années le prophète Elie. C’est ainsi que le jeune homme se préparait pour l’œuvre qui l’attendait. Elie avait été l’instrument employé par le Seigneur pour supprimer de terribles fléaux. L’idolâtrie favorisée par Achab et Jézabel, cette reine païenne, avait gagné toute la nation. Elie réussit à lui porter un coup décisif. Les prophètes de Baal avaient été massacrés, les habitants d’Israël profondément remués. La plupart revenaient au vrai Dieu. Comme successeur d’Elie, Elisée devait, par son enseignement patient et méthodique, essayer de guider la nation israélite dans de sûrs sentiers. En collaborant avec Elie, le plus grand des prophètes depuis Moïse, il se préparait à la tâche qu’il serait bientôt seul à assumer.( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mardi, le 22 Novembre 2022

L’appel d’Élisée

Si Elisée avait demandé à Elie ce qu’il attendait de lui  —  quel serait son travail  —  le prophète lui aurait répondu: « Dieu le sait. Il te le fera connaître. Si tu te confies en lui, il répondra à toutes tes questions. Si tu as la preuve qu’il t’a appelé, tu peux me suivre. Mais sache que le Maître se tient derrière moi et que c’est sa voix que tu as entendue. Si, pour gagner la faveur du ciel, tu considères tout comme de la boue, alors viens! »

L’appel adressé à Elisée ressemblait à la réponse du Christ au jeune homme riche, lorsque celui-ci lui posa cette question: « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle? » « Si tu veux être parfait, lui répondit le Christ, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. » (Matthieu 19:16, 21, 22)

Elisée accepta donc l’appel qui le conviait à servir le Maître. Il le fit sans jeter un regard en arrière sur les plaisirs ou le bienêtre qu’il quittait. Le jeune homme riche, lui, après avoir entendu les paroles du Sauveur, « s’en alla tout triste, car il avait de grands biens4Matthieu 19:16, 21, 22 ». Il refusait de faire les sacrifices nécessaires; l’amour qu’il éprouvait pour ses richesses dépassait celui qu’il avait pour le Seigneur. En ne voulant pas tout quitter pour le Christ, il se révélait indigne de le servir.

Cet appel qui nous invite à tout placer sur l’autel du service s’adresse à chacun de nous. Il ne nous est pas demandé de servir comme Elisée, ni de vendre tous nos biens, mais d’offrir au Seigneur la première place dans nos vies, et par conséquent de ne laisser passer aucune journée sans faire quelque chose pour l’avancement de son règne. Nous ne sommes pas tous appelés au même travail. L’un devra peut-être partir en pays étranger, l’autre sera appelé à soutenir financièrement l’œuvre évangélique. Mais le Seigneur accepte le don de chacun. Ce qui compte, c’est la consécration de nos vies et de tout ce qui s’y rattache. Ceux qui y parviennent entendront l’appel divin et lui obéiront.

A tous ceux qui deviennent participants de sa grâce, Dieu assigne une tâche en faveur des autres. Où que nous soyons, nous devons dire au Seigneur: « Me voici, envoie-moi! » Ministre de l’Évangile, médecin, commerçant, agriculteur, fonctionnaire, ouvrier, chacun a une responsabilité à assumer, chacun doit communiquer aux autres le message du salut. Quelle que soit la tâche qui nous est dévolue, elle est un moyen pour atteindre ce but.

Au début de son ministère, Elisée n’eut pas à faire une grande œuvre. Il devait s’occuper de travaux ordinaires. Il est dit qu’il versait de l’eau sur les mains de son maître, Elie. Mais il était prêt à accomplir tout ce que le Seigneur lui demandait, et il apprenait jour après jour à servir dans l’humilité. Serviteur du prophète, il s’appliquait à être fidèle dans les petites choses tout en se préparant à la grande mission que le Seigneur lui confiait.

Après s’être joint à Elie, Elisée ne fut pas exempt de tentations. Les épreuves ne lui manquèrent pas; mais il ne cessait de se confier en Dieu. Il pensait tout naturellement à ce qu’il avait quitté en partant de la maison, mais cette tentation ne le retenait pas. Il avait mis la main à la charrue, il ne reviendrait pas en arrière. Il se montra donc fidèle à sa mission, malgré les épreuves et les difficultés.( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Lundi, le 21 Novembre 2022

 L’appel d’Élisée

D’aucuns qui ne sont pas engagés dans l’œuvre du Maître s’imaginent que leur vie est inutile, qu’ils ne font rien pour l’avancement du règne de Dieu. Avec quelle joie ils se chargeraient d’une tâche importante! Et parce qu’ils ne sont utiles que dans des travaux secondaires, ils se croient autorisés à ne rien faire. Ils font complètement fausse route en agissant de la sorte. Un homme est actif au service de Dieu lorsqu’il accomplit sa tâche de tous les jours: soit qu’il abatte un arbre, qu’il défriche son champ ou suive sa charrue. La mère de famille qui élève son enfant pour le Christ fait un travail pour le Seigneur tout aussi important que celui du pasteur.

Certains chrétiens voudraient posséder des dons spéciaux pour accomplir un travail remarquable. Ils en arrivent ainsi à perdre de vue les devoirs de la vie quotidienne, devoirs qui offriraient une saveur charmante s’ils étaient accomplis fidèlement. Que ces chrétiens-là fassent le travail placé sur leur chemin. Le succès d’une entreprise dépend beaucoup moins du talent que de l’énergie et de la volonté. Pour faire un travail profitable, il n’est pas nécessaire d’avoir des dons exceptionnels; il suffit d’accomplir consciencieusement la tâche de chaque jour. Il faut en outre posséder un esprit de contentement et s’intéresser sincèrement au bien du prochain. On peut trouver la perfection dans la destinée la plus humble. Les besognes les plus banales dont on s’acquitte avec amour sont belles aux yeux du Seigneur.

Alors qu’il cherchait son successeur, Elie, guidé par l’Esprit, traversa le champ où labourait Elisée, et il jeta sur les épaules du jeune homme son manteau de prophète. Pendant la famine, la famille de Schaphath avait été au courant de l’œuvre et de la mission d’Elie. Or, maintenant, l’Esprit de Dieu pénétrait le cœur d’Elisée et lui montrait la signification du geste d’Elie. C’était pour lui le signe que le Seigneur l’appelait à succéder au prophète. Il quitta ses bœufs, « courut après Elie, et dit: Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai. Elie lui répondit: Va, et reviens; car pense à ce que je t’ai fait. » (1 Rois 19:20, 21)

Elisée ne repoussait pas l’appel d’Elie; mais sa foi était mise à l’épreuve. Il devait réfléchir à ce que cela lui coûterait, et décider s’il accepterait ou refuserait cet appel. S’il désirait rester attaché à la maison paternelle et aux avantages qu’elle lui offrait, il était libre de le faire. Mais Elisée comprit ce que lui demandait Elie; il savait que c’était Dieu qui l’avait dicté, aussi n’hésita-t-il pas un seul instant à obéir. Aucun avantage au monde n’aurait pu l’empêcher de saisir l’occasion de devenir un messager du Seigneur ou de jouir du privilège de collaborer avec le prophète. Il revint « prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair, et la donna à manger au peuple. Puis, il se leva, suivit Elie, et fut à son service31 Rois 19:20, 21. » Ainsi, sans hésitation, le jeune homme quitta le foyer où il était tendrement aimé pour suivre le prophète dans sa vie mouvementée.( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Dimanche, le 20 Novembre 2022

L’appel d’Élisée

Dieu avait ordonné à Elie d’oindre un autre prophète à sa place. « Tu oindras, lui avait-il dit, Elisée, fils de Schaphath … pour prophète à ta place. » (1 Rois 19:16) Obéissant à cette injonction, le prophète partit à la recherche d’Elisée. Et alors qu’il se dirigeait vers le nord, il admirait le spectacle qui s’offrait à ses yeux. Comme le paysage s’était transformé en peu de temps! Le sol desséché, les champs incultes avaient fait place à un site riant. La végétation s’étalait de toute part comme pour se rattraper de la sécheresse et de la famine qui avaient sévi au cours des trois ans et demi où il n’était tombé ni rosée, ni pluie.

Le père d’Elisée était un riche propriétaire terrien. Les gens de sa maison faisaient partie des fidèles qui n’avaient pas fléchi le genou devant Baal, au moment où l’apostasie régnait presque universellement dans le pays. Là, on honorait le Seigneur et on obéissait strictement aux préceptes divins, préceptes qui servaient de règle à la vie quotidienne. C’est dans cette atmosphère qu’Elisée vécut ses premières années. Dans le calme de la vie champêtre, il reçut les enseignements de Dieu et de la nature, tout en étant soumis à la discipline du travail. On l’habitua à observer la simplicité, l’obéissance aux parents et au Seigneur, ce qui lui permit d’assumer par la suite les plus grandes responsabilités.

L’appel prophétique parvint à Elisée alors qu’il labourait les champs avec les domestiques de son père. Le futur prophète possédait à la fois les capacités d’un chef et l’humilité d’un serviteur. Doué d’un esprit de douceur et de paix, il savait néanmoins être ferme et énergique. Il se caractérisait par son intégrité, sa fidélité, son amour et sa crainte de Dieu. Dans l’humble cadre de son labeur quotidien, il acquit un caractère noble et résolu, tandis qu’il croissait en grâce et en connaissance. Tout en collaborant avec son père aux travaux domestiques, il apprenait à collaborer avec Dieu.

La fidélité témoignée par Elisée dans les petites choses le préparait à de plus grandes. Chaque jour il acquérait dans son travail l’expérience nécessaire pour une œuvre plus vaste et plus noble. Il apprenait à servir et, en servant, à instruire et à conduire les hommes. Sa vie comporte pour nous une leçon précieuse. Nul ne connaît les desseins de Dieu dans la discipline qu’il nous impose. Mais nous pouvons avoir l’assurance que la fidélité dans les petites choses est la preuve que nous arriverons à assumer de plus grandes responsabilités.

Le caractère se révèle dans tous les actes de la vie quotidienne, et seul celui qui se montre « un ouvrier qui n’a point à rougir » (2 Timothée 2:15), sera honoré par le Seigneur dans l’accomplissement d’une noble tâche. L’homme qui croit que l’exécution des devoirs de moindre importance ne tire pas à conséquence ne se montre pas digne d’occuper une situation plus honorable. Il peut s’estimer très compétent pour assumer de grandes tâches, mais Dieu en juge autrement; il voit au fond des choses et non superficiellement. Après l’avoir éprouvé, il lui adresse cette sentence: « Tu as été pesé dans la balance et tu as été trouvé trop léger. » Son infidélité se retourne contre lui; il ne reçoit ni la grâce, ni la force, ni la fermeté que le Seigneur accorde à ceux qui se soumettent entièrement à sa volonté. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Samedi, le 19 Novembre 2022

Chapitre 16

Ruine de la maison d’Achab

C’est sous le règne de Joram que mourut Josaphat. Son fils qui s’appelait aussi Joram monta sur le trône de Juda. Par son mariage avec la fille d’Achab et de Jézabel, il était apparenté au roi d’Israël. Il pratiqua le culte de Baal « comme avait fait la maison d’Achab. … Joram fit même des hauts lieux dans les montagnes de Juda; il poussa les habitants de Jérusalem à la prostitution, et il séduisit Juda. » (2 Chroniques 21:6, 11)

Mais l’apostasie de Juda ne devait pas se prolonger sans recevoir son châtiment. Le prophète Elie n’avait pas encore été enlevé. Comment aurait-il pu garder le silence, alors que le royaume s’adonnait aux pratiques mêmes qui avaient amené la perte d’Israël? Il envoya donc un message contenant de terribles menaces contre le roi et contre son peuple.

« Ainsi parle l’Éternel, le Dieu de David, ton père, disait-il. Parce que tu n’as pas marché dans les voies de Josaphat, ton père, et dans les voies d’Asa, roi de Juda, mais que tu as marché dans la voie des rois d’Israël; parce que tu as entraîné à la prostitution Juda et les habitants de Jérusalem, comme l’a fait la maison d’Achab à l’égard d’Israël; et parce que tu as fait mourir tes frères, meilleurs que toi, la maison même de ton père; voici, l’Éternel frappera ton peuple d’une grande plaie, tes fils, tes femmes, et tout ce qui t’appartient; et toi, il te frappera d’une maladie violente, d’une maladie d’entrailles, qui augmentera de jour en jour jusqu’à ce que tes entrailles sortent par la force du mal. »

Pour accomplir cette prophétie, « l’Éternel excita contre Joram l’esprit des Philistins et des Arabes qui sont dans le voisinage des Ethiopiens. Ils montèrent contre Juda, y firent une invasion, pillèrent toutes les richesses qui se trouvaient dans la maison du roi, et emmenèrent ses fils et ses femmes, de sorte qu’il ne lui resta d’autre fils que Joachaz, le plus jeune de ses fils. Après tout cela, l’Éternel le frappa d’une maladie d’entrailles qui était sans remède; elle augmenta de jour en jour, et sur la fin de la seconde année les entrailles de Joram sortirent par la force de son mal. Il mourut dans de violentes souffrances. … Et Achazia, son fils, régna à sa place. » (2 Chroniques 21:12-19; 2 Rois 8:24)

Joram, fils d’Achab, régnait encore sur Israël quand son neveu Achazia monta sur le trône de Juda. Achazia ne régna qu’une année, au cours de laquelle il subit la néfaste influence de sa mère Athalie, qui lui donnait « des conseils impies ». « Et il marcha dans les voies de la maison d’Achab. … Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel. » (2 Chroniques 22:3, 4; 2 Rois 8:27) Jézabel, sa grand-mère, vivait encore. Mal conseillé, le roi s’allia imprudemment avec Joram, roi d’Israël, son oncle. Achazia allait, d’ailleurs, bientôt connaître une fin tragique. Les survivants de la maison d’Achab furent « de vrais conseillers pour sa perte » (2 Chroniques 22:3, 4). Au cours d’une visite qu’Achazia rendait à son oncle à Jizreel, le Seigneur ordonna au prophète Elisée d’envoyer l’un des fils des prophètes à Ramoth en Galaad, pour oindre Jéhu, roi d’Israël. Les armées alliées de Juda et d’Israël combattaient à ce moment-là à Ramoth, en Galaad. Le roi Joram fut blessé au cours d’une bataille, et il retourna à Jizreel, abandonnant à Jéhu la charge des armées.

En oignant Jéhu, le messager d’Elisée avait déclaré: « Je t’oins roi d’Israël, du peuple de l’Éternel. » Il avait ensuite solennellement confié à Jéhu une mission de la part de Dieu: « Tu frapperas la maison d’Achab, ton maître, et je vengerai sur Jézabel le sang de mes serviteurs les prophètes et le sang de tous les serviteurs de l’Éternel. Toute la maison d’Achab périra. » (2 Rois 9:6-8)

Après avoir été proclamé roi par l’armée, Jéhu se hâta de retourner à Jérusalem, où il commença à exécuter les ordres qui lui avaient été donnés concernant ceux qui s’étaient livrés au péché tout en égarant le peuple. Joram, roi d’Israël, Achazia, roi de Juda, et Jézabel, la reine-mère, et « tous ceux qui restaient dans la maison d’Achab à Jizreel, tous ses grands, ses familiers et ses ministres » furent massacrés, « sans en laisser échapper un seul ». « Tous les prophètes de Baal, tous ses serviteurs et tous ses prêtres » qui demeuraient au centre du culte de Baal, près de Samarie, furent exterminés. Les statues et les idoles furent brisées et brûlées, le temple démoli: « Ainsi Jéhu extermina Baal du milieu d’Israël. » (2 Rois 10:11, 19, 28)

La nouvelle de cette extermination parvint aux oreilles d’Athalie, fille de Jézabel, qui régnait encore en souveraine dans le royaume de Juda. Lorsqu’elle apprit que son fils était mort, « elle se leva et fit périr toute la race royale ». Tous les descendants de David, prétendants au trône, moururent dans ce massacre, à l’exception d’un bébé nommé Joas, que la femme du grand prêtre Jéhojada cacha dans la maison de Dieu. L’enfant resta ainsi caché pendant six ans, alors qu’Athalie « régnait dans le pays » (2 Chroniques 22:10, 12). Lorsqu’il eut sept ans, « les Lévites et tout Juda » (2 Chroniques 23:8) s’entendirent avec Jehojada, le grand prêtre, pour couronner et oindre Joas, qu’ils proclamèrent roi. « Et frappant des mains, ils dirent: Vive le roi! » (2 Rois 11:12)

« Athalie entendit le bruit du peuple accourant et célébrant le roi, et elle vint vers le peuple à la maison de l’Eterne. » (2 Chroniques 23:12) « Et voici, le roi se tenait sur l’estrade, selon l’usage; les chefs et les trompettes étaient près du roi: tout le peuple du pays était dans la joie, et l’on sonnait des trompettes. Athalie déchira ses vêtements, et cria: Conspiration! Conspiration! » (2 Rois 11:14) Mais Jehojada ordonna aux officiers de l’armée de se saisir d’Athalie et de tous ceux qui la suivaient; puis de les faire sortir du temple pour les conduire au lieu d’exécution où ils furent massacrés.

Ainsi périt le dernier membre de la maison d’Achab. Les terribles maux engendrés par l’alliance d’Achab et de Jézabel sévirent jusqu’au moment où disparut la dernière descendante de cette maison. Athalie était arrivée en effet à entraîner dans l’idolâtrie de nombreuses personnes, même dans ce pays de Juda où le culte du vrai Dieu n’avait jamais été rejeté d’une façon formelle.

Immédiatement après l’exécution de la reine impénitente, « tout le peuple du pays entra dans la maison de Baal, et ils la démolirent; ils brisèrent entièrement ses autels et ses images, et ils tuèrent devant les autels Matthan, prêtre de Baal » (2 Rois 11:18).

Une heureuse réforme s’ensuivit. Ceux qui avaient participé à l’accession de Joas au trône traitèrent une alliance solennelle, « par laquelle ils devaient être le peuple de l’Éternel ». Et maintenant que la néfaste influence de la fille de Jézabel ne se faisait plus sentir en Juda, que les prêtres de Baal avaient été massacrés et leur temple détruit, « tout le peuple du pays se réjouissait, et la ville était tranquille » (2 Chroniques 23:16, 21). ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Vendredi, le 18 Novembre 2022

Chapitre 16

 Ruine de la maison d’Achab

Pendant le règne de son père, Achazia avait été témoin des œuvres merveilleuses du Très-Haut. Il avait assisté aux terribles manifestations de la puissance divine à l’égard du peuple apostat d’Israël, et il s’était rendu compte de la manière dont le Seigneur juge ceux qui refusent de se soumettre aux exigences de sa loi. Mais il agissait comme si ces vérités solennelles n’étaient que des contes frivoles. Au lieu d’humilier son cœur devant Dieu, il suivait Baal qu’il s’était finalement risqué à consulter pendant sa maladie, se livrant ainsi au plus audacieux des actes d’impiété. Révolté, n’éprouvant aucun désir de se repentir, Achazia mourut « selon la parole de l’Éternel prononcée par Elie ».

Le récit du péché d’Achazia et de son châtiment comporte un avertissement auquel nul ne devrait rester indifférent. Aujourd’hui, les hommes peuvent ne pas rendre hommage aux dieux païens, et cependant des milliers d’entre eux adorent Satan comme le fit le roi d’Israël. L’esprit d’idolâtrie règne dans le monde, bien que sous l’influence de la science il ait pris des formes plus raffinées et plus séduisantes qu’à l’époque où Achazia consultait le dieu d’Ekron. Chaque jour nous fournit la triste preuve que la foi dans la parole prophétique diminue, alors que la superstition et la sorcellerie satanique captivent l’esprit des foules.

De nos jours, les mystères du culte païen sont remplacés par des associations et des réunions secrètes, par des séances de médiums spirites qui ont lieu dans l’obscurité. Les révélations de ces médiums sont reçues avec avidité par des milliers de personnes qui refusent d’accepter la lumière de la Parole de Dieu. Les adeptes du spiritisme peuvent parler avec dérision des magiciens de l’Antiquité, le grand séducteur triomphe lorsque ceux-ci se livrent à ses artifices sous une forme différente.

Il en est beaucoup qui frissonnent d’horreur à la pensée de consulter des médiums spirites, alors qu’ils sont fascinés par des formes plus agréables du spiritisme. Ils se laissent séduire par les enseignements de la science chrétienne, par le mysticisme de la théosophie, ou d’autres religions orientales.

Les disciples de la plupart des formes du spiritisme prétendent posséder le pouvoir de la guérison. Ils attribuent ce pouvoir à l’électricité, au magnétisme, aux remèdes dits « sympathiques », ou aux forces latentes du cerveau de l’homme. Ils sont nombreux ceux qui, à notre époque, vont consulter ces guérisseurs, au lieu de mettre leur confiance dans le Dieu vivant, ou dans l’habileté de médecins qualifiés. La mère qui veille auprès du lit de son enfant malade s’écrie: « Je ne puis plus rien faire! N’y a-t-il aucun médecin qui soit capable de le guérir? » On lui a parlé de cures merveilleuses opérées par certains guérisseurs, certains magnétiseurs, et elle confie son enfant bien-aimé aux soins de l’un d’entre eux, le plaçant ainsi entre les mains de Satan aussi sûrement que si cet ennemi était auprès d’elle. Dans de nombreux cas, il arrive que l’enfant continue à être sous le contrôle d’une puissance satanique, qu’il ne semble pas possible de vaincre.

Dieu avait des raisons pour être mécontent de l’impiété d’Achazia. Que n’avait-il pas fait pour gagner le peuple d’Israël, et l’engager à se confier en lui? Pendant des années, il lui avait donné des preuves de sa bonté et de son amour incomparables. Dès les origines, il avait montré qu’il trouvait son « bonheur parmi les fils de l’homme » (Proverbes 8:31). Il avait été un secours pour tous ceux qui le recherchaient sincèrement. Et cependant, le roi d’Israël se détourna de l’Éternel pour chercher un appui auprès du plus grand ennemi de son peuple. Il déclara aux païens qu’il se confiait davantage dans leurs idoles que dans le Dieu du ciel. Aujourd’hui, les hommes déshonorent le Seigneur de la même manière, en se détournant de la source de la sagesse et de la puissance pour demander aide et conseil aux forces ténébreuses. Si la colère divine s’alluma par l’acte d’impiété d’Achazia, à combien plus forte raison ne s’allumera-t-elle pas contre nous, qui avons de plus grandes lumières que ce roi et qui suivons cependant une voie identique à la sienne.

Ceux qui s’adonnent à la sorcellerie diabolique, peuvent se vanter d’en avoir reçu un grand bien; mais est-ce la preuve que leur conduite est sage ou sûre? Qu’importe si la vie est prolongée; qu’importe si les biens temporels sont assurés. Quel profit en tirera-t-on finalement si l’on méprise la volonté divine? Tous ces avantages apparents s’avéreront comme autant de pertes irréparables. Ce n’est pas impunément que nous pouvons renverser l’unique barrière que le Seigneur a dressée pour mettre son peuple à l’abri des atteintes de Satan.

Achazia n’ayant pas de fils, ce fut Joram, son frère, qui lui succéda. Il régna pendant douze ans sur les dix tribus d’Israël. Sa mère, Jézabel, qui vivait encore, continua d’exercer sa mauvaise influence sur les affaires de la nation. De nombreuses personnes pratiquaient toujours les coutumes idolâtres. Joram lui-même « fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, non pas toutefois comme son père et comme sa mère. Il renversa les statues de Baal que son père avait faites; mais il se livra aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël, et il ne s’en détourna point. » (2 Rois 3:2, 3). ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Jeudi, le 17 Novembre 2022

Chapitre 16

Ruine de la maison d’Achab

Elie s’empressa de délivrer le message divin à Achab. Le monarque coupable et le messager sévère de l’Éternel se trouvèrent à nouveau face à face, cette fois dans la vigne extorquée. Effrayé, Achab s’écria: « M’as-tu trouvé, mon ennemi? » Le prophète répondit sans hésiter: « Je t’ai trouvé, parce que tu t’es vendu pour faire ce qui est mal aux yeux de l’Éternel. Voici, je vais faire venir le malheur sur toi; je te balaierai, j’exterminerai quiconque appartient à Achab. » Aucune indulgence ne devait être accordée. La maison d’Achab serait totalement détruite. « Je rendrai ta maison semblable à la maison de Jéroboam, fils de Nebath, et à la maison de Baescha, fils d’Achija, dit l’Éternel par la bouche de son serviteur, parce que tu m’as irrité et que tu as fait pécher Israël. »

Et le Seigneur ajouta au sujet de Jézabel: « Les chiens mangeront Jézabel près du rempart de Jizreel. Celui de la maison d’Achab qui mourra dans la ville sera mangé par les chiens, et celui qui mourra dans les champs sera mangé par les oiseaux du ciel. »

Après avoir entendu ce message épouvantable, le roi « déchira ses vêtements, il mit un sac sur son corps, et il jeûna; il couchait avec ce sac, et il marchait lentement ».

« La parole de l’Éternel fut adressée à Elie, le Thischbite, en ces mots: As-tu vu comment Achab s’est humilié devant moi? Parce qu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur pendant sa vie; ce sera pendant la vie de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison. »

Moins de trois ans plus tard, le roi Achab trouva la mort dans la guerre contre les Syriens. Achazia, son successeur, « fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, et il marcha dans la voie de son père et dans la voie de sa mère, et dans la voie de Jéroboam. … Il servit Baal et se prosterna devant lui, et il irrita l’Éternel, le Dieu d’Israël, comme avait fait son père. » (1 Rois 22:52, 53) Mais le châtiment ne tarda pas à atteindre le roi rebelle. Une guerre désastreuse contre Moab, puis un accident qui faillit lui coûter la vie témoignèrent de la colère de Dieu à son égard.

Achazia tomba « par le treillis de sa chambre haute », et il se blessa grièvement. Comme il éprouvait de sérieuses inquiétudes sur son sort, il envoya quelques-uns de ses serviteurs demander à Baal-Zebub, dieu d’Ekron, s’il guérirait. Le dieu d’Ekron était réputé pour sa connaissance de l’avenir, qu’il révélait par l’intermédiaire de ses prêtres. Des foules de gens venaient l’interroger au sujet des événements futurs. Mais ces prédictions provenaient du prince des ténèbres.

Les serviteurs d’Achazia rencontrèrent un homme de Dieu qui leur ordonna de retourner vers le roi, et de lui dire: « Est-ce parce qu’il n’y a point de Dieu en Israël que tu envoies consulter Baal-Zebub, dieu d’Ekron? C’est pourquoi tu ne descendras pas du lit sur lequel tu es monté, car tu mourras. » Et après avoir délivré son message, le prophète disparut.

Les serviteurs tout décontenancés se hâtèrent de retourner vers le roi, et ils lui rapportèrent les paroles de l’homme de Dieu. Achazia leur demanda: « Quel air avait cet homme? » Ils répondirent: « C’était un homme vêtu de poil et ayant une ceinture de cuir autour des reins. » Et le roi s’écria: « C’est Elie, le Thischbite. » Il savait que si celui que ses messagers avaient rencontré était bien Elie, la sentence se réaliserait sûrement. Désireux de détourner de lui, si possible, le châtiment qui le menaçait, il décida de faire chercher le prophète.

Par deux fois Achazia envoya une compagnie de soldats pour intimider Elie; par deux fois aussi la colère de Dieu tomba sur eux et les châtia.

Une troisième compagnie s’humilia devant le Seigneur. En s’approchant du prophète, le capitaine « fléchit les genoux devant Elie, et il lui dit en suppliant: Homme de Dieu, que ma vie, je te prie, et que la vie de ces cinquante hommes, tes serviteurs, soit précieuse à tes yeux! »

« L’ange de l’Éternel dit à Elie: Descends avec lui, n’aie aucune crainte de lui. Elie se leva et descendit avec lui vers le roi. Il lui dit: Ainsi parle l’Éternel: Parce que tu as envoyé des messagers pour consulter Baal-Zebub, dieu d’Ekron, comme s’il n’y avait en Israël point de Dieu dont on puisse consulter la parole, tu ne descendras pas du lit sur lequel tu es monté, car tu mourras. » ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mercredi, le 16 Novembre 2022

Chapitre 16

Ruine de la maison d’Achab

Ce chapitre est basé sur 1 Rois 21; 2 Rois 1.

L’influence néfaste exercée par Jézabel sur Achab, dès le début de leur mariage, continua à se faire sentir jusqu’à la fin de la vie du monarque. Il en résulta des actes de violence et d’infamie tels qu’on en trouve rarement dans le récit sacré. « Il n’y a eu personne qui se soit vendu comme Achab pour faire ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, et Jézabel, sa femme, l’y excitait. »

Ambitieux de nature, et encouragé par Jézabel, Achab suivit ses mauvais penchants, et l’égoïsme le domina entièrement. Il ne pouvait admettre qu’on s’opposât à ses désirs; il pensait que tout ce qui lui faisait plaisir devait lui appartenir de droit.

Ce trait déplorable qui eut une influence si désastreuse sur le sort du royaume, sous le règne des successeurs d’Achab, se révéla dans un incident qui eut lieu alors qu’Elie était encore prophète en Israël. A côté du palais royal se trouvait une vigne appartenant à Naboth de Jizreel. Achab décida de s’en emparer. Il lui proposa de l’acheter, ou de lui donner en échange une autre vigne. « Cède-moi ta vigne, dit-il à Naboth, pour que j’en fasse un jardin potager, car elle est tout près de ma maison. Je te donnerai à la place une vigne meilleure; ou, si cela te convient, je te paierai la valeur en argent. »

Mais Naboth considérait que sa vigne avait un prix inestimable, car elle avait appartenu à ses pères. Il refusa donc de s’en défaire. « Que l’Éternel, dit-il, me garde de te donner l’héritage de mes pères! » Selon le code lévitique, on ne pouvait se défaire d’une terre à perpétuité ni par vente, ni par échange. Les enfants d’Israël devaient conserver « l’héritage de la tribu de leurs pères » (Nombres 36:7).

Le refus de Naboth rendit malade l’égoïste monarque. « Achab rentra dans sa maison, triste et irrité, à cause de cette parole que lui avait dite Naboth de Jizreel. … Il se coucha sur son lit, détourna le visage, et ne mangea rien. »

Jézabel connut bientôt les détails de cet incident. Courroucée d’apprendre que quelqu’un avait pu refuser d’accéder à la demande du roi, elle assura Achab que sa tristesse n’était pas justifiée. « Est-ce bien toi maintenant, lui dit-elle, qui exerces la souveraineté sur Israël? Lève-toi, prends de la nourriture, et que ton cœur se réjouisse; moi, je te donnerai la vigne de Naboth de Jizreel. »

Achab ne se soucia pas de la manière qu’emploierait sa femme pour obtenir l’objet de sa convoitise. Jézabel, elle, mit aussitôt ses noirs desseins à exécution. Elle écrivit des lettres au nom du roi, qu’elle scella de son sceau; puis, elle les envoya aux anciens et aux magistrats de la ville où demeurait Naboth. « Publiez un jeûne, leur disait-elle; placez Naboth à la tête du peuple, et mettez en face de lui deux méchants hommes qui déposeront ainsi contre lui: Tu as maudit Dieu et le roi! Puis menez-le dehors, lapidez-le, et qu’il meure. »

Cet ordre fut exécuté. « Les gens de la ville de Naboth, les anciens et les magistrats … agirent comme Jézabel le leur avait … écrit dans les lettres qu’elle leur avait envoyées. » Alors Jézabel se rendit auprès du roi, et lui ordonna de se lever pour prendre possession de la vigne en question. Achab suivit ce conseil aveuglément, sans s’inquiéter des conséquences qui s’ensuivraient. Il alla donc s’emparer de la propriété convoitée.

Mais il ne fut pas permis au roi, sans être repris, de jouir d’un bien acquis par la fraude et le crime. « La parole de l’Éternel fut adressée à Elie, le Thischbite, en ces mots: Lève-toi, descends au-devant d’Achab, roi d’Israël à Samarie; le voilà dans la vigne de Naboth, où il est descendu pour en prendre possession. Tu lui diras: Ainsi parle l’Éternel: N’es-tu pas un assassin et un voleur? » Et le Seigneur continua à révéler au prophète qu’il devait prononcer contre le roi un châtiment terrible. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mardi, le 15 Novembre 2022

 Josaphat

Le lendemain, de très bonne heure, ils se mirent en marche pour se rendre au désert de Tékoa. Et comme ils se disposaient à combattre, Josaphat leur dit: « Ecoutez-moi, Juda et habitants de Jérusalem! Confiez-vous en l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez. Puis, d’accord avec le peuple, il nomma des chantres qui … célébraient l’Éternel. » (2 Chroniques 20:14-21) Ces chantres précédaient l’armée, et il louaient le Seigneur pour la victoire promise.

Quelle étrange façon d’affronter une armée ennemie! Des chants de louange pour glorifier le Dieu d’Israël, c’était le cri de guerre de ces hommes de foi. Ils possédaient la « sainte magnificence ». Si, de nos jours, on adressait davantage de louanges au Seigneur, la foi, le courage et l’espoir s’accroîtraient grandement. C’est ainsi que seraient fortifiés les vaillants défenseurs de la vérité.

« L’Éternel plaça une embuscade contre les fils d’Ammon et de Moab et ceux de la montagne de Séir, qui étaient venus contre Juda. Et ils furent battus. Les fils d’Ammon et de Moab se jetèrent sur les habitants de la montagne de Séir pour les dévouer par interdit et les exterminer; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séir, ils s’aidèrent les uns les autres à se détruire,

» Lorsque Juda fut arrivé sur la hauteur d’où l’on aperçoit le désert, ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c’étaient des cadavres étendus à terre, et personne n’avait échappé. » (2 Chroniques 20:22-24)

En temps de crise, le Seigneur était la force de Juda, comme il l’est aujourd’hui encore de son peuple. Ne nous confions donc ni dans les monarques ni dans les hommes que nous serions tentés de mettre à la place de Dieu. Souvenons-nous que les êtres humains que nous sommes sont faillibles et répréhensibles. Celui qui possède la toute-puissance est notre haute retraite. Rappelons-nous que, dans n’importe quelle circonstance, c’est lui qui combat. Ses possibilités sont illimitées, et plus les apparences nous semblent contraires, plus éclatante est la victoire.

Le Psalmiste chantait:

Sauve-nous, Dieu de notre salut,

Rassemble-nous, et retire-nous du milieu des nations,

Afin que nous célébrions ton saint nom

Et que nous mettions notre gloire à te louer!

(1 Chroniques 16:35)

Chargés des dépouilles de l’ennemi, les soldats de Juda revinrent à Jérusalem « joyeux … car l’Éternel les avait remplis de joie en les délivrant de leurs ennemis. Ils entrèrent à Jérusalem et dans la maison de l’Éternel, au son des luths, des harpes et des trompettes. » (2 Chroniques 20:27, 28) Grandes furent leurs réjouissances. En obéissant à ce commandement: « Tenez-vous là, et vous verrez la délivrance que l’Éternel vous accordera … ne craignez point et ne vous effrayez point » (2 Chroniques 20:17), ils avaient mis toute leur confiance en Dieu, qui s’était manifesté à leur égard comme une forteresse libératrice.

Ils comprenaient bien alors les hymnes inspirés de David:

Dieu est pour nous un refuge et un appui,

Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. …

Il a brisé l’arc, et il a rompu la lance,

Il a consumé par le feu les chars de guerre.

Arrêtez, et sachez que je suis Dieu:

Je domine sur les nations, je domine sur la terre.

L’Éternel des armées est avec nous,

Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite.

(Psaumes 46)

Comme ton nom, ô Dieu!

Ta louange retentit jusqu’aux extrémités de la terre;

Ta droite est pleine de justice.

La montagne de Sion se réjouit,

Les filles de Juda sont dans l’allégresse,

A cause de tes jugements. …

Voilà le Dieu qui est notre Dieu éternellement et à jamais;

Il sera notre guide jusqu’à la mort.

(Psaumes 48:11, 12, 15)

Grâce à la foi du roi de Juda et de ses armées, « la terreur de l’Éternel s’empara de tous les royaumes des autres pays, lorsqu’ils apprirent que l’Éternel avait combattu contre les ennemis d’Israël. Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos de tous côtés. » (2 Chroniques 20:29, 30) ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Lundi, le 14 Novembre 2022

Josaphat

Dans le soin qu’il apportait à la sauvegarde des droits et des libertés de ses sujets, Josaphat insistait sur la sollicitude dont le Dieu de justice qui règne sur l’univers entoure chaque membre de la famille humaine. « Dieu se tient dans l’assemblée de Dieu; il juge au milieu des dieux. » Ceux qui remplissent les fonctions de juges au-dessous de lui, doivent rendre « justice au faible et à l’orphelin »; ils feront « droit au malheureux et au pauvre » et les délivreront « de la main des méchants » (Psaumes 82:1, 3, 4).

Vers la fin du règne de Josaphat, le royaume de Juda fut envahi par une armée qui fit, avec raison, trembler les habitants de ce pays. « Les fils de Moab et les fils d’Ammon, et avec eux des Maonites, marchèrent contre Josaphat pour lui faire la guerre. » La nouvelle de cette invasion parvint au roi par l’intermédiaire d’un messager. « Une multitude nombreuse s’avance contre toi, lui dit-il, depuis l’autre côté de la mer, depuis la Syrie, et ils seront à Hatsatson-Thamar, qui est En-Guédi. » (2 Chroniques 20:1, 2)

Josaphat était un homme courageux. Pendant de longues années, il avait renforcé ses troupes et fortifié ses villes. Il était donc bien préparé pour faire face à n’importe quel ennemi. Et pourtant, devant le danger, il ne plaçait pas sa confiance en luimême. Ses armées bien disciplinées, ses villes fortes ne pouvaient à elles seules lui assurer la victoire. C’est sur le Dieu d’Israël qu’il comptait. C’est ainsi qu’il vaincrait les païens qui se promettaient d’infliger une défaite au royaume de Juda aux yeux de toutes les nations.

« Dans sa frayeur, Josaphat se disposa à chercher l’Éternel, et il publia un jeûne pour tout Juda. Juda s’assembla pour invoquer l’Éternel, et l’on vint de toutes les villes de Juda pour chercher l’Éternel. »

Debout au parvis du temple, devant son peuple, Josaphat se livra à la prière. Il se réclama des promesses de Dieu tout en confessant la faiblesse d’Israël. « Éternel, Dieu de nos pères, s’écria-t-il, n’es-tu pas Dieu dans les cieux, et n’est-ce pas toi qui domines sur tous les royaumes des nations? N’est-ce pas toi qui as en main la force et la puissance, et à qui nul ne peut résister? N’est-ce pas toi, ô notre Dieu, qui as chassé les habitants de ce pays devant ton peuple d’Israël, et qui l’as donné pour toujours à la postérité d’Abraham qui t’aimait? Ils l’ont habité, et ils t’y ont bâti un sanctuaire pour ton nom, en disant: S’il nous survient quelque calamité, l’épée, le jugement, la peste ou la famine, nous nous présenterons devant cette maison et devant toi, car ton nom est dans cette maison, nous crierons à toi du sein de notre détresse, et tu exauceras et tu sauveras!

» Maintenant voici, les fils d’Ammon et de Moab et ceux de la montagne de Séir, chez lesquels tu n’as pas permis à Israël d’entrer quand il venait du pays d’Égypte  —  car il s’est détourné d’eux et ne les a pas détruits  —  les voici qui nous récompensent en venant nous chasser de ton héritage, dont tu nous as mis en possession. O notre Dieu, n’exerceras-tu pas tes jugements sur eux? Car nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s’avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi. » (2 Chroniques 20:3-12)

Josaphat pouvait dire avec confiance au Seigneur: « Nos yeux sont sur toi. » Pendant des années il avait appris à son peuple à se confier en celui qui était si souvent intervenu dans le passé pour sauver ses élus d’une destruction totale. Devant le péril, il ne se sentait donc pas seul. « Tout Juda se tenait debout devant l’Éternel, avec leurs petits enfants, leurs femmes et leurs fils. » (2 Chroniques 20:13) Ensemble ils jeûnèrent et prièrent. Ils supplièrent le Seigneur de mettre les ennemis en déroute, afin que son nom soit glorifié.

Avec le Psalmiste ils pouvaient dire:

O Dieu, ne reste pas dans le silence!

Ne te tais pas, et ne te repose pas, ô Dieu!

Car voici, tes ennemis s’agitent,

Ceux qui te haïssent lèvent la tête.

Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse,

Et ils délibèrent contre ceux que tu protèges.

Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations,

Et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël!

Ils se concertent tous d’un même cœur,

Ils font une alliance contre toi;

Les tentes d’Edom et les Ismaélites,

Moab et les Hagaréniens,

Guebal, Ammon, Amalek …

Traite-les comme Madian,

Comme Sisera, comme Jabin au torrent de Kison! …

Qu’ils soient confus et épouvantés pour toujours,

Qu’ils soient honteux et qu’ils périssent!

Qu’ils sachent que toi seul, dont le nom est l’Éternel,

Tu es le Très-Haut sur toute la terre! (Psaumes 83)

Et alors que le peuple se joignait au roi pour s’humilier devant le Seigneur, et lui demander son secours, l’Esprit d’en haut descendit sur Jachaziel, « Lévite, d’entre les fils d’Asaph », et il dit: « Soyez attentifs, tout Juda et habitants de Jérusalem, et toi, roi Josaphat! Ainsi vous parle l’Éternel: Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette multitude nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu. Demain, descendez contre eux; ils vont monter par la colline de Tsits, et vous les trouverez à l’extrémité de la vallée, en face du désert de Jeruel. Vous n’aurez point à combattre en cette affaire: présentez-vous, tenez-vous là, et vous verrez la délivrance que l’Éternel vous accordera. Juda et Jérusalem, ne craignez point et ne vous effrayez point, demain, sortez à leur rencontre, et l’Éternel sera avec vous!

» Josaphat s’inclina le visage contre terre, et tout Juda et les habitants de Jérusalem tombèrent devant l’Éternel pour se prosterner en sa présence. Les Lévites d’entre les fils des Kéhathites et d’entre les fils des Koréites se levèrent pour célébrer d’une voix forte et haute l’Éternel, le Dieu d’Israël. » ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Dimanche, le 13 Novembre 2022

 Josaphat

A une certaine occasion, Josaphat rendit visite au roi d’Israël, à Samarie. On lui fit de grands honneurs, et, avant de repartir, il était gagné à l’idée qu’il devait s’unir au roi d’Israël pour lutter contre les Syriens, avec lesquels celui-ci était en guerre. Achab espérait qu’en unissant ses forces à celles de Juda, il pourrait reconquérir Ramoth, ancienne ville de refuge qui, prétendait-il avec juste raison, appartenait aux Israélites.

Mais bien que Josaphat, dans un moment de faiblesse, se fût imprudemment engagé à s’allier au roi d’Israël, il jugea plus sûr de connaître la volonté du Seigneur à cet égard. « Consulte maintenant, je te prie, la parole de l’Éternel », suggéra-t-il à Achab. Celui-ci accéda à son désir, en rassemblant quatre cents faux prophètes de Samarie, auxquels il dit: « Ironsnous attaquer Ramoth en Galaad, ou dois-je y renoncer? Et ils répondirent: Monte, et Dieu la livrera entre les mains du roi. » (2 Chroniques 18:4, 5)

Josaphat, que cette réponse ne satisfaisait pas, chercha à connaître la volonté réelle du Seigneur. « N’y a-t-il plus ici aucun prophète de l’Éternel, par qui nous puissions le consulter? » (2 Chroniques 18:6) demanda-t-il à Achab. « Il y a encore un homme par qui l’on pourrait consulter l’Éternel, répondit celui-ci; mais je le hais, car il ne me prophétise rien de bon, il ne prophétise que du mal: c’est Michée, fils de Jimla. » (1 Rois 22:8) Josaphat s’obstina à demander qu’on fît venir l’homme de Dieu, et lorsqu’il se présenta devant les monarques et qu’Achab l’eut fait « jurer de ne dire que la vérité au nom de l’Éternel », le prophète dit: « Je vois tout Israël dispersé sur les montagnes, comme des brebis qui n’ont point de berger; et l’Éternel dit: Ces gens n’ont point de maître, que chacun retourne en paix dans sa maison! » (1 Rois 22:16, 17)

Ces paroles auraient dû suffire aux monarques pour qu’ils comprissent que leur projet n’était pas agréé par Dieu; mais ni l’un ni l’autre ne voulut tenir compte de l’avertissement qui leur était donné. Achab avait manifesté son intention, et il était résolu à la poursuivre. Josaphat, lui, avait donné sa parole d’honneur: « Nous irons l’attaquer (la Syrie) avec toi. » (2 Chroniques 18:3) Après avoir fait une telle promesse, il lui répugnait de reprendre sa parole. « Le roi d’Israël et Josaphat, roi de Juda, montèrent » donc « à Ramoth en Galaad » (1 Rois 22:29).

Au cours de la bataille qui s’ensuivit, Achab fut tué par une flèche, et il mourut le soir. « Au coucher du soleil, on cria par tout le camp: Chacun à sa ville et chacun dans son pays! » (1 Rois 22:36) Ainsi s’accomplit la prophétie de Michée.

Josaphat sortit de ce combat désastreux pour retourner à Jérusalem. Comme il approchait de la ville, il rencontra Jéhu qui lui fit ce reproche: « Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l’Éternel? A cause de cela, l’Éternel est irrité contre toi. Mais il s’est trouvé de bonnes choses en toi, car tu as fait disparaître du pays les idoles, et tu as appliqué ton cœur à chercher Dieu. » (2 Chroniques 19:2, 3)

Josaphat consacra les dernières années de son règne à fortifier les défenses nationales et spirituelles de Juda. Il « fit une tournée parmi le peuple, depuis Beer-Schéba jusquà la montagne d’Ephraïm, et il les ramena à l’Éternel, le Dieu de leurs pères » (2 Chroniques 19:4).

Parmi les plus importantes initiatives que prit Josaphat, il faut signaler l’établissement et le maintien de cours de justice. « Il établit des juges dans toutes les villes fortes du pays de Juda, dans chaque ville. » Et il dit aux juges qu’il nommait: « Prenez garde à ce que vous ferez, car ce n’est pas pour les hommes que vous prononcerez des jugements; c’est pour l’Éternel, qui sera près de vous quand vous les prononcerez. Maintenant, que la crainte de l’Éternel soit sur vous; veillez sur vos actes, car il n’y a chez l’Éternel, notre Dieu, ni iniquité, ni égards pour l’apparence des personnes, ni acceptation de présents. » (2 Chroniques 19:5-7) L’administration judiciaire fut perfectionnée par la création d’une cour d’appel à Jérusalem, où Josaphat « établit des Lévites, des sacrificateurs et des chefs de maisons paternelles d’Israël … pour les jugements de l’Éternel et pour les contestations. » (2 Chroniques 19:8)

Le roi exhorta les juges à demeurer fidèles au Seigneur. Il leur fit ces recommandations: « Vous agirez de la manière suivante dans la crainte de l’Éternel, avec fidélité et avec intégrité de cœur. Dans toute contestation qui vous sera soumise par vos frères, établis dans leurs villes, relativement à un meurtre, à une loi, à un commandement, à des préceptes et à des ordonnances, vous les éclairerez, afin qu’ils ne se rendent pas coupables envers l’Éternel, et que sa colère n’éclate pas sur vous et sur vos frères. C’est ainsi que vous agirez, et vous ne serez point coupables.

»Et voici, vous avez à votre tête Amaria, le souverain sacrificateur, pour toutes les affaires de l’Éternel, et Zebadia, fils d’Ismaël, chef de la maison de Juda, pour toutes les affaires du roi, et vous avez devant vous des Lévites comme magistrats. Fortifiez-vous et agissez, et que l’Éternel soit avec celui qui fera le bien! » (2 Chroniques 19:9-11). ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Samedi, le 12 Novembre 2022

Josaphat

Jusqu’à son accession au trône de Juda, à l’âge de trentecinq ans, Josaphat avait eu sous les yeux l’exemple du bon roi Asa qui, dans presque toutes les crises, avait fait « ce qui est droit aux yeux de l’Éternel » (1 Rois 15:11). Pendant vingt-cinq ans d’un règne prospère, Josaphat chercha « à marcher dans toute la voie d’Asa, son père, et ne s’en détourna point » (1 Rois 22:43, 44). Tout en s’efforçant de gouverner avec sagesse, il fit l’impossible pour amener ses sujets à résister fermement aux pratiques idolâtres. De nombreuses personnes dans son royaume « offraient encore des sacrifices et des parfums sur les hauts lieux » (1 Rois 22:43, 44). Le roi ne fit pas démolir tout de suite ces autels; mais, dès le début de son règne, il essaya de protéger Juda contre les péchés qui caractérisaient Israël. Ce royaume était alors gouverné par Achab dont Josaphat fut le contemporain un certain nombre d’années.

Josaphat fut fidèle au Seigneur; « il ne rechercha point les Baals; car il eut recours au Dieu de son père, et il suivit ses commandements, sans imiter ce que faisait Israël » (2 Chroniques 17:3-5). L’Éternel eut égard à son intégrité, et fut avec lui. Il « affermit la royauté entre ses mains32 Chroniques 17:3-5 ».

« Tout Juda apportait des présents » à Josaphat, « qui eut en abondance des richesses et de la gloire. Son cœur grandit dans les voies de l’Éternel. » (2 Chroniques 17:5, 6) A mesure que s’écoulaient les années, et que des réformes s’opéraient, le roi faisait « disparaître de Juda les hauts lieux et les idoles » (2 Chroniques 17:6). « Il ôta du pays le reste des prostitutions qui s’y trouvaient encore depuis le temps d’Asa, son père. » (1 Rois 22:46) C’est ainsi que peu à peu les habitants du royaume furent délivrés du danger qui les menaçait et qui aurait retardé sérieusement leur croissance spirituelle.

Tous les sujets du royaume avaient besoin d’être instruits sur la loi de Dieu. Leur sécurité en dépendait. En conformant leur vie à ses exigences, ils manifesteraient leur loyauté envers Dieu et leurs semblables. Josaphat, qui savait cela, s’efforça d’inculquer à son peuple une connaissance approfondie des saintes Ecritures. Les princes qui gouvernaient les différentes régions du royaume furent chargés d’organiser le fidèle ministère des prêtres pour enseigner le peuple. Ces prêtres exerçaient donc leurs fonctions sous la surveillance directe des princes; ils se rendaient dans « toutes les villes de Juda », et ils enseignaient « parmi le peuple » (2 Chroniques 17:7-9). Et alors qu’un grand nombre s’efforçaient de comprendre les exigences de Dieu, un réveil se manifestait.

C’est aux richesses spirituelles dont il fit profiter ses sujets que le règne de Josaphat dut sa prospérité. L’obéissance à la loi divine est, en effet, d’une grande efficacité. Lorsqu’on se conforme à ses exigences, une transformation merveilleuse s’opère qui procure la paix aux hommes de bonne volonté. Si les enseignements de la Parole de Dieu dirigeaient la vie de tout homme et de toute femme, si leur esprit et leur cœur étaient contrôlés par sa puissance bienfaisante, les maux dont souffrent la vie nationale et la vie sociale disparaîtraient. De chaque foyer se dégagerait une influence qui fortifierait les individus dans leur vie spirituelle et morale, de sorte que les nations seraient dans les meilleures conditions possible.

Josaphat vécut en paix pendant de longues années, sans être inquiété par les nations voisines. « La terreur de l’Éternel s’empara de tous les royaumes des pays qui environnaient Juda. » (2 Chroniques 17:10) Les Philistins offrirent à Josaphat des présents et un tribut en argent; les Arabes lui amenèrent de grands troupeaux de moutons et de chèvres. « Josaphat s’élevait au plus haut degré de grandeur. Il bâtit en Juda des châteaux et des villes pour servir de magasins … et il avait à Jérusalem de vaillants hommes pour soldats … qui étaient au service du roi, outre ceux que le roi avait placés dans toutes les villes fortes de Juda. » (2 Chroniques 17:12-19) Comblé de « richesses et de gloire » (2 Chroniques 18:1), Josaphat put exercer une puissante influence en faveur de la justice et de la vérité.

Quelques années après son accession au trône, Josaphat, qui avait alors atteint l’apogée de la prospérité, consentit que son fils Joram épousât Athalie, fille d’Achab et de Jézabel. Par cette union, les royaumes d’Israël et de Juda formèrent une alliance que le Seigneur désapprouva; elle fut la cause, en effet, dans les périodes de crises, des malheurs qui s’abattirent sur le roi et un grand nombre de ses sujets. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Vendredi, le 11 Novembre 2022

Chapitre 14

Avec l’esprit et la puissance d’Élie

On s’est si longtemps passionné pour les idées et les institutions humaines que presque tout l’univers se courbe devant les idoles. Celui qui a essayé de changer la loi de Dieu emploie tous les moyens pour tromper les hommes et les pousser à se soulever contre le Seigneur et le signe qui permet de reconnaître le juste. Mais le ciel ne souffrira pas toujours que sa loi soit foulée aux pieds. Le moment approche où « l’homme au regard hautain sera abaissé, et où l’orgueil sera humilié: L’Éternel seul sera élevé ce jour-là. » (Ésaïe 2:11)

Le scepticisme peut traiter les exigences de la loi divine par la raillerie, la dérision ou la négation; l’esprit du monde peut contaminer la majeure partie des hommes et en dominer la minorité; la cause de Dieu peut demander de grands efforts et des sacrifices continuels; il n’en est pas moins certain que la vérité finira par triompher d’une manière éclatante.

Lorsque le Seigneur achèvera son œuvre ici-bas, la loi divine sera de nouveau exaltée. La fausse religion peut devenir universelle, l’iniquité abonder, l’amour du plus grand nombre se refroidir, la croix du Calvaire être ignorée et les ténèbres recouvrir la surface de la terre comme un suaire; le courant populaire peut se déchaîner violemment contre la vérité; des complots répétés peuvent se tramer pour anéantir le peuple de Dieu; à l’heure du péril extrême, le Dieu d’Elie suscitera des instruments’ humains dont la voix ne pourra être réduite au silence.

Dans les grandes agglomérations, dans les lieux où les hommes ont blasphémé contre le Tout-Puissant, de sévères répréhensions se feront entendre. Des hommes envoyés par Dieu dénonceront courageusement l’union de l’Église et du monde. Ils supplieront hommes et femmes de se détourner de l’observance du jour de repos d’institution humaine pour observer le vrai sabbat. « Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, proclameront-ils à toutes les nations, car l’heure de son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux. … Si quelqu’un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère. » (Apocalypse 14:7-10)

Dieu ne violera pas son alliance; il ne changera pas les paroles qui sont sorties de sa bouche; elles sont éternelles, aussi immuables que son trône. Au jour du jugement, les commandements seront mis en plein jour, tels qu’ils ont été écrits par le doigt même de Dieu. Les hommes passeront devant le tribunal de la justice suprême pour recevoir leur rétribution.

De nos jours, comme au temps d’Elie, la ligne de démarcation entre ceux qui observent les commandements de Dieu et ceux qui adorent des idoles est nettement tracée. « Jusques à quand clocherez-vous des deux côtés? s’écriait Elie. Si l’Éternel est Dieu, allez après lui; si c’est Baal, allez après lui! » (1 Rois 18:21) Et voici le message pour notre époque: « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! … Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. Car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités. » (Apocalypse 18:2, 4, 5)

L’heure où chacun de nous sera mis à l’épreuve va bientôt sonner. Le faux sabbat sera imposé; il y aura contestation entre les commandements de Dieu et les commandements des hommes. Ceux qui ont cédé peu à peu aux coutumes du monde, s’inclineront devant les autorités plutôt que de s’exposer aux moqueries, à l’insulte, aux menaces d’emprisonnement et de mort. A ce moment-là, l’or se séparera de la gangue, la vraie piété se distinguera nettement de la piété apparente et fausse. Les étoiles que nous avons admirées pour leur éblouissante clarté s’obscurciront. Ceux qui ont porté des vêtements sacerdotaux, mais qui n’ont pas revêtu la justice du Christ apparaîtront alors dans la honte de leur nudité.

Parmi les habitants de la terre, répandus dans toutes les nations, se trouvent des hommes qui n’ont pas fléchi les genoux devant Baal. Semblables aux étoiles qui n’apparaissent qu’à la nuit, ils brilleront lorsque les ténèbres couvriront la terre et l’obscurité les peuples. Dans l’Afrique païenne, dans les pays catholiques d’Europe et de l’Amérique du Sud, en Chine, aux Indes, dans les îles lointaines et dans les lieux les plus reculés du globe, le Seigneur possède un firmament d’âmes d’élite qui apparaîtront dans tout leur éclat au sein des ténèbres, révélant nettement au monde apostat le pouvoir transformateur de sa loi. Déjà aujourd’hui, nous les voyons apparaître dans toute nation, tout peuple, toute tribu et toute langue. A l’heure de la grande apostasie, quand Satan tentera un suprême effort pour que « tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves » (Apocalypse 13:16) reçoivent, sous peine de mort, le sceau de l’obéissance à un faux jour de repos, ces fidèles, « sans tache, ni ride, ni rien de semblable », brilleront « comme des flambeaux dans le monde » (Philippiens 2:15). Plus la nuit sera sombre, plus vif sera leur éclat.

Comme il semblait étrange qu’Elie dénombrât les fidèles d’Israël au moment où les jugements de Dieu allaient fondre sur la nation apostate! Il n’avait pu compter, en effet, qu’un seul homme du côté de l’Éternel. Mais lorsqu’il dit: « Je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie », et que Dieu lui répondit: « Je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal » (1 Rois 19:14, 18), alors le prophète éprouva un grand étonnement.

Que nul n’essaie donc, de nos jours, de compter les fidèles d’Israël; mais que chacun possède un cœur rempli d’amour, comme celui du Christ, pour sauver les âmes qui se perdent. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Jeudi, le 10 Novembre 2022

Chapitre 14

Avec l’esprit et la puissance d’Élie

Dans un langage clair, le Christ déclara au sujet de la loi divine: « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5:17-19)

Pendant la dispensation chrétienne, le grand ennemi du bonheur de l’homme a fait du quatrième commandement un sujet spécial d’attaque. Satan déclare: « Je m’opposerai aux desseins de Dieu. J’aiderai mes sujets à ne pas tenir compte du mémorial du Seigneur, le septième jour de la semaine. Je montrerai ainsi au monde que le jour béni et sanctifié par l’Éternel a été changé. Le souvenir de ce jour ne survivra pas dans la pensée des hommes; je l’effacerai de leur mémoire. J’instaurerai à sa place un jour qui ne porte pas les empreintes de Dieu, un jour qui ne soit pas un signe entre l’Éternel et son peuple. J’inciterai ceux qui acceptent ce jour à lui conférer la sainteté attribuée au septième jour.

» Par l’intermédiaire de mon substitut, je me glorifierai moimême. On célébrera ce jour de la semaine, et le monde religieux acceptera cette contrefaçon du septième jour. Ce sera pour lui le vrai sabbat. Par la violation du sabbat institué par Dieu, j’arriverai à jeter le discrédit sur la loi divine. Ces paroles: « Un signe entre moi et vous et vos descendants », je les appliquerai au jour de repos que j’instituerai. Ainsi, l’univers m’appartiendra; je serai le chef de la terre, le prince de ce monde. J’aurai une telle emprise sur les esprits que le sabbat deviendra un sujet de mépris tout particulier.

 » Un signe? Je ferai de l’observation du septième jour un signe de désobéissance envers les autorités de ce monde. Les lois humaines seront si draconiennes que l’on n’osera pas observer le sabbat, de peur de manquer de nourriture et de vêtements. Les croyants s’uniront au monde en transgressant la loi divine. Toute la terre sera sous ma domination. »

En instituant ainsi un faux sabbat, l’ennemi pensa « changer les temps et la loi ». Mais a-t-il bien réussi à changer la loi de Dieu? Les paroles du chapitre trente et un de l’Exode nous en donnent la réponse. Celui qui est le même hier, aujourd’hui et demain a déclaré au sujet du septième jour: « Vous ne manquerez pas d’observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe … qui devra durer à perpétuité. » (Exode 31:13, 17) La flèche du poteau indicateur a été retournée et elle indique une fausse direction; mais Dieu, lui, n’a pas changé; il est toujours le Dieu puissant d’Israël. « Voici, dit-il, les nations sont comme une goutte d’un seau, elles sont comme de la poussière sur une balance; voici, les îles sont comme une fine poussière qui s’envole. Le Liban ne suffit pas pour le feu. Et ses animaux ne suffisent pas pour l’holocauste. Toutes les nations sont devant lui comme un rien, elles ne sont pour lui que néant et vanité. » (Ésaïe 40:15-17) Dieu est aussi juste et aussi jaloux maintenant à l’égard de sa loi qu’à l’époque d’Elie et d’Achab.

Comme cette loi est bafouée de nos jours! Le monde est en rébellion ouverte contre Dieu. Notre génération est en réalité faite de mécontents remplis d’ingratitude, de formalisme, de fausseté, d’orgueil et d’apostasie. Les hommes négligent la Bible et haïssent la vérité. Jésus voit sa loi rejetée, son amour méprisé, ses ambassadeurs traités avec indifférence. Il a parlé par ses bénédictions, mais on ne les a pas reconnues; il a parlé par ses avertissements, mais on n’en a pas tenu compte. Le temple de l’âme a été profané par le péché: l’égoïsme, l’envie, l’orgueil, la malice y sont entretenus.

Un grand nombre n’hésitent pas à se moquer de la Parole de Dieu. On ridiculise ceux qui y croient encore; on méprise de plus en plus la loi et l’ordre parce qu’on transgresse les commandements divins. La violence et le crime en sont les résultats visibles. Qu’il est triste de constater la pauvreté et la misère des multitudes qui se courbent devant les idoles, cherchant en vain le bonheur et la paix! Le mépris du commandement relatif au sabbat est presque universel. On voit avec quelle cynique impiété certains hommes promulguent des décrets pour sauvegarder la prétendue sainteté du premier jour de la semaine, et en même temps en émettent d’autres permettant le trafic de l’alcool! Plaçant leur sagesse au-dessus des Ecritures, ils essaient de contraindre les consciences, alors qu’ils favorisent un vice qui dégrade et avilit les êtres créés à l’image de Dieu. C’est Satan lui-même qui inspire de telles lois. Il sait bien que la colère céleste atteindra ceux qui mettent les décrets humains au-dessus des lois divines, et il fait l’impossible pour égarer les hommes sur la voie spacieuse qui mène à la mort. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mercredi, le 9 Novembre 2022

Chapitre 14

Avec l’esprit et la puissance d’Élie

Par l’intermédiaire de Moïse, Dieu avait donné aux Israélites les instructions suivantes: « Vous ne manquerez pas d’observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l’Éternel qui vous sanctifie. Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là … sera puni de mort. Les enfants d’Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle. Ce sera entre moi et les enfants d’Israël un signe qui devra durer à perpétuité; car en six jours l’Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il a cessé son œuvre et il s’est reposé. » (Exode 31:13-17)

Par ces paroles, le Seigneur indiquait nettement que l’obéissance est le chemin qui conduit à la cité céleste. Mais l’homme de péché a tourné les flèches du poteau indicateur; il a instauré un faux sabbat et fait croire aux hommes qu’en se reposant ce jour-là, ils observaient le commandement du Créateur. Dieu a déclaré que le septième jour est le jour de repos de l’Éternel. Quand « furent achevés les cieux et la terre », il glorifia ce jour en en faisant le mémorial de son œuvre créatrice. « Il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia. » (Genèse 2:1-3)

A la sortie d’Égypte, le peuple élu fut clairement instruit à ce sujet. Alors qu’ils étaient en esclavage, les Israélites durent subir le joug de leurs oppresseurs, qui essayèrent de les forcer à travailler le jour du sabbat en augmentant la somme de travail qu’ils exigeaient d’eux chaque semaine. Les conditions dans lesquelles ils se trouvaient devinrent de plus en plus difficiles et de plus en plus contraignantes. Mais ils furent délivrés de l’esclavage, et établis dans un pays où ils pouvaient observer librement les préceptes du Seigneur. La loi fut proclamée sur le Sinaï, inscrite sur deux tables de pierre, par le doigt même de Dieu (Voir Exode 31:18), et donnée à Moïse. Pendant les quarante ans passés au désert, les Israélites se souvinrent du jour de repos. La manne ne tombait pas le septième jour, le vendredi il en tombait deux fois plus, et elle se conservait miraculeusement deux jours, ce qui n’était pas le cas les autres jours.

Avant d’entrer dans le pays de la promesse, les Israélites furent exhortés par Moïse « à observer le jour du repos, pour le sanctifier » (Deutéronome 5:12). Dieu voulait que, par une observance fidèle du sabbat, Israël se souvienne de son Créateur et Rédempteur. S’il observait ce jour dans l’esprit voulu, il ne connaîtrait pas l’idolâtrie. Mais si les préceptes du Décalogue étaient mis de côté, le Créateur serait vite oublié, et les hommes adoreraient de faux dieux. « Je leur donnai aussi mes sabbats, dit le Seigneur, comme un signe entre moi et eux, pour qu’ils connussent que je suis l’Éternel qui les sanctifie. » Et cependant, « ils rejetèrent mes ordonnances et ne suivirent point mes lois, et … ils profanèrent mes sabbats, car leur cœur ne s’éloigna pas de leurs idoles », ajoutait le Seigneur. En les invitant à retourner à lui, Dieu insistait à nouveau sur l’importance de sanctifier le sabbat. « Je suis l’Éternel, votre Dieu, dit-il. Suivez mes préceptes, observez mes ordonnances, et mettez-les en pratique. Sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient entre moi et vous un signe, auquel on connaisse que je suis l’Éternel, votre Dieu. » (Ézéchiel 20:12, 16, 19, 20)

En attirant l’attention de Juda sur les péchés qui lui valurent finalement la captivité babylonienne, le Seigneur déclarait: « Tu profanes mes sabbats. … Je répandrai sur eux ma fureur, je les consumerai par le feu de ma colère, je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête. » (Ézéchiel 22:8, 31)

Aux jours de Néhémie, pendant la restauration de Jérusalem, la profanation du sabbat attira sur les Israélites ces reproches sévères: « N’est-ce pas ainsi qu’ont agi vos pères, et n’est-ce pas à cause de cela que notre Dieu a fait venir tous ces malheurs sur nous et sur cette ville? Et vous, vous attirez de nouveau sa colère contre Israël, en profanant le sabbat. » (Néhémie 13:18)

Au cours de son ministère terrestre, le Christ insista sur les exigences du sabbat. Dans tous ses enseignements, il manifesta de la vénération pour cette institution qu’il avait lui-même créée. De son temps, le sabbat était si peu respecté que son observance reflétait le caractère égoïste et despotique de l’homme, plutôt que celui de Dieu. Jésus rejeta la fausse doctrine enseignée par ceux qui prétendaient connaître le Seigneur et l’avaient dénaturé. Bien qu’il fût impitoyablement poursuivi par la haine des rabbins, il continua résolument à observer le sabbat selon la loi de Dieu, sans même paraître se conformer à leurs exigences. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mardi, le 8 Novembre 2022

Chapitre 14

Avec l’esprit et la puissance d’Élie

Au cours des longs siècles qui se sont écoulés depuis Elie, le récit de son ministère a inspiré et encouragé tous ceux qui ont été appelés à lutter contre l’apostasie. Pour nous, qui « sommes parvenus à la fin des siècles » (1 Corinthiens 10:11), ce récit a une signification toute particulière. L’histoire se répète. Notre époque a ses Achabs et ses Jézabels; elle ressemble étrangement à celle du grand prophète. Les autels des idoles peuvent ne pas être visibles, les statues non apparentes; il n’en reste pas moins que des milliers de personnes adorent les dieux de ce monde: les richesses, la gloire, les plaisirs, les fables agréables qui permettent aux hommes de suivre les penchants de leurs cœurs irrégénérés. Des multitudes ont une conception erronée de Dieu et de ses attributs, et elles servent ainsi un faux dieu comme les adorateurs de Baal. Beaucoup de ceux qui se disent chrétiens ont subi des influences diamétralement opposées à Dieu et à sa vérité. Ils se détournent du divin pour exalter ce qui est humain.

L’esprit qui prédomine à notre époque est un esprit d’incrédulité et d’apostasie. Les hommes prétendent posséder des lumières parce qu’ils connaissent la vérité; mais, en réalité, ils font preuve de la suffisance la plus aveugle. Ils exaltent les théories humaines, et les substituent à Dieu et à sa loi. Satan incite les hommes à la désobéissance; il leur assure qu’ils trouveront ainsi la liberté et l’indépendance, ce qui les rendra semblables à des dieux. On constate de plus en plus un esprit d’opposition à la Parole infaillible de Dieu, et une sorte d’idolâtrie de la sagesse humaine que l’on place au-dessus de la révélation divine.

En se conformant aux coutumes et aux influences du monde, les hommes ont laissé envahir leur esprit par les ténèbres et la confusion, si bien qu’ils semblent avoir perdu toute possibilité de discerner la lumière des ténèbres, la vérité de l’erreur. Ils se sont éloignés du droit chemin au point de considérer l’opinion de quelques philosophes comme étant plus importante que les vérités de la Bible. Les promesses de la Parole de Dieu, ses menaces contre la désobéissance et l’idolâtrie paraissent impuissantes à toucher les cœurs. Une foi semblable à celle de Paul, Pierre et Jean leur paraît périmée, mystique et indigne de l’intelligence des penseurs modernes.

Aux origines, Dieu donna sa loi à l’humanité pour lui permettre d’acquérir le bonheur et la vie éternelle. Or, le seul espoir de Satan pour arriver à faire obstacle aux desseins de Dieu était d’amener hommes et femmes à désobéir à cette loi. Il s’est donc appliqué à dénaturer ce qu’elle enseignait, et à minimiser son importance. Il a essayé par un coup de maître de changer la loi elle-même, de façon à persuader les hommes à violer ses préceptes tout en prétendant l’observer.

Un écrivain a comparé la tentative faite pour changer la loi de Dieu à une malicieuse habitude d’autrefois, consistant à tourner dans une fausse direction la flèche d’un poteau indicateur placé au croisement de deux routes importantes. On peut imaginer la confusion et les complications qui en résultaient.

Dieu avait aussi placé un poteau indicateur sur la route des voyageurs de notre globe. Une flèche indiquait l’obéissance volontaire au Créateur, obéissance conduisant au chemin de la félicité et de la vie; l’autre indiquait la désobéissance menant au chemin de la misère et de la mort. La voie qui aboutissait au bonheur était aussi nettement délimitée que celle conduisant à la cité de refuge de la dispensation juive. Mais, à une heure fatale pour nous, l’ennemi de tout bien retourna les flèches du poteau indicateur, et des multitudes furent fourvoyées. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Lundi, le 7 Novembre 2022

Chapitre 13

Que fais-tu ici?

Les anges accompagneront tous ceux qui, connaissant les vérités bibliques, s’efforceront de rechercher les hommes et les femmes avides de lumière. Et partout où se rendent les anges on peut avancer sans crainte. Ce travail, accompli avec fidélité, amènera de nombreux pécheurs à se détourner de l’idolâtrie pour adorer le Dieu vivant. Ils cesseront alors de glorifier les institutions humaines pour se ranger résolument du côté de Dieu et de sa loi.

Comme ces résultats dépendent en grande partie de l’activité incessante des ouvriers du Seigneur fidèles et sincères, Satan fait l’impossible pour les pousser à la désobéissance, afin de faire échouer les desseins de Dieu. A certains d’entre eux, il fait perdre de vue la noble et sainte mission à laquelle ils ont été appelés, et il les rend sensibles aux plaisirs de cette vie. Il les pousse à s’installer dans des demeures confortables, ou à changer de résidence si les avantages matériels leur paraissent plus intéressants ailleurs. C’est ainsi qu’ils abandonnent des endroits où ils auraient pu exercer une heureuse influence. Satan pousse encore d’autres serviteurs de Dieu à quitter leur travail lorsque le découragement s’empare d’eux à la suite de l’opposition ou de la persécution. Et cependant, pour tous ces hommes, le Seigneur éprouve la plus touchante pitié.

A tout enfant de Dieu dont la voix a été réduite au silence par l’ennemi de nos âmes, Dieu pose cette question: « Que fais-tu ici? » Je t’ai ordonné d’aller dans le monde entier prêcher l’Évangile et préparer un peuple pour le jour du Seigneur, pourquoi es-tu ici? Et qui t’y a envoyé?

La joie qui soutenait le Christ, au cours de son sacrifice et de ses souffrances, résidait dans le salut des âmes. Ce devrait être aussi celle de tous ses vrais disciples pour stimuler leur ambition. Ceux qui se rendent compte, même à une échelle réduite, de ce que signifie pour eux et leur prochain la rédemption, comprendront dans une certaine mesure les immenses besoins de l’humanité. Leurs cœurs seront émus de compassion en voyant la déchéance morale et spirituelle de milliers de pécheurs plongés dans les ténèbres, et dont la souffrance physique n’est rien en comparaison de leur souffrance morale.

Aux familles comme aux individus, cette question est posée: « Que fais-tu ici? » Dans de nombreuses églises se trouvent des familles très éclairées sur les vérités évangéliques. Elles pourraient élargir leur sphère d’influence en se rendant dans des lieux privés de ministres de la Parole et qu’elles seraient capables de remplacer. Dieu appelle ces familles à se rendre là où règnent les ténèbres; il les engage à travailler avec sagesse et persévérance en faveur de ceux qui vivent dans la nuit spirituelle. Mais pour répondre à cet appel, il faut consentir à faire des sacrifices. Des âmes se meurent sans espoir et sans Dieu, alors que ceux qui hésitent à répondre à l’appel divin attendent pour se décider que s’aplanissent les obstacles. Séduits par les avantages qu’offre le monde, par la recherche scientifique, les hommes veulent bien se risquer dans des régions pestilentielles et subir des privations et des souffrances. Mais où sont ceux qui désirent en faire autant pour la joie de parler du Sauveur à leurs semblables?

S’il arrive, à la suite de circonstances pénibles, que des hommes de grande spiritualité, éprouvés à l’extrême, se laissent aller au découragement et au désespoir, et s’ils ne trouvent plus rien dans la vie qui les attire ou les attache, il ne faut pas s’en étonner; cela n’a rien d’étrange, ni de nouveau. Qu’ils se rappellent que le plus grand des prophètes s’enfuit pour sa vie devant la colère d’une femme exaspérée. Brisé de fatigue, exténué par les rigueurs de la route, en proie au plus cruel désespoir, le fugitif demanda de mourir. Mais c’est alors qu’il désespérait et que son œuvre semblait menacée d’insuccès qu’il reçut la plus précieuse leçon de sa vie. Il apprit au moment de son extrême faiblesse qu’il est nécessaire et toujours possible de se confier en Dieu dans des circonstances paraissant insurmontables.

S’il arrive à ceux qui ont mis toutes leurs énergies au service d’une cause exigeant des sacrifices de tomber dans le doute et le découragement, qu’ils pensent à Elie et retrempent leur courage dans l’exemple donné par le prophète. La sollicitude incessante de Dieu, son amour, sa puissance se manifestent plus particulièrement envers ses serviteurs dont le zèle est mal compris ou inapprécié, dont les conseils et les reproches sont méprisés, et dont tout essai de réforme se heurte à la haine et à la résistance.

C’est alors que nous sommes le plus faibles que Satan nous fait subir les plus cruelles tentations. C’est ainsi qu’il avait espéré triompher du Fils de Dieu, car il avait réussi de cette manière à remporter bien des victoires sur les hommes. Chaque fois que leur volonté s’affaiblissait, que leur foi chancelait, ceux qui avaient vaillamment et pendant longtemps lutté pour la justice finissaient par céder à la tentation.

Fatigué par quarante ans de pérégrinations dans le désert, par ses luttes contre l’incrédulité, Moïse perdit pendant un certain temps le contact avec Dieu. Il faiblit juste au moment où il allait franchir les frontières de la terre promise. Il en fut de même avec Elie, qui avait été si confiant pendant les années de sécheresse et de famine. Il s’était présenté sans crainte devant Achab, levé en présence de tout Israël comme le seul et véritable témoin du Seigneur. Puis, dans un moment de lassitude, les menaces de Jézabel triomphèrent de sa foi.

Il en est de même aujourd’hui. Lorsque nous sommes assiégés par le doute, rendus perplexes par les circonstances; lorsque nous sommes éprouvés par la pauvreté ou l’affliction, alors Satan s’efforce d’ébranler notre confiance en Dieu. C’est à ce moment-là qu’il étale devant nous toutes nos fautes et nous incite à douter du Seigneur et de son amour. Il espère ainsi plonger notre âme dans le découragement, tout en nous faisant perdre contact avec Dieu.

Ceux que le Saint-Esprit a chargés d’accomplir une tâche particulière, et qui occupent la pointe du combat, subissent fréquemment une certaine réaction lorsque la calamité s’estompe. Le découragement peut ébranler la foi la plus solide, affaiblir la volonté la plus ferme. Mais le Seigneur comprend tout, et il ne cesse d’aimer et d’avoir pitié de ses enfants. Il lit dans leurs cœurs les intentions et les desseins qui les animent. Attendre avec patience et confiance lorsque tout paraît sombre, voilà ce que tous ceux qui ont la charge de l’œuvre de Dieu devraient apprendre. Le ciel n’abandonne jamais les siens dans l’adversité. Aucune situation n’est apparemment plus désespérée, et cependant plus triomphante, que celle de l’homme conscient de son néant et pleinement confiant en Dieu.

Ce ne sont pas seulement ceux qui assument des tâches importantes qui devront encore profiter, lorsque viendra l’épreuve, de l’exemple d’Elie. Quelle que soit sa faiblesse, l’enfant de Dieu peut avoir confiance en celui qui faisait la force du prophète. Le Seigneur compte sur la fidélité de tous ceux auxquels il accorde le secours nécessaire. Par lui-même l’homme est impuissant; mais, avec Dieu, il est capable de vaincre le mal et d’aider ses semblables à le surmonter. Impossible à Satan de triompher sur celui qui prend le Seigneur pour défenseur. « En l’Éternel seul … résident la justice et la force. » (Ésaïe 45:24)

Ami chrétien, le diable connaît ta faiblesse. Appuie-toi donc sur Jésus. Si tu demeures dans l’amour de Dieu, tu pourras supporter l’épreuve. Seule la justice du Christ te donnera le pouvoir de résister à la marée montante du mal qui déferle sur le monde. Que ta vie déborde de foi. La foi allège tous les fardeaux, soulage toutes les fatigues. La Providence t’envoie des contrariétés qui te semblent mystérieuses aujourd’hui; tu en triompheras en te confiant continuellement en Dieu. Marche par la foi dans le sentier qu’il t’a tracé. Les épreuves surviendront, mais continue d’avancer. Elles serviront à fortifier ta foi et à te rendre apte au service du Maître. Le récit sacré n’a pas été écrit simplement pour que nous le lisions et en soyons émerveillés, mais pour que nous arrivions à avoir une foi semblable à celle que possédaient jadis les serviteurs de Dieu. Le Seigneur agit de nos jours d’une manière aussi frappante qu’alors. Partout il trouve des cœurs débordants de foi pour servir de canal à sa toute-puissance.

A nous, comme à Pierre autrefois, le Seigneur dit: « Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point. » (Luc 22:31, 32) Le Christ n’abandonnera jamais ceux pour lesquels il a donné sa vie. Nous pouvons l’oublier, être vaincus par la tentation; mais il ne se détournera jamais de celui qu’il est venu racheter au prix de son sang.

Si notre vision spirituelle pouvait être renforcée, nous verrions des âmes ployant sous le poids de la tentation et de la douleur, et sur le point de mourir de découragement. Nous verrions des anges voler rapidement au secours de ceux qui sont tentés, repoussant les armées du mal qui les assiègent, et les aidant à poser les pieds sur le rocher des siècles. Les batailles qui se livrent entre les deux armées sont tout aussi réelles que celles des armées d’ici-bas, et les destinées éternelles dépendent de l’issue du conflit spirituel.

Dans la célèbre vision du prophète Ezéchiel, une main apparaît sous les ailes des chérubins. Cette vision a pour but d’enseigner aux serviteurs de Dieu que c’est grâce à la puissance divine que l’on peut réussir. Ceux que le Seigneur emploie comme messagers ne doivent pas croire que la cause de Dieu dépend d’eux-mêmes. Des êtres limités ne sauraient assumer cette responsabilité. Celui qui ne sommeille ni ne dort est constamment à l’œuvre pour accomplir ses desseins; c’est lui qui achèvera la tâche. Il fera échouer les plans des méchants, et jettera la confusion dans les conseils de tous ceux qui machinent le mal contre son peuple. Celui qui est Roi et Seigneur des armées est assis entre les chérubins; et dans les combats et le tumulte des nations, il tranquillise ses enfants. Lorsque les forteresses des rois de ce monde seront renversées, quand les flèches de la colère divine frapperont le cœur des ennemis de Dieu, alors son peuple sera en sûreté. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Dimanche, le 6 Novembre 2022

 Chapitre 13 

Que fais-tu ici?

Ce n’est pas toujours une présentation savante des vérités divines qui convainc et convertit les âmes. On n’atteint le cœur des hommes ni par la logique, ni par l’éloquence, mais par les douces influences du Saint-Esprit qui se font sentir silencieusement, mais sûrement, dans la transformation et le développement du caractère. Seul le murmure doux et léger de l’Esprit de Dieu peut changer les cœurs.

« Que fais-tu ici, Elie? » demanda encore la voix, et le prophète répondit à nouveau: « J’ai déployé mon zèle pour l’Éternel, le Dieu des armées; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie. »

Dieu répondit à Elie que les enfants d’Israël qui s’étaient livrés au mal ne resteraient pas impunis. Des hommes seraient spécialement choisis pour accomplir le dessein du ciel, qui allait châtier le royaume idolâtre. Une œuvre ardue restait à faire; il fallait donner à tous l’occasion de revenir au vrai Dieu. Elie devait retourner en Israël et s’unir à d’autres pour opérer une réforme.

« Va, lui dit le Seigneur, reprends ton chemin par le désert jusqu’à Damas; et quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël pour roi de Syrie. Tu oindras aussi Jéhu, fils de Nimschi, pour roi d’Israël; et tu oindras Elisée, fils de Schaphath, d’Abel-Mehola, pour prophète à ta place. Et il arrivera que celui qui échappera à l’épée de Hazaël, Jéhu le fera mourir, et celui qui échappera à l’épée de Jéhu, Elisée le fera mourir. »

Elie avait cru être resté seul en Israël à adorer le vrai Dieu. Mais celui qui lit dans le cœur de tous les hommes lui révéla que beaucoup d’autres Israélites, au cours des siècles d’apostasie, lui étaient restés fidèles. « Je laisserai en Israël, dit le Seigneur, sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé. »

Que de leçons recèle l’expérience d’Elie pendant ces jours de découragement et de défaite apparente! Puissent tous les serviteurs de Dieu de notre époque s’en inspirer! L’apostasie qui règne de nos jours ressemble étrangement à celle qui florissait au temps d’Elie. Des foules aujourd’hui suivent encore Baal en élevant l’humain au-dessus du divin, en glorifiant les chefs populaires, en adorant Mammon, le dieu de la richesse, en plaçant la science au-dessus des vérités des saintes Ecritures. Le doute et l’incrédulité exercent leur funeste influence sur l’esprit et le cœur, et l’on substitue aux vérités divines les théories humaines. Il est communément enseigné que nous avons atteint une période où la raison doit être placée au-dessus des enseignements des Ecritures. La loi divine, modèle de justice, est mise de côté. L’ennemi de toute vérité s’ingénie, avec son pouvoir trompeur, à amener les hommes à mettre les institutions terrestres à la place de Dieu, et à oublier ce qui devrait faire le bonheur et le salut de l’humanité.

Et cependant, pour si répandue qu’elle soit, cette apostasie n’est pas universelle. Tous les hommes ne vivent pas sans loi et ne sont pas des pécheurs endurcis. Tous ne se rangent pas du côté de l’ennemi. Dieu possède des milliers de fidèles qui n’ont point fléchi le genou devant Baal, et qui désirent mieux comprendre les vérités concernant le Christ et sa loi. Ils espèrent contre toute espérance que Jésus reviendra bientôt pour mettre un terme au règne du péché et de la mort. Il en est un grand nombre qui ont adoré Baal par ignorance, mais chez lesquels l’Esprit de Dieu lutte toujours. Ces hommes ont besoin du secours de ceux qui ont appris à connaître le Seigneur et la puissance de sa Parole. De nos jours, tout enfant de Dieu devrait s’employer activement à venir en aide à son prochain. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Samedi, le 5 Novembre 2022

Chapitre 13

Que fais-tu ici?

Ce chapitre est basé sur 1 Rois 19:9-18.

Si le refuge d’Elie, sur le mont Horeb, était caché aux hommes, il n’était pas inconnu du Seigneur. Lassé, découragé, le prophète n’était donc pas seul pour lutter contre les puissances des ténèbres. Dieu vint s’entretenir avec lui par le moyen d’un ange majestueux, à l’entrée de la caverne où il s’était retiré. Ce messager du ciel s’enquit de ses besoins, et lui fit comprendre clairement quels étaient les desseins de la Providence à l’égard d’Israël.

L’œuvre qu’Elie avait entreprise auprès des adorateurs de Baal ne pouvait s’achever tant que le prophète n’avait pas appris à mettre toute sa confiance en Dieu. Le triomphe éclatant remporté sur les hauteurs du Carmel avait ouvert la voie à des victoires plus glorieuses encore. Les perspectives merveilleuses qui s’ouvraient devant lui s’étaient estompées par la menace de Jézabel. Il fallait donc que l’homme de Dieu soit amené à comprendre la faiblesse de sa situation présente par rapport à la haute position qu’il devait occuper.

Dans l’état où se trouvait le prophète, le Seigneur lui posa cette question: « Que fais-tu ici? » Je t’ai envoyé près du torrent de Kérith, puis chez la veuve de Sarepta. Je t’ai ensuite chargé de retourner en Israël pour te dresser contre les prêtres idolâtres sur le Carmel. Je t’ai revêtu de force pour conduire le char du roi jusqu’aux portes de Jizréel. Mais qui t’a poussé à t’enfuir précipitamment dans le désert? Qu’as-tu à faire ici?

L’âme pleine d’amertume, Elie exhala sa triste plainte. « J’ai déployé, dit-il, mon zèle pour l’Éternel, le Dieu des armées; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie. »

L’ange invita alors le prophète à sortir de la caverne, à se tenir sur la montagne devant Dieu et à prêter l’oreille à ses paroles. « Et voici, l’Éternel passa. Et devant l’Éternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l’Éternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l’Éternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu: l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. Quand Elie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. »

Dieu se révéla à son serviteur, non pas dans de violentes manifestations de sa puissance, mais dans « un murmure doux et léger ». Il désirait apprendre ainsi à Elie que ce n’est pas toujours le travail exécuté dans les plus brillantes conditions qui a le plus d’importance pour l’accomplissement de ses desseins. Alors que le prophète attendait que Dieu se révélât à lui, une violente tempête se déchaîna; les éclairs sillonnèrent la nue, et un feu dévorant passa soudain. Mais Dieu n’était pas dans ces éléments déchaînés. Ensuite, on entendit un murmure doux et léger. Elie se couvrit le visage en présence de l’Éternel; il se calma, son esprit s’apaisa et se soumit. Il comprenait maintenant qu’une confiance tranquille, une ferme assurance en Dieu lui assureraient un secours efficace au moment du besoin. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Vendredi, le 4 Novembre 2022

Chapitre 12

De Jizreel à Horeb

Ce chapitre est basé sur 1 Rois 18:41-46; 19:1-8.

Le massacre des prophètes de Baal avait ouvert la voie à une importante réforme spirituelle au sein des dix tribus du royaume d’Israël. Elie avait dénoncé leur apostasie, tout en les suppliant de s’humilier et de revenir au vrai Dieu. Les jugements du ciel avaient été exécutés, les Israélites avaient confessé leurs péchés et reconnu le Dieu de leurs pères comme le Dieu vivant. La malédiction céleste cessa donc de les atteindre, et ils furent comblés à nouveau de bénédictions matérielles. La terre serait enfin rafraîchie par une pluie abondante.

« Monte, mange et bois, dit Elie à Achab, car il se fait un bruit qui annonce la pluie. » Quant à lui, il gravit le sommet du Carmel pour prier.

Ce n’est pas parce qu’il y avait des signes apparents d’ondée sur le point de tomber que le prophète ordonna à Achab avec tant d’assurance de se préparer à la pluie. Elie n’avait aperçu aucun nuage dans le ciel, et encore moins entendu le grondement du tonnerre. Il prononçait simplement les paroles que l’Esprit de Dieu le poussait à dire, en réponse à sa grande foi. Pendant toute la journée il avait accompli avec une fermeté inébranlable la volonté divine, et manifesté sa confiance implicite dans les prophéties des saintes Ecritures. Maintenant qu’il avait fait tout ce qui était en son pouvoir, il savait que Dieu lui accorderait avec abondance les bénédictions promises. Celui qui avait envoyé la sécheresse était le même qui avait promis une abondante pluie à tous ceux qui pratiqueraient le bien. Elie attendait donc que cette pluie tombât. Dans l’attitude de l’humilité, « le visage entre les genoux », il intercédait auprès de Dieu en faveur d’Israël repentant.

Le prophète envoya plusieurs fois de suite son serviteur vers un point qui dominait la Méditerranée, pour voir s’il discernait un signe à l’horizon prouvant que le Seigneur avait entendu sa prière. Mais chaque fois le serviteur revenait en disant: « Il n’y a rien. » Toutefois le prophète ne perdit ni sa patience, ni sa foi; il continua à prier avec ferveur. Six fois de suite, le serviteur revint en disant qu’il n’y avait aucun signe de pluie dans un ciel d’airain.

Elie, inflexible, envoya encore son serviteur regarder à l’horizon. Cette fois, ce dernier revint avec ces paroles: « Voici un petit nuage qui s’élève de la mer, et qui est comme la paume de la main d’un homme. » C’était suffisant. L’homme de Dieu n’attendit pas que le ciel s’assombrît. Dans le petit nuage qui montait de la mer, il entrevit, par la foi, une abondante chute de pluie. Il envoya alors immédiatement son serviteur dire à Achab: « Attelle et descends, afin que la pluie ne t’arrête pas. »

C’est parce qu’Elie était un homme de foi que Dieu se servit de lui dans la grave crise que traversait Israël. Alors qu’il priait, sa foi parvenait jusqu’au ciel et saisissait ses promesses. Elie persista à croire jusqu’à ce qu’il fût exaucé. Il n’attendit pas d’avoir la confirmation totale que Dieu l’avait entendu, mais il saisit jusqu’aux plus petits témoignages de la faveur divine.

Ce que le prophète fit, tous les hommes peuvent le faire dans leur travail au service du Maître. N’est-il pas écrit: « Elie était un homme de la même nature que nous: il pria avec instance pour qu’il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois » (Jacques 5:17)?

De nos jours, une foi semblable à celle du prophète est nécessaire aux hommes  —  une foi qui saisira les promesses divines et persistera à implorer le ciel jusqu’à ce qu’il ait entendu. Cette foi nous unit plus étroitement au Seigneur et nous procure les forces nécessaires dans la lutte contre les puissances des ténèbres. Par la foi les enfants de Dieu « vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères » (Hébreux 11:33, 34). Par la foi nous pouvons atteindre les sommets que Dieu nous propose. « Tout est possible à celui qui croit. » (Marc 9:23)

La foi est un élément essentiel de la prière efficace. « Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » « Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. » (Hébreux 11:6; 1 Jean 5:14, 15) Avec la foi persévérante de Jacob, la persistance inébranlable d’Elie, nous pouvons adresser des prières au Père, en nous réclamant de toutes ses promesses. L’honneur de son trône dépend de l’accomplissement de sa parole.

Les ombres de la nuit s’amoncelaient sur le Carmel lorsque le roi Achab se prépara à descendre. « En peu d’instants, le ciel s’obscurcit par les nuages, le vent s’établit, et il y eut une forte pluie. Achab monta sur son char, et partit pour Jizreel. » Tandis qu’il s’acheminait vers la cité royale, il n’arrivait pas à discerner le chemin qu’il suivait tant les ténèbres étaient denses et la pluie abondante. Elie, qui l’avait humilié devant ses sujets, qui avait fait massacrer ses prêtres idolâtres, ne cessait cependant de le reconnaître comme roi d’Israël. En signe d’hommage, et fortifié par la puissance divine, il courut devant le char royal, guidant ainsi le roi jusqu’à l’entrée de la ville.

De cet acte généreux du messager de Dieu en faveur d’un mauvais roi, découle une leçon pour tous ceux qui se disent ouvriers du Seigneur, et qui ont une trop haute opinion d’euxmêmes. D’aucuns se croient au-dessus de certaines tâches qui leur paraissent humiliantes. Ils hésitent à rendre un service, de peur de faire le travail d’un domestique. Comme ils feraient bien de profiter de l’exemple d’Elie! Par la parole du prophète, les richesses du ciel avaient été retirées de la terre pendant trois ans et demi. Dieu l’avait honoré tout particulièrement lorsque, sur le Carmel, le feu était descendu du ciel pour consumer son holocauste. Il avait exécuté les jugements de Dieu en faisant massacrer les prophètes idolâtres; sa prière qui réclamait la pluie avait été exaucée. Et malgré ces triomphes éclatants qui avaient honoré son ministère, Elie se plut à remplir le rôle de serviteur.

Elie et Achab se séparèrent aux portes de Jizreel. Le prophète préféra demeurer hors des murs de la ville. Il s’enveloppa de son manteau et s’étendit sur le sol dénudé pour dormir. Le roi entra dans la ville et atteignit rapidement le toit protecteur de son palais. Là, il raconta à la reine les merveilleux événements qui s’étaient déroulés dans la journée et la magnifique révélation de la puissance divine qui avait convaincu Israël que l’Éternel est le vrai Dieu et Elie le messager désigné par le ciel. Mais, lorsque Jézabel, impénitente et endurcie, entendit le récit du massacre des prophètes idolâtres, elle entra dans une violente colère. Refusant de reconnaître dans les événements du Carmel la souveraine providence de Dieu, et toujours provocante, elle déclara délibérément qu’Elie serait mis à mort.

Cette nuit-là, un messager de la reine réveilla le prophète harassé de fatigue, et lui remit ce message de Jézabel: « Que les dieux me traitent dans toute leur rigueur, si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux! »

On aurait pu croire qu’après avoir montré un si grand courage et obtenu une si éclatante victoire sur le roi, les prêtres et le peuple, le prophète ne pourrait plus jamais connaître le découragement, pas plus qu’il ne se laisserait intimider par qui que ce soit. Cependant, celui qui avait été l’objet d’une manière si manifeste de la tendre sollicitude de Dieu n’était pas à l’abri des faiblesses humaines. A cette heure sombre, sa foi et son courage l’abandonnèrent. Tout décontenancé, il se leva. La pluie continuait à se déverser du ciel, les ténèbres enveloppaient toutes choses. Le prophète oubliait que trois ans auparavant Dieu l’avait conduit en lieu sûr pour échapper à la haine de Jézabel et aux recherches d’Achab. Maintenant il fuyait pour sa vie. Il arriva à Beer-Schéba, « et il y laissa son serviteur. Pour lui, il alla dans le désert … après une journée de marche ».

Elie n’aurait jamais dû abandonner le lieu où le devoir l’appelait. Il aurait dû affronter la colère de Jézabel, en faisant appel à la protection de celui qui l’avait envoyé pour venger l’honneur de son nom. Il aurait dû dire au messager de la reine que le Dieu en qui il se confiait le protégerait. Quelques heures seulement s’étaient écoulées depuis qu’il avait assisté à la merveilleuse manifestation de la puissance divine. Cela aurait dû lui donner l’assurance qu’il ne serait pas abandonné. En restant où il était, et en faisant de Dieu son refuge et sa force, il aurait été préservé de tout mal. Le Seigneur lui aurait donné une autre victoire, tout aussi éclatante, en envoyant à Jézabel un châtiment terrible. L’impression produite alors sur le roi et sur le peuple aurait opéré une grande réforme.

Elie avait beaucoup espéré du miracle du Carmel. Il avait cru qu’après cette manifestation de la puissance divine, Jézabel n’aurait plus d’influence sur l’esprit d’Achab, et qu’une prompte réforme gagnerait tout Israël. Tout le long du jour, sur le Carmel, il avait peiné et jeûné. Et cependant, lorsqu’il conduisit le char d’Achab aux portes de Jizreel, son courage était indomptable en dépit de l’effort physique fourni pendant la journée.

Mais une réaction, telle qu’il s’en produit fréquemment après les périodes de foi ardente et de victoires spirituelles, menaçait Elie. Il redoutait que la réforme commencée sur le Carmel ne fût pas durable, et le découragement l’envahit. Il s’était élevé sur le sommet du Pisga; maintenant il était redescendu dans la vallée. Animé par l’inspiration divine, sa foi avait résisté à la plus terrible épreuve; mais à cette heure sombre, alors que retentissaient encore à ses oreilles les menaces de Jézabel et que Satan semblait favoriser le projet de la reine colérique, le prophète perdit sa confiance en Dieu. Il avait été élevé au-dessus de toute imagination, et la réaction qui s’ensuivit fut terrible. Il oublia son Dieu, et il marcha longtemps, jusqu’à ce qu’il se trouvât dans un lieu solitaire. Harassé de fatigue, il s’assit sous un genêt, et demanda la mort. « C’est assez, dit-il. Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. » Fugitif, solitaire, éloigné de toute agglomération, l’esprit accablé par un cruel désappointement, Elie ne désirait plus revoir un visage humain. Brisé de fatigue, il s’endormit profondément.

Dans la vie de tout homme, il est des périodes de profonde dépression, de découragement total, des jours où la tristesse nous envahit, et il nous semble impossible de croire que le Seigneur est encore le bienfaiteur de ses enfants, des jours où les tourments nous accablent, si bien que la mort nous semble préférable à la vie. C’est alors que beaucoup perdent leur confiance en Dieu, et sombrent dans le doute et l’incrédulité. Si, à de tels moments, nous pouvions discerner la signification des voies de la providence, nous verrions alors des anges s’efforcer de nous délivrer de nous-mêmes et essayer d’affermir nos pieds sur un fondement inébranlable, plus solide que les collines éternelles; une foi et une ardeur nouvelles animeraient alors tout notre être.

En ses jours d’épreuve et d’adversité, Job déclarait:

Périsse le jour où je suis né. …

Oh! s’il était possible de peser ma douleur,

Et si toutes mes calamités étaient sur la balance. …

Puisse mon vœu s’accomplir,

Et Dieu veuille réaliser mon espérance!

Qu’il plaise à Dieu de m’écraser,

Qu’il étende sa main et qu’il m’achève!

Il me restera du moins une consolation,

Une joie dans les maux dont il m’accable. …

C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, Je parlerai dans l’angoisse de mon cœur,

Je me plaindrai dans l’amertume de mon âme. …

Ah! je voudrais être étranglé!

Je voudrais la mort plutôt que ces os!

Je les méprise! … je ne vivrai pas toujours…

Laisse-moi, car ma vie n’est qu’un souffle.

(Job 3:3; 6:2, 8-10; 7:11, 15, 16)

Mais, bien que Job ait été fatigué de la vie, il ne lui fut pas permis de mourir. Un avenir meilleur lui était réservé, et il reçut ce message d’espérance:

Alors tu lèveras ton front sans tache,

Tu seras ferme et sans crainte;

Tu oublieras tes souffrances,

Tu t’en souviendras comme des eaux écoulées.

Tes eaux auront plus d’éclat que le soleil à son midi,

Tes ténèbres seront comme la lumière du matin,

Tu seras plein de confiance, et ton attente ne sera pas vaine;

Tu regarderas autour de toi, et tu reposeras en sûreté.

Tu te coucheras sans que personne te trouble,

Et plusieurs caresseront ton visage.

Mais les yeux des méchants seront consumés;

Pour eux point de refuge;

La mort, voilà leur espérance.

(Job 11:15-20)

Des profondeurs du découragement et de l’abattement, Job s’élevait vers les sommets avec une confiance totale dans la miséricorde et la puissance salvatrice de Dieu. Il s’écriait triomphalement:

Voici, il me tuera; je n’ai rien à espérer. …

Cela même peut servir à mon salut. …

Mais je sais que mon Rédempteur est vivant,

Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

Quand ma peau sera détruite, il se lèvera;

Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

Je le verrai, et il me sera favorable;

Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre.

(Job 13:15, 16; 19:25-27)

« L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête » (Job 38:1), et fit connaître à son serviteur la souveraineté de sa puissance. Lorsque Job eut la révélation de son Créateur, il eut horreur de lui-même, et se repentit dans la poussière et la cendre. Alors le Seigneur put le bénir abondamment, et faire de ses dernières années les meilleures de sa vie.

L’espoir et le courage sont essentiels dans un service agréable à Dieu. Ce sont les fruits de la foi. Le découragement est coupable et déraisonnable. Dieu peut et désire « montrer avec plus d’évidence » (Hébreux 6:17) la force dont ont besoin ses serviteurs dans les difficultés. Les plans des ennemis de sa cause peuvent sembler solidement établis; mais le Seigneur est capable de renverser les mieux assurés. Il le fait en son temps, lorsqu’il voit que la foi de ses enfants a été suffisamment mise à l’épreuve.

Il existe un remède infaillible pour ceux qui ont le cœur abattu: la foi, la prière, le travail. La foi et l’activité donnent une assurance et une satisfaction sans cesse accrues. Etes-vous tentés de vous laisser aller à de sombres pressentiments ou à un profond découragement? Aux jours les plus ténébreux, alors que les apparences semblent être contre vous, ne craignez rien. Ayez foi en Dieu; il connaît vos besoins. Il est tout-puissant; son amour et sa compassion infinis ne se lassent jamais. Ne craignez pas qu’il manque à sa promesse; il est la vérité éternelle; il ne rompra jamais le pacte contracté avec ceux qui l’aiment. Il accordera à ses fidèles serviteurs ce dont ils ont besoin. L’apôtre Paul a dit: « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. … C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2 Corinthiens 12:9, 10)

Le Seigneur avait-il abandonné Elie au moment de l’épreuve? Certes non. Il aimait tout autant son serviteur lorsque celui-ci se crut délaissé de Dieu et des hommes qu’au moment où il répondit à sa prière en lui envoyant le feu du ciel qui embrasa le sommet du Carmel.

Et voici, alors qu’Elie dormait, une main légère et une voix caressante le réveillèrent. Il tressaillit de peur, et il voulut s’enfuir, craignant que l’ennemi ne l’ait découvert. Cependant, le visage compatissant qui se penchait sur lui n’était pas celui d’un ennemi, mais d’un ami. Dieu avait envoyé un ange chargé de nourriture à l’intention de son serviteur. « Lève-toi, lui dit-il, mange. » Elie « regarda, et il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées et une cruche d’eau ».

Après avoir pris la collation qui lui avait été préparée, Elie s’endormit à nouveau. Mais l’ange revint une deuxième fois, toucha l’homme harassé de fatigue, et lui dit avec une tendresse compatissante: « Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. Il se leva, mangea et but; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb. Et là, il entra dans la caverne. ». ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Jeudi, le 3 Novembre 2022

Chapitre 11

Le mont Carmel

Ce chapitre est basé sur 1 Rois 18:19-40.

Debout devant le roi Achab, Elie commanda qu’on fît rassembler autour de lui, sur le mont Carmel, tous les prophètes de Baal et d’Astarté. « Fais maintenant rassembler, ordonna-t-il au monarque, tout Israël auprès de moi, à la montagne du Carmel, et aussi les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d’Astarté qui mangent à la table de Jézabel. »

L’ordre était donné par quelqu’un qui semblait être en présence de Dieu; c’est pourquoi Achab obéit sur-le-champ, comme si le prophète était le monarque et le roi son sujet. Des messagers rapides furent envoyés dans toutes les parties du royaume pour inviter le peuple à se réunir auprès d’Elie et des prophètes de Baal et d’Astarté. Dans chaque ville, chaque village, on se prépara à cette rencontre dont le moment était fixé. En s’approchant du lieu du rendez-vous, d’aucuns sentaient d’étranges sentiments envahir leur cœur. Quelque chose d’extraordinaire était sur le point de se produire, sinon on ne les aurait pas convoqués sur le Carmel. Quel nouveau malheur allait s’abattre encore sur le pays?

Avant la sécheresse, le mont Carmel offrait un spectacle de toute beauté. Des cours d’eau, alimentés par des sources intarissables, dévalaient ses pentes fertiles, rehaussées de fleurs éclatantes et de bosquets verdoyants. Mais maintenant ce spectacle magnifique n’offre plus que langueur sous le poids accablant de la malédiction. Les autels élevés à Baal et à Astarté se dressent dans des bosquets effeuillés. Mais sur l’un des points culminants de la chaîne des crêtes, se trouve l’autel renversé de l’Éternel.

La chaîne du Carmel dominait une immense plaine. Ses hauteurs se découvraient d’une grande partie du royaume d’Israël. Au pied du Carmel, des points favorables permettaient d’apercevoir tout ce qui se passait au sommet. C’est là que le Seigneur avait été déshonoré d’une manière si frappante par le culte idolâtre célébré à l’abri des pentes boisées du mont. C’est ce lieu que choisit Elie comme étant le plus en évidence pour faire éclater la puissance de Dieu et venger l’honneur de son nom.

De bonne heure, le matin du jour convenu, les foules apostates d’Israël s’assemblèrent près du sommet du Carmel, dans une attente fébrile. Les prophètes de Jézabel avançaient en grande pompe. Le monarque apparut alors dans son faste royal, marchant en tête des prêtres, et tous les idolâtres le saluèrent de leurs cris. Mais un sentiment de crainte oppressait le cœur des prophètes en pensant à la parole d’Elie qui avait prédit la sécheresse pendant trois ans et demi. Ils sont certains qu’une crise redoutable va se produire. Les dieux qu’ils servent ont été incapables de prouver qu’Elie était un faux prophète. Ils sont restés étrangement indifférents à leurs cris frénétiques, à leurs prières, à leurs larmes, à leur humiliation, à leurs cérémonies révoltantes, à leurs sacrifices coûteux et continuels.

Face au roi, aux faux prophètes, et entouré par une foule d’Israélites, Elie apparaît alors. C’est le seul de sa nation qui ose se dresser pour venger l’honneur de son Dieu. Celui que tout le royaume a accablé du poids de la malédiction se trouve maintenant devant cette assemblée, sans défense apparente, en présence du monarque d’Israël, des prophètes de Baal, des hommes de guerre. Mais il n’est pas seul. Au-dessus et autour de lui se déploient les armées protectrices du ciel  —  les anges qui excellent en force.

Sans honte, sans frayeur, le prophète se tient devant la foule, pleinement conscient de la grandeur de la mission qui lui a été confiée pour exécuter l’ordre divin. Son visage est illuminé d’une solennité imposante. Le peuple attend impatiemment qu’il parle. Les regards d’Elie se portent d’abord vers l’autel renversé de l’Éternel; puis d’une voix claire, dont les accents résonnent comme une trompette, il s’adresse à la multitude, et s’écrie: « Jusques à quand clocherez-vous des deux côtés? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui; si c’est Baal, allez après lui! »

Le peuple ne répondit pas un mot. Pas une seule personne de cette vaste assemblée n’osa affirmer son attachement au Seigneur. L’ignorance et l’erreur s’étaient étendues sur Israël, tel un sombre nuage. Cette apostasie n’a pas fondu d’un seul coup sur le peuple, mais graduellement, alors qu’il s’obstinait à rester rebelle aux paroles d’avertissement et de reproche que le Seigneur lui adressait. Tout écart du droit sentier, tout refus à la repentance avait encore accru la culpabilité d’Israël et l’avait éloigné du ciel. Maintenant même, dans la crise que traverse la nation, le peuple s’obstine à refuser de prendre position pour Dieu.

Le Seigneur a de l’aversion pour l’indifférence et l’infidélité manifestées au cours des crises que traverse son œuvre. Tout l’univers s’intéresse d’une manière inexprimable aux dernières scènes de la grande lutte entre le bien et le mal. Le peuple de Dieu approche des rivages du monde éternel; que peut-il y avoir de plus important pour lui que de rester fidèle au Très-Haut? A travers tous les âges, le Seigneur a eu ses héros spirituels, et il en possède encore aujourd’hui  —  des héros qui, tels Joseph, Elie, Daniel, ne craignent pas de dire qu’ils font partie du peuple élu. Des bénédictions spéciales sont accordées aux hommes d’action, qui ne dévient jamais du sentier du devoir, et qui s’écrient avec une énergie toute divine: « A moi ceux qui sont pour l’Éternel! » (Exode 32:26) Ces hommes ne se contentent pas de prononcer ces paroles; ils exigent aussi de ceux qui veulent s’identifier au peuple de Dieu qu’ils avancent résolument et montrent clairement leur attachement au Roi des rois et au Seigneur des seigneurs. De tels hommes subordonnent leur volonté et leurs plans à la loi divine. Par amour pour le Seigneur, ils ne font aucun cas de leur vie. Tout ce qu’ils désirent, c’est de saisir la lumière de la Parole de Dieu et de la faire resplendir dans le monde. Fidèles à Dieu, telle est leur devise.

Tandis que sur le Carmel Israël doute et hésite, la voix d’Elie rompt à nouveau le silence: « Je suis resté seul des prophètes de l’Éternel, et il y a quatre cent cinquante prophètes de Baal. Que l’on nous donne deux taureaux; qu’ils choisissent pour eux l’un des taureaux, qu’ils le coupent par morceaux, et qu’ils le placent sur le bois, sans y mettre le feu; et moi, je préparerai l’autre taureau, et je le placerai sur le bois, sans y mettre le feu. Puis invoquez le nom de votre dieu; et moi, j’invoquerai le nom de l’Éternel. Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu. »

La proposition d’Elie est si raisonnable que personne ne peut la refuser. Le peuple entier a même le courage de répondre: « C’est bien! » Les prophètes de Baal n’osent pas protester. S’adressant à eux, Elie leur dit: « Choisissez pour vous l’un des taureaux, préparez-le les premiers, car vous êtes les plus nombreux, et invoquez le nom de votre dieu; mais ne mettez pas le feu. »

L’air cynique et arrogant, les faux prophètes dont le cœur souillé déborde d’effroi préparent leur autel, et placent leur victime sur le bois. Puis ils s’adonnent à leurs incantations. Leurs cris perçants retentissent à travers les forêts et les collines environnantes, tandis qu’ils invoquent le nom de leur dieu, et s’écrient: « Baal, réponds-nous! » Ils s’assemblent autour de leur autel, se mettent à sauter, à gesticuler, à hurler; ils s’arrachent les cheveux, se font des incisions, et implorent leur dieu de leur venir en aide.

La matinée s’écoule, l’heure de midi arrive, et aucun signe évident ne se produit montrant que Baal entend les cris de ses prophètes abusés. Nulle voix ne se fait entendre en réponse à leurs prières frénétiques. Le sacrifice n’est pas consumé.

Et tandis qu’ils se livrent à leurs dévotions extravagantes, les plus astucieux essaient d’imaginer un stratagème pour allumer le feu sur l’autel, afin de faire croire au peuple que ce feu vient directement de Baal. Mais Elie épie chacun de leurs gestes; et les prêtres, espérant contre toute espérance, continuent à se livrer à leurs pratiques insensées.

« A midi, Elie se moqua d’eux, et dit: Criez à haute voix, puisqu’il est dieu; il pense à quelque chose, ou il est occupé, ou il est en voyage; peut-être qu’il dort, et il se réveillera. Et ils crièrent à haute voix, et ils se firent, selon leur coutume, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coulât sur eux. Lorsque midi fut passé, ils prophétisèrent jusqu’au moment de la présentation de l’offrande. Mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni signe d’attention. »

Avec quelle joie Satan ne serait-il pas venu au secours de ceux qu’il trompait et qui se consacraient à son service! Avec quelle joie n’aurait-il pas fait jaillir l’éclair qui aurait consumé le sacrifice! Mais Dieu a prescrit des limites à l’ennemi de nos âmes; il a restreint son pouvoir, et tous ses desseins ne sauraient communiquer une seule étincelle sur l’autel de Baal.

La voix éraillée pour avoir trop crié, les habits souillés du sang des blessures qu’ils s’étaient infligées, les prophètes entrent alors dans un violent désespoir. Avec une frénésie accrue, ils entremêlent maintenant leurs prières aux terribles imprécations qu’ils adressent au dieu solaire. Et Elie continue à les épier attentivement, car il sait que si par quelque subterfuge les prêtres réussissaient à allumer le bois de l’autel, il serait immédiatement déchiqueté.

Le soir approche. Les prophètes de Baal sont exténués, défaillants, déconcertés. L’un suggère une chose, l’autre une chose différente, jusqu’à ce qu’enfin ils abandonnent la partie. Leurs cris perçants, leurs malédictions ne résonnent plus sur le Carmel. Désespérés, ils se retirent du combat.

Tout au long du jour, le peuple avait assisté aux démonstrations des prêtres bafoués. Il les avait vus sauter sauvagement autour de l’autel, comme s’ils avaient voulu saisir les rayons du soleil pour servir leur dessein. Il avait regardé, horrifié, les mutilations que ces prêtres s’étaient infligées, et il avait eu l’occasion de réfléchir sur les folies de l’idolâtrie. Nombreux étaient ceux qui, parmi l’assistance, étaient fatigués des exhibitions démoniaques dont ils avaient été témoins, et ils attendaient maintenant avec un intérêt croissant les agissements d’Elie.

A l’heure du sacrifice du soir, Elie dit au peuple: « Approchez-vous de moi! » Et, tandis qu’on s’approche de lui en tremblant, l’homme de Dieu rétablit l’autel où jadis les hommes venaient adorer le Seigneur. Pour le prophète, ce monceau de ruines a plus de prix que tous les autels somptueux du paganisme.

En relevant cet autel, Elie manifestait le respect qu’il éprouvait pour l’alliance contractée par Dieu avec Israël, lorsque celui-ci avait traversé le Jourdain pour entrer dans le pays de la promesse. « Il prit douze pierres, d’après le nombre des tribus des fils de Jacob … et il bâtit avec ces pierres un autel au nom de l’Éternel. »

Une fois l’autel reconstruit, le prophète creuse tout autour un fossé; puis il arrange le bois, prépare le taureau et le place sur l’autel. Il demande alors au peuple de verser de l’eau sur l’holocauste et sur le bois. « Remplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur l’holocauste et sur le bois. Il dit: Faites-le une seconde fois. Et ils le firent une seconde fois. Il dit: Faites-le une troisième fois. Et ils le firent une troisième fois. L’eau coula autour de l’autel, et l’on remplit aussi d’eau le fossé. »

Elie rappelle alors aux Israélites que leur apostasie persistante a provoqué la colère de l’Éternel; il leur demande d’humilier leurs cœurs et de revenir au Dieu de leurs pères, afin d’ôter la malédiction qui pèse sur le pays. Puis, s’inclinant avec révérence devant le Dieu invisible, il lève les mains vers le ciel, et formule une simple prière. Les prophètes de Baal avaient hurlé, écumé de rage et sauté de l’aube à une heure avancée de l’après-midi. Elie, lui, ne fait entendre aucun son discordant tandis qu’il est en prière. Il intercède auprès de Dieu comme s’il savait qu’il assiste à cette scène et entend son appel. Les prophètes de Baal avaient prié d’une manière farouche, incohérente. Elie prie simplement, avec ferveur; il demande à Dieu de faire éclater sa supériorité sur Baal, afin qu’Israël puisse revenir à lui.

« Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël! implore le prophète, que l’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai fait toutes ces choses par ta parole! Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur! »

Un silence solennel plane alors sur tous. Les prophètes de Baal tremblent d’épouvante. Conscients de leur culpabilité, ils s’attendent à un châtiment rapide.

A peine la prière d’Elie est-elle achevée que des flammes de feu semblables à des éclairs fulgurants descendant du ciel sur l’autel consument l’holocauste, absorbent l’eau du fossé et dévorent jusqu’aux pierres de l’autel. L’éclat de la flamme illumine le mont Carmel et éblouit les yeux de la foule. Dans les vallées, en contre-bas, les curieux qui suivent avec un scepticisme impatient les mouvements des prophètes voient très nettement le feu descendre sur l’autel et en restent interdits. Cela leur rappelle la colonne de feu qui, dans la mer Rouge, séparait les enfants d’Israël des armées égyptiennes.

Sur le Carmel, le peuple se prosterne avec crainte devant le Dieu invisible. Il n’ose pas continuer à regarder le feu venu du ciel. Il redoute d’être lui-même consumé. Convaincus qu’ils doivent maintenant reconnaître le Dieu d’Elie comme le Dieu de leurs pères, les Israélites s’écrient tous ensemble: « C’est l’Éternel qui est Dieu! C’est l’Éternel qui est Dieu! » Avec une netteté saisissante, ce cri retentit sur la montagne et se répercute dans la plaine. Israël est enfin réveillé, éclairé, repentant. Il voit à quel point il a déshonoré le Seigneur. Le caractère du culte de Baal offrant un contraste frappant avec le service raisonnable de celui du vrai Dieu apparaît alors nettement. Le peuple reconnaît la justice et la miséricorde du Seigneur qui a retenu la rosée et la pluie jusqu’au moment où les pécheurs confesseraient son nom. Il est prêt maintenant à admettre que le Dieu d’Elie est au-dessus de toutes les idoles.

Les prophètes de Baal assistent avec consternation à la merveilleuse démonstration de la puissance de l’Éternel. Et cependant, dans leur défaite, et en présence de la gloire divine, ils refusent de se repentir de leur mauvaise conduite. Ils veulent continuer à servir Baal. Ils se montrent ainsi prêts pour le châtiment. Dieu ordonne alors à Elie de détruire ces faux docteurs, afin de préserver Israël repentant des séductions de ces adorateurs de Baal. La colère du peuple s’est déjà déchaînée contre les chefs de la transgression, et lorsqu’Elie ordonne: « Saisissez les prophètes de Baal; qu’aucun d’eux n’échappe! » tous sont prêts à lui obéir. Ils saisissent les prophètes et les font descendre au torrent de Kison. Là, avant la fin du jour qui devait marquer le début d’une réforme décisive, les prêtres de Baal furent égorgés. Pas un seul n’échappa.  ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mercredi, le 2 Novembre 2022

Chapitre 10

Sévères paroles de reproche

Ce chapitre est basé sur 1 Rois 17:8-24; 18:1-19.

Élie demeura caché pendant un certain temps dans les montagnes, près du torrent de Kérith, et il y fut miraculeusement nourri. Puis, comme la sécheresse persistait et que le torrent était à sec, le Seigneur ordonna à son serviteur de se retirer dans un pays païen. « Lève-toi, lui dit-il, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir. »

Cette femme n’était pas Israélite. Elle n’avait jamais joui des privilèges et des bénédictions du peuple élu; mais elle croyait au vrai Dieu, et marchait dans la lumière qui avait éclairé son chemin. Or, maintenant que le prophète n’était plus en sécurité en Israël, le Seigneur l’envoyait vers elle afin qu’il trouvât un asile sous son toit. « Il se leva, et il alla à Sarepta. Comme il arrivait à l’entrée de la ville, voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. Il l’appela, et dit: Va me chercher, je te prie, un peu d’eau dans un vase, afin que je boive. Et elle alla en chercher. Il l’appela de nouveau, et dit: Apporte-moi, je te prie, un morceau de pain dans ta main. »

Dans ce foyer en proie au dénuement, la famine se faisait sentir cruellement, et la maigre pitance de la veuve semblait être sur le point de s’achever. La venue d’Elie, le jour même où elle se demandait avec anxiété si elle ne devait pas abandonner la lutte, fit subir une très grande épreuve à la foi de cette pauvre femme, qui comptait sur la puissance du Dieu vivant pour subvenir à ses besoins. Mais même dans sa cruelle misère, elle manifesta sa foi en accédant à la requête de l’étranger qui lui demandait de partager son dernier morceau de pain avec lui.

A la demande d’Elie pour obtenir de la nourriture et de la boisson, la veuve répondit: « L’Éternel, ton Dieu, est vivant! Je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour moi et pour mon fils; nous mangerons, après quoi nous mourrons. » Elie lui dit: « Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare-moi d’abord avec cela un petit gâteau, et tu me l’apporteras; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils. Car ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu’au jour où l’Éternel fera tomber de la pluie sur la face du sol. »

Aucune foi ne pouvait être mise à pareille épreuve. Jusqu’alors la veuve avait traité les étrangers avec bonté et largesse; maintenant, sans se soucier de la souffrance que ce geste va entraîner pour elle-même et pour son fils, elle se confie au Dieu d’Israël qui subvient à tous les besoins, et elle exerce généreusement l’hospitalité en agissant « selon la parole que l’Éternel avait prononcée par Elie ».

Quelle merveilleuse hospitalité, en effet, manifesta au prophète la femme phénicienne, et comme sa foi et sa générosité furent récompensées! « Pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, aussi bien qu’Elie. La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l’Éternel avait prononcée par Elie. »

« Après ces choses, le fils de la femme, maîtresse de la maison, devint malade, et sa maladie fut si violente qu’il ne resta plus en lui de respiration. Cette femme dit alors à Elie: Qu’y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils?

»Il lui répondit: Donne-moi ton fils. Et il le prit du sein de la femme, le monta dans la chambre haute où il demeurait, et le coucha sur son lit. … L’Éternel écouta la voix d’Elie, et l’âme de l’enfant revint au-dedans de lui, et il fut rendu à la vie.

»Elie prit l’enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison et le donna à sa mère. … Et la femme dit à Elie: Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l’Éternel dans ta bouche est vérité. »

La veuve de Sarepta partagea son morceau de pain avec Elie; en retour, sa vie et celle de son fils furent épargnées. Le Seigneur a promis de riches bénédictions à tous ceux qui, au moment de l’épreuve et de l’affliction, offrent leur sympathie et leur soutien à plus défavorisés qu’eux. Or, il n’a pas changé; sa puissance n’est pas moins forte aujourd’hui qu’aux jours d’Elie. La promesse du Sauveur: « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète » (Matthieu 10:41), est aussi certaine que lorsqu’elle fut faite.

« N’oubliez pas l’hospitalité; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. » (Hébreux 13:2) Ces paroles n’ont nullement perdu de leur force au cours des siècles. Notre divin Père continue à placer sur la route de ses enfants des occasions qui sont des bénédictions déguisées. Ceux qui en profitent se réservent de grandes joies. « Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l’âme indigente, ta lumière se lèvera sur l’obscurité. Et tes ténèbres seront comme le midi. L’Éternel sera toujours ton guide, il rassasiera ton âme dans les lieux arides, et il redonnera de la vigueur à tes membres; tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont les eaux ne tarissent pas. » (Ésaïe 58:10, 11)

Le Christ dit aujourd’hui à ses fidèles serviteurs: « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. » (Matthieu 10:40, 42) Tout acte de bonté manifesté en son nom ne perdra pas sa récompense. Le Seigneur comprendra dans une même reconnaissance les plus humbles et les plus faibles de la famille de Dieu. « Quiconque, a-t-il dit, donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits (à tous ceux qui sont comme des enfants dans la foi et la connaissance du Christ) parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense4Matthieu 10:40, 42. »

Pendant les longues années de sécheresse et de famine, Elie priait ardemment pour que les Israélites se détournent de l’idolâtrie et reviennent au Dieu vivant. Et alors que la main du Seigneur s’appesantissait sur la terre, le prophète attendait avec impatience ce revirement. En pensant aux souffrances et au dénuement de ses compatriotes, il éprouvait une vive douleur, et il aurait voulu pouvoir opérer une réforme rapide parmi les idolâtres. Mais Dieu réalisait lui-même son plan, et son serviteur n’avait rien d’autre à faire que de persévérer avec foi dans la prière, et à attendre le moment où il entrerait résolument en action.

L’apostasie qui sévissait à l’époque d’Achab était le résultat de nombreuses années de péché. Peu à peu, Israël s’était détourné du droit sentier. Générations après générations refusaient de suivre la voie du bien, et la grande majorité du peuple se livrait aux puissances des ténèbres.

Un siècle environ s’était écoulé depuis que, sous le règne de David, les Israélites avaient chanté des hymnes de louange au Très-Haut, en reconnaissance de leur dépendance totale envers celui qui les comblait de ses grâces jour après jour. Notez les paroles d’adoration qu’ils faisaient alors monter vers le ciel:

Dieu de notre salut …

Tu remplis d’allégresse l’orient et l’occident. Tu visites la terre et tu lui donnes l’abondance,

Tu la combles de richesses;

Le ruisseau de Dieu est plein d’eau;

Tu prépares le blé, quand tu la fertilises ainsi.

En arrosant ses sillons, en aplanissant ses mottes,

Tu la détrempes par des pluies, tu bénis son germe.

Tu couronnes l’année de tes biens,

Et tes pas versent l’abondance;

Les plaines du désert sont abreuvées,

Et les collines sont ceintes d’allégresse;

Les pâturages se couvrent de brebis,

Et les vallées se revêtent de froment.

Les cris de joie et les chants retentissent.

(Psaumes 65:6, 9-14)

Les Israélites avaient alors reconnu que l’Éternel est celui qui a « posé la terre sur ses fondements ». Ils avaient exprimé leur foi par ce chant:

Tu l’avais couverte [la terre] de l’abîme comme d’un vêtement,

Les eaux s’arrêtaient sur les montagnes;

Elles ont fui devant ta menace,

Elles se sont précipitées à la voix de ton tonnerre.

Des montagnes se sont élevées, des vallées se sont abaissées,

Au lieu que tu leur avais fixé.

Tu as posé une limite que les eaux ne doivent point franchir,

Afin qu’elles ne reviennent plus couvrir la terre.

(Psaumes 104:6-9)

C’est par la souveraine puissance de l’Éternel que les éléments de la nature sur la terre, dans la mer et dans le ciel sont maintenus dans leurs limites. Ces éléments, Dieu les emploie pour le bonheur de ses créatures. « Son bon trésor » est généreusement utilisé « pour envoyer la pluie en son temps et pour bénir tout le travail des mains des hommes » (Deutéronome 28:12).

[Dieu] conduit les sources dans des torrents,

Qui coulent entre les montagnes.

Elles abreuvent tous les animaux des champs;

Les ânes sauvages y étanchent leur soif.

Les oiseaux du ciel habitent sur leurs bords,

Et font résonner leur voix parmi les rameaux.

De sa haute demeure, il arrose les montagnes;

La terre est rassasiée du fruit de tes œuvres.

Il fait germer l’herbe pour le bétail,

Et les plantes pour les besoins de l’homme,

Afin que la terre produise de la nourriture,

*4 P. et R.

 Le vin qui réjouit le cœur de l’homme,

Et fait plus que l’huile resplendir son visage,

Et le pain qui soutient le cœur de l’homme. …

Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Éternel!

Tu les as toutes faites avec sagesse.

La terre est remplie de tes biens.

Voici la grande et vaste mer:

Là se meuvent sans nombre

Des animaux petits et grands. …

Tous ces animaux espèrent en toi,

Pour que tu leur donnes la nourriture en son temps.

Tu la leur donnes, et ils la recueillent;

Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de biens.

(Psaumes 104:10-14, 24-28)

Les Israélites avaient eu d’innombrables occasions de se réjouir. Dieu leur avait donné en partage une terre où coulaient le lait et le miel. Alors qu’ils erraient dans le désert, le Seigneur leur avait promis de les conduire dans un pays où ils ne souffriraient jamais de la sécheresse.

« Le pays dont tu vas entrer en possession, avait-il dit à Israël, n’est pas comme le pays d’Égypte, d’où vous êtes sortis, où tu jetais dans les champs ta semence et les arrosais avec ton pied comme un jardin potager. Le pays que vous allez posséder est un pays de montagnes et de vallées, et qui boit les eaux de la pluie du ciel; c’est un pays dont l’Éternel, ton Dieu, prend soin, et sur lequel l’Éternel, ton Dieu, a continuellement les yeux, du commencement à la fin de l’année. »

Cette promesse d’une abondante pluie avait été donnée à condition qu’il y ait obéissance. « Si vous obéissez à mes commandements que je vous prescris aujourd’hui, si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, avait déclaré le Seigneur, et si vous le servez de tout votre cœur et de toute votre âme, je donnerai à votre pays la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison, et tu recueilleras ton blé, ton moût et ton huile; je mettrai aussi dans tes champs de l’herbe pour ton bétail, et tu mangeras et te rassasieras. »

Dieu avait donné à son peuple cet avertissement: « Gardez-vous de laisser séduire votre cœur, de vous détourner, de servir d’autres dieux et de vous prosterner devant eux. La colère de l’Éternel s’enflammerait alors contre vous; il fermerait les cieux, et il n’y aurait point de pluie; la terre ne donnerait plus ses produits, et vous péririez promptement dans le bon pays que l’Éternel vous donne. » (Deutéronome 11:10-17)

« Mais si tu n’obéis point à la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage: … Le ciel sur ta tête sera d’airain, et la terre sous toi sera de fer. L’Éternel enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre; il en descendra du ciel sur toi jusqu’à ce que tu sois détruit. » (Deutéronome 28:15, 23, 24)

Dieu donnait, entre autres, à Israël ce conseil précieux: « Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. » Et il lui ordonnait: « Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. » (Deutéronome 11:18, 19) Ces commandements étaient clairs. Et cependant, alors que les siècles s’écoulaient, que les générations se succédaient et perdaient de vue les richesses accordées pour leur bien spirituel, les influences désastreuses de l’apostasie menaçaient de renverser rapidement toutes les barrières dressées par la grâce divine.

Dieu dut alors envoyer à son peuple le plus terrible des châtiments. La prédiction d’Elie se réalisait dans toute son horreur. Pendant trois ans, le messager de malheur fut recherché dans toutes les villes, dans tous les pays. A l’enquête d’Achab, certains rois jurèrent sur leur honneur que l’étrange prophète n’avait pu être découvert dans leur royaume. Et cependant les recherches se poursuivaient, car Jézabel et les prophètes de Baal vouaient à Elie une haine mortelle, et ils étaient bien décidés à ne s’épargner aucune peine pour le faire tomber en leur pouvoir. Et la pluie faisait toujours défaut.

« Bien des jours s’écoulèrent », et la parole de l’Éternel fut adressée à Elie: « Va, lui fut-il dit, présente-toi devant Achab, et je ferai tomber de la pluie sur la face du sol. » Obéissant à cet ordre, « Elie alla, pour se présenter devant Achab ». Au moment où le prophète se mettait en route pour Samarie, le roi avait proposé à Abdias, chef de sa maison, de faire rechercher toutes les sources et tous les torrents pour y trouver de l’herbe, afin de sauver les animaux. Les effets de la sécheresse se faisaient cruellement sentir, même à la cour royale. Achab, sérieusement inquiet au sujet de l’avenir de sa maison, décida de se joindre en personne à son serviteur pour découvrir quelque endroit favorisé où se trouverait de l’herbe. « Ils se partagèrent le pays pour le parcourir; Achab alla seul par un chemin, et Abdias alla seul par un autre chemin. »

« Comme Abdias était en route, voici, Elie le rencontra. Abdias, l’ayant reconnu, tomba sur son visage, et dit: Est-ce toi, mon seigneur Elie? »

Malgré l’apostasie qui l’entourait de toute part, Abdias était toujours resté fidèle au Seigneur. Son maître, le roi, avait été incapable de le détourner du Dieu vivant. Elie allait maintenant l’honorer d’une mission. « Va, lui dit-il, dis à ton maître: Voici Elie! »

Epouvanté, Abdias s’écria: « Quel péché ai-je commis, pour que tu livres ton serviteur entre les mains d’Achab, qui me fera mourir? » Aller rapporter les paroles d’Elie à Achab, c’était aller au-devant, en effet, d’une mort certaine. « L’Éternel est vivant! dit-il au prophète, il n’est ni nation ni royaume où mon maître n’ait envoyé pour te chercher; et quand on disait que tu n’y étais pas, il faisait jurer le royaume et la nation que l’on ne t’avait pas trouvé. Et maintenant tu dis: Va, dis à ton maître: Voici Elie! Puis, lorsque je t’aurai quitté, l’esprit de l’Éternel te transportera je ne sais où; et j’irai informer Achab, qui ne te trouvera pas, et qui me tuera. »

Abdias supplia le prophète de ne pas insister. « Cependant, dit-il, ton serviteur craint l’Éternel dès sa jeunesse. N’a-t-on pas dit à mon seigneur ce que j’ai fait quand Jézabel tua les prophètes de l’Éternel? J’ai caché cent prophètes de l’Éternel, cinquante par cinquante dans une caverne, et je les ai nourris de pain et d’eau. Et maintenant tu dis: Va, dis à ton maître: Voici Elie! Il me tuera. »

Elie jura solennellement qu’il ne parlait pas en vain. Il lui dit: « L’Éternel est vivant! Aujourd’hui je me présenterai devant Achab. » Ainsi rassuré, « Abdias, étant allé à la rencontre d’Achab, l’informa de la chose ».

Etonné et terrorisé, le roi écouta ce que lui faisait dire l’homme qu’il redoutait et haïssait, et qu’il avait fait rechercher sans relâche. Il savait bien que le prophète ne mettrait pas sa vie en danger pour le seul plaisir de le rencontrer. Se pourrait-il qu’Elie profère une autre malédiction contre Israël? Les craintes du roi redoublèrent. Il se souvenait de la main sèche de Jéroboam. Il ne pouvait se dispenser de rencontrer l’homme de Dieu, ni lever la main contre lui. Accompagné d’un corps de garde, il alla donc tout tremblant au-devant du prophète.

Les voici tous les deux en face l’un de l’autre. Bien que nourrissant envers Elie une haine farouche, en sa présence Achab semble anéanti, désarmé. Aux premières paroles qu’il balbutie: « Est-ce toi, qui jettes le trouble en Israël? » il montre inconsciemment les sentiments réels de son cœur. Achab n’ignore pas que c’est par la parole de l’Éternel que le ciel est devenu comme de l’airain, et cependant il cherche à lancer un blâme au prophète pour le lourd châtiment qui pèse sur le pays.

Il est propre à la nature du méchant de rendre les messagers de Dieu responsables des calamités qui résultent de la transgression des lois divines. Ceux qui se placent sous le pouvoir de Satan sont incapables de voir les choses comme Dieu les voit. Lorsque la vérité leur est présentée, ils s’indignent à la pensée que l’on puisse leur adresser un reproche. Aveuglés par le péché, ils refusent de se repentir; ils sont persuadés que les serviteurs de Dieu se sont tournés contre eux et sont passibles des pires châtiments.

Parfaitement conscient de son innocence, Elie se dresse devant Achab. Il n’essaie ni de s’excuser, ni de flatter le roi, pas plus que de se soustraire à la colère du monarque en lui annonçant la bonne nouvelle que la sécheresse va prendre fin. Il n’a à se défendre de quoi que ce soit. A la fois indigné et jaloux de l’honneur de Dieu, il rejette l’accusation sur Achab, et déclare courageusement au roi que ce sont ses péchés qui ont attiré sur Israël cette terrible calamité. « Je ne trouble point Israël, affirme-t-il; c’est toi, au contraire, et la maison de ton père, puisque vous avez abandonné les commandements de l’Éternel et que tu es allé après les Baals. »

Si certains chrétiens de profession exprimaient ouvertement leurs véritables sentiments, ils diraient: Est-il vraiment nécessaire de parler si franchement? Ils pourraient tout aussi bien demander: Etait-il nécessaire que Jean-Baptiste dise aux pharisiens: « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir? » (Luc 3:7) Pourquoi donc provoquer le courroux d’Hérodiade en déclarant à Hérode qu’il ne lui est pas permis de vivre avec la femme de son frère? Le précurseur du Christ risqua sa vie pour avoir parlé trop franchement. Pourquoi ne pas avoir atermoyé plutôt que de s’attirer la colère de ceux qui vivaient dans le péché?

Ainsi ont raisonné tous ceux qui auraient dû se dresser comme gardiens de la loi divine, à partir du moment où la prudence a remplacé la fidélité et où le péché a été toléré. Quand entendrons-nous à nouveau dans l’Église résonner les messages de reproches?

« Tu es cet homme-là! » (2 Samuel 12:7) Ces paroles sur lesquelles on ne pouvait se méprendre furent prononcées par Nathan lorsqu’il s’adressait à David. On les entend bien rarement aujourd’hui du haut de la chaire; rarement aussi les lit-on dans les journaux. Si elles étaient répétées plus fréquemment, nous verrions alors la puissance de Dieu se manifester parmi les hommes. Les serviteurs de l’Éternel ne se plaindraient plus de travailler en vain, s’ils se repentaient de leur tendance à approuver le mal et de leur désir de plaire aux hommes, attitude qui conduit à la suppression de la vérité.

Les messagers du Seigneur qui cherchent à plaire aux hommes, et s’écrient: « Paix, paix, alors qu’il n’y a point de paix », devraient humilier leurs cœurs devant Dieu. Qu’ils demandent pardon pour leur hypocrisie et leur lâcheté. Ce n’est pas l’amour du prochain qui leur fait édulcorer leur message, mais plutôt leur propre satisfaction et leur tranquillité personnelle. Le véritable amour cherche d’abord à honorer le Seigneur, puis à sauver les âmes. Ceux qui possèdent cet amour n’éluderont pas la vérité pour éviter les conséquences désagréables des paroles trop franches qu’ils ont prononcées. En face des âmes qui se perdent, les ministres de la Parole ne doivent pas penser à eux-mêmes, mais faire connaître aux pécheurs le message qui leur a été confié, se refusant à excuser ou à amoindrir le mal.

Si seulement tous les serviteurs de Dieu se rendaient compte du caractère sacré de leur tâche! Comme Elie, ils feraient alors preuve de courage. En tant que messagers du ciel, ils assument de terribles responsabilités. Il leur faut « reprendre, censurer, exhorter, avec toute douceur » (2 Timothée 4:2). A la place du Christ, qu’ils gèrent comme de bons dispensateurs les mystères d’en haut, encouragent ceux qui sont fidèles, avertissent les infidèles. Les convenances mondaines ne sauraient les influencer. Qu’ils ne se détournent jamais du chemin tracé par Jésus. Qu’ils avancent avec foi, et se souviennent qu’ils sont environnés d’une nuée de témoins. Qu’ils ne parlent pas de leur propre chef, mais délivrent le message que leur a confié celui dont la puissance est supérieure à celle de tous les potentats de la terre. Ce message doit toujours être: « Ainsi a dit l’Éternel! »

Dieu réclame des hommes comme Elie, Nathan, Jean-Baptiste  —  des hommes qui proclament son message sans tenir compte des conséquences qui en résultent  —  des hommes qui répandent courageusement la vérité, bien que cela entraîne le sacrifice de tout ce qu’ils possèdent.

Dieu ne peut employer des hommes qui, au moment du danger, alors que leur influence, leur force, leur courage sont indispensables, craignent de prendre position pour ce qui est juste. Il réclame des hommes qui luttent fidèlement contre le mal, « contre les principautés et les puissances, contre les princes des ténèbres de ce monde, contre les esprits malins qui sont dans les lieux célestes ». C’est à ceux-là qu’il adressera un jour ces paroles: « C’est bien, bon et fidèle serviteur; … entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu 25:23). ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mardi, le 1er Novembre 2022

Chapitre 9

Élie, le Thischbite

Ce chapitre est basé sur 1 Rois 17:1-7.

Dans les montagnes de Galaad, à l’est du Jourdain, vivait sous le règne d’Achab un homme de foi et de prière qui devait, par son ministère intrépide, mettre un frein aux rapides progrès de l’apostasie en Israël. Bien qu’éloigné de toute ville célèbre, et ne jouissant pas d’une situation élevée, Elie le Thischbite accepta sa mission, confiant dans le Seigneur qui lui préparerait la voie et le bénirait abondamment. Ses paroles étaient empreintes de foi et de puissance, et sa vie tout entière consacrée à une œuvre de réforme. Sa voix était la voix de celui qui crie dans le désert pour censurer le péché et s’opposer à la marée du mal qui déferlait sur le pays. Et tout en se présentant au peuple comme un réprobateur du péché, il apportait par son message le baume de Galaad aux âmes pécheresses qui désiraient être soulagées.

Tandis qu’il voyait le peuple d’Israël sombrer de plus en plus dans l’idolâtrie, il éprouvait à la fois une grande détresse et une profonde indignation. Dieu avait fait des choses merveilleuses pour son peuple; il l’avait délivré de l’esclavage et lui avait donné « les terres des nations … afin qu’ils gardassent ses ordonnances et qu’ils observassent ses lois » (Psaumes 105:44, 45). Mais les bienfaits du Seigneur étaient maintenant à peu près oubliés. L’incrédulité séparait profondément le peuple élu de la source de sa force. Elie, qui considérait cette apostasie du fond de sa retraite montagnarde, était accablé de douleur. L’âme en détresse, il suppliait Dieu de mettre un terme à la méchanceté de ce peuple, jadis honoré par lui, et de le châtier si c’était nécessaire, afin de l’amener à voir sous son vrai jour son éloignement des choses célestes. L’homme de Dieu désirait ardemment que les rétrogrades se repentent avant de s’enfoncer trop profondément dans le péché, ce qui inciterait le Seigneur à les détruire complètement.

La prière d’Elie fut exaucée. Les appels répétés, les remontrances, les avertissements adressés au peuple d’Israël n’ayant pas réussi à l’amener à la repentance, le moment était venu où Dieu devait lui parler par le moyen du châtiment. Tant que les adorateurs de Baal déclareraient que les richesses du ciel: la rosée et la pluie, ne provenaient pas de Dieu, mais des forces de la nature, et que c’était grâce à l’énergie créatrice du soleil que la terre était fertilisée et rendue productive, la malédiction du Seigneur s’appesantirait lourdement sur le sol maudit. Les tribus apostates d’Israël devaient apprendre combien il était insensé de faire confiance à Baal en ce qui concernait les bénédictions matérielles. Si les Israélites ne revenaient pas à Dieu et ne se repentaient pas, s’ils ne reconnaissaient pas qu’il était l’auteur de toute bénédiction, alors la terre ne recevrait plus ni pluie ni rosée.

Elie reçut l’ordre d’annoncer à Achab le châtiment qui l’attendait. La « parole de l’Éternel lui fut adressée ». Jaloux de l’honneur qu’il éprouvait pour la cause de Dieu, il n’hésita pas à obéir à l’appel divin, bien qu’il risquât sa vie de la main même du roi. Le prophète partit sur-le-champ, et dut marcher jour et nuit pour atteindre Samarie. Arrivé au palais royal, il ne sollicita pas une audience particulière; il n’attendit pas non plus d’être introduit selon le protocole. Revêtu d’une tenue grossière, portée généralement par les prophètes de cette époque, il passa devant les gardes sans être remarqué, et se tint debout pendant un moment devant le roi interdit.

Elie ne s’excusa pas pour sa brusque apparition. Un roi plus puissant que celui d’Israël l’avait chargé d’un message. Il leva la main vers le ciel, et déclara par le Dieu vivant que les jugements du Tout-Puissant allaient fondre sur Israël. « L’Éternel est vivant! affirma-t-il, … il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. »

Seule une foi puissante dans la Parole infaillible de Dieu pouvait permettre à Elie de délivrer son message. S’il n’avait eu une confiance absolue en celui qu’il servait, il n’aurait jamais osé paraître devant Achab. En se rendant à Samarie, Elie avait longé des ruisseaux intarissables, gravi des collines verdoyantes et traversé des forêts majestueuses qui semblaient défier la sécheresse. Tout ce que l’œil embrassait était revêtu de beauté. Le prophète aurait pu se demander comment les cours d’eau qui n’avaient jamais cessé de couler pourraient être taris, et comment les collines et les vallées verdoyantes seraient brûlées par la sécheresse. Mais le doute ne l’effleura même pas. Il était profondément convaincu que Dieu avait décidé d’humilier le royaume d’Israël apostat, et que c’était par le châtiment qu’il serait amené à la repentance. L’ordre divin avait été donné; la parole de Dieu ne pouvait faillir, et au péril de sa vie Elie s’acquitta de sa mission.

La nouvelle du châtiment prêt à fondre sur Israël frappa les oreilles du monarque comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuages. Mais avant qu’il fût revenu de sa stupeur ou ait pu formuler une réponse, Elie avait disparu aussi précipitamment qu’il avait fait son apparition, sans attendre l’effet produit par son message. Dieu le précédait pour lui faciliter le chemin. « Dirige-toi vers l’orient, ordonna-t-il au prophète, et cache-toi près du torrent de Kérith, qui est en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. »

Le roi donna aussitôt des ordres pour découvrir le prophète, mais ce fut en vain. La reine Jézabel, irritée par la nouvelle que les richesses du ciel allaient être supprimées, s’empressa d’en informer les prêtres de Baal, qui maudirent avec elle le prophète et défièrent la colère du Seigneur. Mais tous leurs efforts pour découvrir celui qui avait prononcé des paroles de malédiction furent inutiles. Ils ne purent cacher aux Israélites l’annonce de ce châtiment provoqué par leur idolâtrie manifeste. La nouvelle se répandit rapidement dans tout le pays. Ce message divin éveilla les craintes de certains; mais, en général, il fut accueilli par des railleries ou avec mépris.

Les paroles du prophète eurent un effet immédiat. Ceux qui tout d’abord s’étaient gaussés à l’annonce de ce malheur eurent bientôt l’occasion de s’en repentir; car quelques mois plus tard, la terre ne recevant ni rosée, ni pluie, se dessécha, et la végétation se flétrit. A mesure que le temps s’écoulait, les cours d’eau qu’on n’avait jamais vus à sec commencèrent à baisser sérieusement et les sources à tarir. Malgré tout, le peuple fut exhorté par ses chefs à mettre toute sa confiance dans le pouvoir de Baal, et à considérer comme des paroles sans importance la prédiction d’Elie. Les prêtres insistèrent encore sur le fait que la pluie tombait par le pouvoir de Baal. « Ne redoutez pas le Dieu d’Elie, disaient-ils au peuple, ne tremblez pas à ses paroles. C’est Baal qui produit les moissons en leur temps et pourvoit aux besoins des hommes et des animaux. »

Le message divin adressé à Achab donna à Jézabel, à ses prêtres et à tous les adorateurs de Baal et d’Astarté l’occasion de montrer le pouvoir de leurs dieux, et en même temps de prouver, si possible, que les paroles d’Elie étaient fausses. Des centaines de prêtres allaient s’y employer. Si, malgré la déclaration du prophète, Baal pouvait encore envoyer la rosée et la pluie, permettre aux cours d’eau de continuer à couler pour produire la végétation, alors le roi ferait bien de l’adorer et le peuple de le proclamer Dieu.

Décidés à maintenir les gens dans l’erreur, les prêtres de Baal continuèrent à offrir des sacrifices à leurs dieux et à les supplier jour et nuit de rafraîchir la terre. Ils s’efforcèrent d’apaiser la colère de ces dieux en leur offrant des sacrifices coûteux. Avec un zèle et une persévérance dignes d’une meilleure cause, ils assiégeaient les autels païens, et priaient ardemment pour qu’il pleuve. On entendait jour et nuit leurs cris et leurs supplications. Mais aucun nuage n’apparaissait à l’horizon pendant le jour pour tempérer les ardeurs d’un soleil brûlant. Pas de rosée, pas de pluie pour rafraîchir la terre desséchée. La parole de Dieu ne se modifiait pas en dépit de tout ce que tentaient les prêtres de Baal.

Une année passe, et toujours pas de pluie. La terre est desséchée comme par le feu. Les rayons ardents d’un soleil implacable font disparaître les dernières traces de végétation. Les cours d’eau tarissent, les troupeaux se lamentent et errent çà et là en détresse. Les champs, jadis prospères, sont devenus comme des déserts. C’est une vaste désolation. Les bosquets dédiés au culte des idoles ont perdu leur feuillage; les arbres de la forêt, squelettes décharnés, n’offrent plus leurs ombrages. L’air est desséché et suffocant; des tempêtes de sable aveuglent, et coupent la respiration. Les villes et les villages sont devenus des lieux désolés. La faim et la soif frappent hommes et bêtes d’une mortalité effroyable. La famine, avec son cortège d’horreurs, se répand de plus en plus.

Cependant, malgré toutes ces preuves de la puissance divine, les Israélites ne se repentirent pas et ne purent profiter des leçons que Dieu leur donnait. Ils ne comprirent pas que celui qui a créé la nature préside à ses lois et peut les utiliser pour en faire des instruments de bénédiction ou de destruction. Le cœur rempli d’orgueil, et fortement épris de leur faux culte, ils ne voulurent pas s’humilier sous la puissante main de Dieu; mais ils cherchèrent à attribuer à une autre cause la raison de leur affliction.

Jézabel refusa catégoriquement de reconnaître dans la sécheresse un châtiment de Dieu. Dans son entêtement à défier le ciel, elle entraîna presque toute la nation à rendre responsable Elie des souffrances qui l’accablaient. N’avait-il pas désapprouvé leurs formes de culte? Si seulement on pouvait arriver à se débarrasser de lui, disait-elle, la colère des dieux s’apaiserait, et les maux dont souffrait Israël prendraient fin.

Poussé par la reine, Achab fit entreprendre les plus actives recherches pour découvrir le lieu où se cachait le prophète. Il envoya des émissaires de tous côtés, même à l’étranger, afin de trouver celui qu’il abhorrait et redoutait en même temps. Dans son acharnement à poursuivre l’homme de Dieu, il fit attester par serment à ces royaumes qu’ils ne savaient rien sur la demeure du prophète. Mais toutes les recherches d’Achab demeurèrent vaines. Elie était à l’abri des méchancetés du roi dont les péchés avaient attiré sur le pays le châtiment d’un Dieu offensé.

Ne réussissant pas à découvrir Elie, Jézabel résolut de se venger en faisant mettre à mort tous les prophètes du Dieu vivant. Aucun ne devait être épargné. Ainsi périrent de nombreux serviteurs de l’Éternel. Cependant, quelques-uns échappèrent au massacre. Abdias, chef de la maison d’Achab, resté fidèle au Seigneur, « prit cent prophètes », et, au péril de sa vie, il les « cacha cinquante par cinquante dans une caverne », et il les nourrit « de pain et d’eau » (1 Rois 18:4).

Deux années s’écoulèrent. Aucun signe de pluie n’étant apparu dans le ciel implacable, la sécheresse et la famine continuaient à dévaster le royaume. Pères et mères, incapables de soulager les souffrances de leurs enfants, assistaient impuissants à leur agonie. Et malgré tout, la nation apostate refusait toujours de s’humilier devant Dieu, et ne cessait de murmurer contre le prophète dont les paroles avaient amené une calamité semblable. Les gens se montraient incapables de discerner dans leur détresse et leur souffrance un appel à la repentance, une intervention divine pour les empêcher de franchir la limite qui les priverait du pardon divin.

L’apostasie d’Israël s’avérait plus effroyable encore que la famine sous ses formes les plus horribles. Dieu cherchait à débarrasser les Israélites de leurs erreurs tout en les amenant à reconnaître celui auquel ils devaient la vie et toutes choses. Il essayait de les aider à retrouver leur foi perdue, et cela au prix d’une grande affliction.

« Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive? … Rejetez loin de vous toutes les transgressions par lesquelles vous avez péché; faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël? Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur, l’Éternel. Convertissez-vous donc, et vivez. … Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël? » (Ézéchiel 18:23, 31, 32; 33:11)

Le Seigneur avait envoyé ses messagers aux Israélites pour les supplier de revenir à lui. S’ils avaient écouté ces appels, s’ils s’étaient détournés du culte de Baal pour retourner au Dieu vivant, le message d’Elie n’aurait jamais été délivré. Mais les avertissements qui auraient dû leur apporter une « odeur de vie donnant la vie », ne produisirent qu’une « odeur de mort donnant la mort ». Blessés dans leur orgueil, irrités contre les prophètes, les Israélites nourrissaient maintenant une haine farouche contre Elie. S’il avait pu tomber entre leurs mains, avec quelle joie ils l’auraient livré à la reine Jézabel! Comme si, imposant silence à sa voix, ils pouvaient empêcher l’accomplissement de la prophétie! En présence de la calamité, ils persévéraient dans leur endurcissement. Ils aggravaient ainsi le mal qui avait attiré sur la nation le châtiment de Dieu.

Le seul remède à la situation était de se détourner des péchés qui avaient provoqué le châtiment du Tout-Puissant, et de revenir à lui de tout son cœur. Car cette assurance leur avait été donnée: « Quand je fermerai le ciel et qu’il n’y aura point de pluie, quand j’ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j’enverrai la peste parmi mon peuple; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7:13, 14) C’était pour aboutir à cette victoire triomphale que le Seigneur persistait à retenir la rosée et la pluie jusqu’à ce qu’une réforme radicale s’opérât en Israël. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Lundi, le 31 Octobre 2022

Chapitre 8

L’apostasie nationale

De la mort de Jéroboam au moment où Elie se présenta devant Achab, le peuple d’Israël, gouverné par des hommes qui ne craignaient pas Dieu et encourageaient d’étranges formes de culte, subit un sérieux déclin spirituel. Le plus grand nombre perdit rapidement de vue son devoir de servir le Dieu vivant, et adopta de multiples pratiques idolâtres.

Nadab, fils de Jéroboam, ne régna que deux ans. Une conspiration menée par Baescha, un de ses généraux qui voulait prendre en main le gouvernement du royaume, mit fin brusquement à sa vie de péché. Il fut tué, ainsi que tous les siens qui auraient pu lui succéder, « selon la parole que l’Éternel avait dite par son serviteur Achija de Silo, à cause des péchés que Jéroboam avait commis et qu’il avait fait commettre à Israël » (1 Rois 15:29, 30).

Ainsi périt la maison de Jéroboam. Le culte idolâtre introduit par le roi avait attiré sur les coupables le châtiment de Dieu, ce qui n’empêcha pas les rois qui lui succédèrent: Baescha, Ela, Zimri et Omri, de suivre pendant près de quarante ans la même pente fatale du mal.

Pendant la plus grande partie du temps où l’apostasie triompha dans le royaume d’Israël, Asa occupa le trône du royaume de Juda. Durant de nombreuses années, « Asa fit ce qui est bien et droit aux yeux de l’Éternel, son Dieu. Il fit disparaître les autels de l’étranger et les hauts lieux, il brisa les statues et abattit les idoles. Il ordonna à Juda de rechercher l’Éternel, le Dieu de ses pères, et de pratiquer la loi et les commandements. Il fit disparaître de toutes les villes de Juda les hauts lieux et les statues consacrés au soleil. Et le royaume fut en repos devant lui. » (2 Chroniques 14:1-4)

Mais la foi d’Asa fut mise à rude épreuve lorsque « Zérach, l’Ethiopien, sortit contre eux avec une armée d’un million d’hommes et trois cents chars » (2 Chroniques 14:8), et envahit le royaume. Devant ce danger, Asa ne mit sa confiance ni dans les « villes fortes de Juda », qu’il avait bâties avec « des murs, des tours, des portes et des barres », ni dans « les hommes vaillants » (2 Chroniques 14:5-7) de son armée bien entraînée, mais dans les armées de l’Éternel, au nom duquel avaient été opérées autrefois de si merveilleuses délivrances. Il rangea ses forces pour la bataille, et il implora le secours d’en haut.

Les deux armées se trouvèrent alors en face l’une de l’autre. Ce fut un moment de rude épreuve pour ceux qui servaient le Seigneur. Tous avaient-ils confessé leurs péchés? Plaçaient-ils toute leur confiance en Dieu pour triompher? Telles étaient les pensées qui agitaient l’esprit des chefs. A vues humaines, l’armée redoutable d’Égypte anéantirait tout devant elle. Mais en temps de paix, Asa ne s’était pas livré aux plaisirs et aux divertissements; il s’était préparé à toute éventualité. Son armée était prête au combat. Il avait fait l’impossible pour amener son peuple à faire la paix avec Dieu. Et maintenant, bien que ses forces fussent inférieures en nombre à celles de l’ennemi, sa foi en celui en qui il avait placé toute sa confiance ne faiblissait pas.

Au temps de la prospérité, le roi avait recherché le Seigneur; maintenant qu’il était dans l’adversité, il pouvait se reposer sur lui. Ses prières montraient que la force merveilleuse de Dieu ne lui était pas étrangère. « Éternel, disait-il, toi seul peux venir en aide au faible comme au fort: viens à notre aide, Éternel, notre Dieu! car c’est sur toi que nous nous appuyons, et nous sommes venus en ton nom contre cette multitude. Éternel, tu es notre Dieu: que ce ne soit pas l’homme qui l’emporte sur toi! » (2 Chroniques 14:10)

La prière d’Asa est celle que tout chrétien doit adresser à Dieu dans n’importe quelle circonstance. Nous livrons un combat, non « contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Voir Éphésiens 6:12). Dans ce combat de la vie, nous devons faire face aux forces du mal liguées contre le bien. Il faut alors que notre espérance soit placée, non dans les hommes, mais dans le Dieu vivant. Avec la parfaite assurance de la foi, nous pouvons espérer que le Seigneur unira sa toute-puissance aux forces des hommes pour glorifier son nom. Revêtus de l’armure de la justice, nous remporterons la victoire sur tous les ennemis.

La foi d’Asa fut récompensée d’une manière éclatante. « L’Éternel frappa les Ethiopiens devant Asa et devant Juda, et les Ethiopiens prirent la fuite. Asa et le peuple qui était avec lui les poursuivirent jusqu’à Guérar, et les Ethiopiens tombèrent sans pouvoir sauver leur vie, car ils furent détruits par l’Éternel et par son armée. » (2 Chroniques 14:11, 12)

Alors que les armées victorieuses de Juda et de Benjamin revenaient à Jérusalem, « l’Esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d’Obed, et Azaria alla au-devant d’Asa et lui dit: Ecoutez-moi, Asa, et tout Juda et Benjamin! L’Éternel est avec vous quand vous êtes avec lui; si vous le cherchez, vous le trouverez: mais si vous l’abandonnez, il vous abandonnera. » « Vous donc, fortifiez-vous, et ne laissez pas vos mains s’affaiblir, car il y aura un salaire pour vos œuvres. » (2 Chroniques 15:1, 2, 7)

Grandement encouragé par ces paroles, Asa entreprit tôt après une seconde réforme dans le royaume de Juda. Il « fit disparaître les abominations de tout le pays de Juda et de Benjamin et des villes qu’il avait prises dans la montagne d’Ephraïm, et il restaura l’autel de l’Éternel qui était devant le portique de l’Éternel. Il rassembla tout Juda et Benjamin, et ceux d’Ephraïm et Manassé et de Siméon qui habitaient parmi eux, car un grand nombre de gens d’Israël se joignirent à lui lorsqu’ils virent que l’Éternel, son Dieu, était avec lui. Ils s’assemblèrent à Jérusalem le troisième mois de la quinzième année du règne d’Asa. Ce jour-là, ils sacrifièrent à l’Éternel, sur le butin qu’ils avaient amené, sept cents bœufs et sept mille brebis. Ils prirent l’engagement de chercher l’Éternel, le Dieu de leurs pères, de tout leur cœur et de toute leur âme. … Et ils l’avaient trouvé, et l’Éternel leur donna du repos de tous côtés. » (2 Chroniques 15:8-12, 15)

La longue histoire de la fidélité d’Asa fut cependant entachée par certaines fautes commises parfois lorsqu’il ne mettait pas toute sa confiance en Dieu. Par exemple, quand le roi d’Israël envahit le royaume de Juda et s’empara de Rama, ville forte située à huit kilomètres de Jérusalem, Asa contracta une alliance avec Ben-Hadad, roi de Syrie. Cette absence de confiance en Dieu dans l’adversité fut sévèrement réprimandée par le prophète Hanani, qui vint trouver Asa, et lui dit: « Parce que tu t’es appuyé sur le roi de Syrie et que tu ne t’es pas appuyé sur l’Éternel, ton Dieu, l’armée du roi de Syrie s’est échappée de tes mains. Les Ethiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers? Et cependant l’Éternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui. Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres. » (2 Chroniques 16:7-9)

Après avoir entendu ces paroles, Asa aurait dû s’humilier devant Dieu; mais il « fut irrité contre le voyant, et il le fit mettre en prison, parce qu’il était en colère contre lui. Et dans le même temps Asa opprima aussi quelques-uns du peuple. » (2 Chroniques 16:10)

« La trente-neuvième année de son règne, Asa eut les pieds malades au point d’éprouver de grandes douleurs; même pendant sa maladie, il ne chercha pas l’Éternel, mais il consulta les médecins. » (2 Chroniques 16:12) Le roi mourut la quarante et unième année de son règne, et son fils Josaphat lui succéda.

Deux ans avant la mort d’Asa, Achab monta sur le trône d’Israël. Dès son avènement, il fit preuve d’une apostasie effrayante. Son père Omri, fondateur de Samarie, « fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, et il agit plus mal que tous ceux qui avaient été avant lui » (1 Rois 16:25). Mais Achab alla plus loin dans le péché. Il « fit plus encore que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l’Éternel, le Dieu d’Israël », en agissant « comme si c’eût été peu de chose de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath » (1 Rois 16:33, 31). Non content d’encourager les formes d’idolâtrie de Béthel et de Dan, il précipita le peuple dans le paganisme le plus grossier en remplaçant le culte de l’Éternel par celui de Baal. Il prit pour femme Jézabel, « fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens », et grand prêtre de Baal. Achab « servit Baal, et se prosterna devant lui. Il éleva un autel à Baal dans la maison de Baal qu’il bâtit à Samarie. » (1 Rois 16:31, 32)

Achab ne se contenta pas d’introduire le culte de Baal dans la capitale du royaume. A l’instigation de Jézabel, il fit aussi élever des autels dans les « hauts lieux ». Là, sous des berceaux de verdure, les prêtres et ceux qui étaient attachés à ce culte envoûtant exerçaient leur influence maléfique; si bien que presque tout Israël suivit Baal. « Il n’y a eu personne qui se soit vendu comme Achab pour faire ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, et Jézabel, sa femme, l’y excitait. Il a agi de la manière la plus abominable, en allant après les idoles, comme le faisaient les Amoréens, que l’Éternel chassa devant les enfants d’Israël. » (1 Rois 21:25, 26)

Achab était faible de caractère. Son mariage avec une femme idolâtre, autoritaire et obstinée, le fit courir au désastre, lui et la nation. Dépourvu de tout principe, de tout noble idéal, il fut facilement influencé par l’esprit volontaire de Jézabel. Sa nature égoïste le rendit incapable d’apprécier les grâces du Dieu d’Israël, et de remplir ses devoirs de chef et de gardien du peuple élu.

Sous l’influence néfaste du règne d’Achab, les enfants d’Israël s’éloignèrent du Dieu vivant et péchèrent devant sa face. Depuis de longues années déjà, ils avaient perdu le respect des choses divines; et il semblait maintenant que nul n’oserait risquer sa vie en s’opposant ouvertement à l’idolâtrie qui régnait partout. Les ténèbres de l’apostasie couvraient tout le pays; on y voyait à chaque pas des statues de Baal et d’Astarté. Les temples païens, les bosquets consacrés, où l’on adorait les œuvres faites de main d’homme, se multipliaient. L’air même était pollué par l’encens des sacrifices offerts aux faux dieux. Collines et vallées retentissaient des cris discordants des prêtres païens qui sacrifiaient au soleil, à la lune et aux étoiles.

Sous l’influence de Jézabel et de ses prêtres impies, on faisait accroire au peuple que les statues érigées comme idoles étaient des divinités régissant par leur pouvoir mystique les éléments: la terre, le feu et l’eau. Les dons du ciel  —  les ruisseaux bondissants, les fleuves à l’eau vivifiante, la rosée bienfaisante, les ondées rafraîchissantes et fertilisantes  —  toutes ces richesses étaient dues à l’obligeance de Baal et d’Astarté, au lieu d’être attribuées à l’auteur de tout bien et de tout don parfait. Le peuple oublia que les collines et les vallées, les rivières et les sources étaient dans la main du Dieu vivant, et que c’est lui qui dirige le soleil, les nuages et toutes les forces de la nature.

Le Seigneur envoya au roi et au peuple, par ses fidèles messagers, des avertissements répétés; mais ces paroles de reproches demeurèrent sans effet. C’est en vain que ces messagers proclamaient que l’Éternel était le seul Dieu d’Israël, en vain qu’ils exaltaient les lois qu’il leur avait confiées. Fasciné par le spectacle grandiose qu’offrait le culte des idoles, séduit par ses rites, le peuple suivait l’exemple du roi et de sa cour. Il se laissait aller aux plaisirs enivrants et avilissants d’un culte qui s’adressait aux sens. Dans leur fol aveuglement, les Israélites préférèrent rejeter Dieu et son culte pour adorer les idoles. La lumière dispensée si généreusement s’était changée en ténèbres. L’or fin s’était terni.

Hélas! comme la gloire d’Israël avait disparu! Jamais auparavant, le peuple élu n’était tombé à ce point dans l’apostasie. Il y avait « quatre cent cinquante prophètes de Baal » et « quatre cents prophètes d’Astarté » (1 Rois 18:19). Seule la puissance miraculeuse de Dieu pouvait préserver la nation d’une destruction totale. Israël s’était volontairement séparé de Dieu, qui, malgré tout, ne cessait de s’intéresser à tous ceux qui s’étaient égarés dans le péché. Il allait leur envoyer l’un de ses plus puissants prophètes, grâce auquel de nombreux rétrogrades reviendraient au Dieu de leurs pères. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Dimanche, le 30 Octobre 2022

Chapitre 7

Jéroboam

Élevé sur le trône par les dix tribus révoltées contre la maison de David, Jéroboam, ancien serviteur de Salomon, aurait pu apporter de sages réformes dans les affaires civiles et religieuses de l’Etat. Il avait fait preuve, sous le règne de Salomon, d’une grande habileté et d’un jugement solide. Les connaissances acquises au cours de son fidèle service lui avaient permis de gouverner avec sagesse. Mais il ne mit pas en Dieu sa confiance.

Ce que Jéroboam redoutait par-dessus tout, c’était que ses sujets ne fussent gagnés par le roi qui occupait le trône de David à Jérusalem. Il se disait que si les dix tribus étaient libres de se rendre fréquemment dans l’ancienne capitale de la monarchie juive, où les services religieux continuaient à se dérouler dans le temple, comme au temps de Salomon, un grand nombre d’Israélites renouvelleraient leur allégeance au gouvernement de Jérusalem. Encouragé par ses conseillers, Jéroboam décida par un coup d’audace de diminuer le plus possible les chances de révolte contre son gouvernement. Il créa à Béthel et à Dan deux centres de culte. Là, les dix tribus seraient invitées à se rassembler pour y adorer Dieu, plutôt qu’à Jérusalem.

Tout en organisant ce changement, Jéroboam chercha à frapper l’imagination des Israélites en plaçant devant eux une représentation symbolique du Dieu invisible. Il fit donc deux veaux d’or qu’il plaça l’un à Béthel, l’autre à Dan. Mais en voulant représenter la divinité, le roi violait le commandement formel de Dieu: « Tu ne te feras point d’image taillée. … Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point. » (Exode 20:4, 5)

Jéroboam avait un tel désir d’empêcher les dix tribus de se rendre à Jérusalem qu’il ne s’aperçut pas de la faiblesse fondamentale de ses agissements. Il ne vit pas le grand danger auquel il exposait les Israélites en plaçant devant eux un symbole idolâtre de la divinité, symbole si familier à leurs ancêtres pendant les siècles que dura leur servitude en Égypte. Son récent séjour dans ce pays aurait dû cependant lui faire comprendre combien il était imprudent de placer devant le peuple de telles idoles. Mais son intention arrêtée d’empêcher les tribus du nord de se rendre à la ville sainte l’amena à prendre ces mesures. « Assez longtemps vous êtes montés à Jérusalem, dit-il au peuple; Israël! voici ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte. » (1 Rois 12:28) Les Israélites étaient ainsi invités à se prosterner devant des idoles, ce qui constituait une étrange manière d’adoration.

Le roi essaya de persuader les Lévites qui vivaient dans son royaume de servir comme prêtres dans les nouveaux sanctuaires de Béthel et de Dan. Mais il se heurta à leur refus. Il fut donc obligé d’élever à la prêtrise des hommes « pris parmi tout le peuple » (1 Rois 12:31). Effrayés par la perspective qui se présentait devant eux, tous ceux qui étaient restés fidèle au Seigneur, y compris un grand nombre de Lévites, s’enfuirent à Jérusalem pour y adorer selon la volonté divine.

« Jéroboam établit une fête au huitième mois, le quinzième jour du mois, comme la fête qui se célébrait en Juda, et il offrit des sacrifices sur l’autel. Voici ce qu’il fit à Béthel, afin que l’on sacrifiât aux veaux qu’il avait faits. Il plaça à Béthel les prêtres des hauts lieux qu’il avait élevés. » (1 Rois 12:32)

Mais ce défi lancé au Seigneur en rejetant les institutions sacrées ne devait pas rester impuni. Au moment même où Jéroboam officiait et brûlait des parfums sur l’autel qu’il avait élevé et qu’il dédicaçait, un homme de Dieu lui apparut. Il arrivait de Juda pour l’accuser d’introduire une nouvelle forme de culte. Le prophète « cria contre l’autel … et dit: Autel! autel! ainsi parle l’Éternel: Voici, il naîtra un fils à la maison de David; son nom sera Josias; il immolera sur toi les prêtres des hauts lieux qui brûlent sur toi des parfums, et l’on brûlera sur toi des ossements d’hommes!

»Et le même jour il donna un signe, en disant: C’est ici le signe que l’Éternel a parlé: Voici, l’autel se fendra, et la cendre qui est dessus sera répandue. » Aussitôt l’autel « se fendit, et la cendre qui était dessus fut répandue, selon le signe qu’avait donné l’homme de Dieu, par la parole de l’Éternel » (1 Rois 13:2, 3, 5).

Devant ce spectacle, Jéroboam défia le Seigneur, et essaya de s’opposer à celui qui avait prononcé ces paroles. Furieux, « il avança la main de dessus l’autel, en disant: Saisissez-le! » Ce geste impétueux fut suivi d’un rapide châtiment. La main qu’il étendait encore contre le messager de Dieu « devint sèche, et il ne put la ramener à soi ».

Frappé de terreur, le roi supplia alors le prophète d’intercéder pour lui auprès du Seigneur. « Implore l’Éternel, ton Dieu, lui dit-il, et prie pour moi, afin que je puisse retirer ma main. L’homme de Dieu implora l’Éternel, et le roi put retirer sa main, qui fut comme auparavant. » (1 Rois 13:4, 6)

C’était donc en vain que Jéroboam essayait de faire solennellement la dédicace de cet autel, destiné à détourner les fidèles du culte de l’Éternel célébré dans le temple de Jérusalem. Le message du prophète aurait dû pousser le roi à se repentir, et à abandonner ses mauvais penchants qui détournaient le peuple du culte du vrai Dieu. Mais il endurcit son cœur, et il décida de suivre sa propre voie.

Au moment où fut célébrée la fête de Béthel, les Israélites nourrissaient encore de bons sentiments. Beaucoup étaient susceptibles d’être influencés par le Saint-Esprit. C’est alors que le Seigneur résolut de mettre un terme, avant qu’il soit trop tard, aux rapides progrès de l’apostasie chez les Israélites. Il envoya son messager pour interrompre leurs pratiques idolâtres, et montrer au roi et au peuple à quels résultats aboutirait cette idolâtrie. Lorsque l’autel se fendit, le Seigneur manifestait son mécontentement à l’égard des abominations qui se commettaient en Israël.

Dieu cherche à sauver les hommes, non à les perdre. Il se plaît à secourir les pécheurs. « Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Éternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure. » (Ézéchiel 33:11) Par des supplications et des avertissements, il exhorte le pécheur à abandonner le mal pour retourner à lui et vivre. Il donne à ses messagers une sainte assurance, qui fait naître chez ceux qui l’entendent des sentiments de crainte et de repentance. Avec quel courage le prophète de Dieu réprimanda le roi! Or, ce courage devait se manifester. Le péché qui régnait en Israël n’aurait pu être censuré autrement. Dieu donna à son serviteur de l’audace, afin que ceux qui l’entendraient puissent en conserver une impression durable. Les messagers du Seigneur doivent se tenir résolument du côté du bien, et ne jamais avoir peur d’affronter les hommes. Aussi longtemps qu’ils mettent leur confiance en Dieu, ils n’ont rien à craindre, car celui qui leur a confié une mission les assure aussi de sa protection.

Son message délivré, le prophète se disposait à prendre le chemin du retour lorsque Jéroboam lui dit: « Entre avec moi dans la maison, tu prendras quelque nourriture, et je te donnerai un présent. » « Quand tu me donnerais la moitié de ta maison, lui répondit le prophète, je n’entrerais pas avec toi. Je ne mangerai point de pain, et je ne boirai point d’eau dans ce lieu-ci; car cet ordre m’a été donné, par la parole de l’Éternel: Tu ne mangeras point de pain et tu ne boiras point d’eau, et tu ne prendras pas à ton retour le chemin par lequel tu seras allé. » (1 Rois 13:7-9)

Tout se serait bien passé pour le prophète, s’il s’en était tenu à son intention de retourner en Juda sans délai. Mais alors qu’il revenait chez lui par un autre chemin, il fut rejoint par un vieillard se disant prophète, et qui lui fit ce faux rapport: « Moi aussi, je suis prophète comme toi; et un ange m’a parlé de la part de l’Éternel, et m’a dit: Ramène-le avec toi dans ta maison, et qu’il mange du pain et boive de l’eau. » Il répéta plusieurs fois cette invitation mensongère; il se montra si pressant qu’il réussit à persuader le prophète, et celui-ci se rendit chez lui. Mais puisqu’il se permettait de suivre une voie contraire à celle qui lui avait été tracée, Dieu allait lui faire subir le châtiment que méritait sa transgression.

Tandis qu’il était à table avec celui qui l’avait invité à revenir à Béthel, la parole de l’Éternel fut adressée au faux prophète, et il « cria à l’homme de Dieu qui était venu de Juda: Ainsi parle l’Éternel: Parce que tu as été rebelle à l’ordre de l’Éternel, et que tu n’as pas observé le commandement que l’Éternel, ton Dieu, t’avait donné, … ton cadavre n’entrera pas dans le sépulcre de tes pères. » (1 Rois 13:18-22)

Cette sinistre prophétie ne tarda pas à se réaliser. « Quand le prophète qu’il avait ramené eut mangé du pain et qu’il eut bu de l’eau, il sella l’âne pour lui. … Et il fut rencontré dans le chemin par un lion qui le tua. Son cadavre était étendu dans le chemin; l’âne resta auprès de lui, et le lion se tint à côté du cadavre. Et voici, des gens qui passaient virent le cadavre étendu dans le chemin et le lion se tenant à côté du cadavre; et ils en parlèrent à leur arrivée dans la ville où demeurait le vieux prophète. Lorsque le prophète qui avait ramené du chemin l’homme de Dieu l’eut appris, il dit: C’est l’homme de Dieu qui a été rebelle à l’ordre de l’Éternel. » (1 Rois 13:23-26)

Le châtiment infligé au messager infidèle donnait encore plus de force à la prophétie prononcée sur l’autel de Béthel. Si, après avoir désobéi à l’ordre du Seigneur, le prophète avait pu continuer son chemin sans être inquiété, le roi aurait exploité ce fait pour essayer de justifier sa propre désobéissance. Lorsque l’autel se fendit, que sa main sécha et qu’il vit le sort terrible réservé au prophète qui avait osé enfreindre l’ordre de Dieu, Jéroboam aurait dû comprendre avec quelle promptitude le Seigneur punit ceux qui l’offensent, et les jugements divins, l’avertir de ne pas persister dans le mal. Mais, loin de se repentir, le roi « créa de nouveau des prêtres des hauts lieux parmi tout le peuple; quiconque en avait le désir, il le consacrait prêtre des hauts lieux ». Non seulement il commettait lui-même un grave péché, mais « ce fut là une occasion de péché pour la maison de Jéroboam, et c’est pour cela qu’elle a été exterminée et détruite de dessus la face de la terre » (1 Rois 13:33, 34; 14:16).

Vers la fin de son règne, qui dura vingt-deux ans et connut beaucoup d’agitations, Jéroboam subit une défaite sanglante en guerroyant contre Abija, successeur de Roboam. « Jéroboam n’eut plus de force du temps d’Abija; et l’Éternel le frappa, et il mourut. » (2 Chroniques 13:20)

L’apostasie introduite en Israël sous le règne de Salomon se répandit de plus en plus, si bien qu’elle conduisit le royaume à une ruine totale. Avant la mort de Jéroboam, Achija, le vieux prophète de Silo qui avait prédit longtemps à l’avance son accession au trône, déclara: « L’Éternel frappera Israël, et il en sera de lui comme du roseau qui est agité dans les eaux; il arrachera Israël de ce bon pays qu’il avait donné à leurs pères, et il les dispersera de l’autre côté du fleuve, parce qu’ils se sont fait des idoles, irritant l’Éternel. Il livrera Israël à cause des péchés que Jéroboam a commis et qu’il a fait commettre à Israël. » (1 Rois 14:15, 16)

Cependant le Seigneur ne se détourna pas du peuple d’Israël sans avoir tout fait pour le ramener à lui. Pendant de longues et sombres périodes, alors que rois après rois se dressaient pleins d’arrogance contre le ciel, et précipitaient de plus en plus Israël dans l’idolâtrie, Dieu envoyait à son peuple message sur message. Il lui donnait ainsi l’occasion, par ses prophètes, d’endiguer la marée de l’apostasie, et de revenir à lui. Pendant les années qui suivirent le partage du royaume, Elie et Elisée exercèrent leur ministère, tandis que les tendres appels d’Osée, d’Amos et d’Abdias trouvaient un écho dans le pays d’Israël. Il y eut encore là de nobles témoins de la puissance divine pour sauver le peuple de ses péchés. Aux heures les plus sombres, au sein même de l’idolâtrie, un certain nombre d’hommes restèrent fidèles, et furent irrépréhensibles aux yeux du Dieu saint. Ils faisaient partie de ce reste précieux par lequel devait s’accomplir le dessein éternel du Seigneur. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Samedi, le 29 Octobre 2022

Chapitre 6

Division du royaume

« Salomon se coucha avec ses pères, et il fut enterré dans la ville de David, son père. Roboam, son fils, régna à sa place. » (1 Rois 11:43)

Peu de temps après être monté sur le trône, Roboam se rendit à Sichem, où il s’attendait à être proclamé roi par toutes les tribus d’Israël. Le récit sacré nous dit: « Roboam se rendit à Sichem, car tout Israël était venu à Sichem pour le faire roi. » (2 Chroniques 10:1)

Or, parmi l’assemblée se trouvait Jéroboam, fils de Nébath  —  ce même Jéroboam connu sous le règne de Salomon comme « un homme fort et vaillant », et à qui le prophète Achija, de Silo, avait fait cette impressionnante prédiction: « Voici, je vais arracher le royaume de la main de Salomon, et je te donnerai dix tribus. » (1 Rois 11:28, 31)

Par son messager, le Seigneur avait montré clairement à Jéroboam la nécessité de partager le royaume. Ce partage devait avoir lieu, avait-il déclaré, « parce qu’ils m’ont abandonné, et se sont prosternés devant Astarté, divinité des Sidoniens, devant Kemosch, dieu de Moab, et devant Milcom, dieu des fils d’Ammon, et parce qu’ils n’ont point marché dans mes voies pour faire ce qui est droit à mes yeux et pour observer mes lois et mes ordonnances, comme l’a fait David, père de Salomon. » (1 Rois 11:33)

Plus tard, Jéroboam reçut des instructions lui indiquant que le royaume ne serait pas divisé avant la fin du règne de Salomon. « Je n’ôterai pas de sa main tout le royaume, car je le maintiendrai prince tout le temps de sa vie, à cause de David, mon serviteur, que j’ai choisi, et qui a observé mes commandements et mes lois. Mais j’ôterai le royaume de la main de son fils, et je t’en donnerai dix tribus. » (1 Rois 11:34, 35)

Bien que Salomon ait vivement souhaité préparer Roboam, son successeur légitime, à se montrer sage au cours de la crise prédite par le prophète, il ne put réussir à exercer une influence assez profonde sur lui pour tourner sa pensée vers le bien. Il faut dire que l’éducation première de ce fils avait été gravement négligée. Sa mère, une Ammonite, l’avait doté d’un caractère indécis. Parfois il s’efforçait de servir Dieu, qui lui accordait alors une certaine prospérité; mais il n’était pas stable, et il finissait par céder aux mauvaises influences de ceux qui l’entouraient depuis sa plus tendre enfance. Les fautes qu’il commit pendant son règne, son apostasie finale, nous montrent à quels terribles résultats aboutit Salomon en s’alliant à des femmes idolâtres.

Les tribus d’Israël avaient longtemps subi de cruelles injustices de la part de leur ancien monarque. Les prodigalités auxquelles Salomon se livra au cours de son apostasie l’avaient amené à accabler le peuple de lourds impôts, et à le plonger dans une rude servitude. Avant de couronner un nouveau roi, les chefs des tribus voulurent s’assurer si le fils de Salomon était décidé à alléger leurs lourdes charges. « Alors Jéroboam et tout Israël vinrent à Roboam et lui parlèrent ainsi: Ton père a rendu notre joug dur: maintenant allège cette rude servitude et le joug pesant que nous a imposé ton père. Et nous te servirons. »

Roboam voulut consulter ses conseillers avant de se prononcer. Il répondit: « Revenez vers moi dans trois jours. Et le peuple s’en alla. »

« Le roi Roboam consulta les vieillards qui avaient été auprès de Salomon, son père, pendant sa vie, et il dit: Que conseillez-vous de répondre à ce peuple? Et voici ce qu’ils lui dirent: Si tu es bon envers ce peuple, si tu les reçois favorablement, et si tu leur parles avec bienveillance, ils seront pour toujours tes serviteurs. » (2 Chroniques 10:3-7)

Mécontent de cette réponse, Roboam se tourna vers les jeunes gens qui avaient grandi avec lui et qui l’entouraient. Il leur dit: « Que conseillez-vous de répondre à ce peuple qui me tient ce langage: Allège le joug que nous a imposé ton père? » (1 Rois 12:9) Les jeunes gens lui suggérèrent d’user de rigueur avec ses sujets, et de leur dire ouvertement de ne pas s’ingérer dans ses affaires personnelles.

Grisé par la perspective d’exercer le pouvoir suprême, Roboam résolut de mépriser les avis des vieillards de son royaume pour ne suivre que ceux de ses jeunes conseillers. Il arriva donc qu’au jour convenu, lorsque « Jéroboam et tout le peuple vinrent à Roboam » pour être fixés sur les intentions du nouveau monarque, celui-ci « leur répondit durement … et il leur parla ainsi: Mon père a rendu votre joug pesant, et moi je vous le rendrai plus pesant; mon père vous a châtiés avec des fouets, et moi je vous châtierai avec des scorpions. » (1 Rois 12:12-14)

Si Roboam et ses conseillers inexpérimentés avaient compris le dessein de Dieu au sujet d’Israël, ils auraient tenu compte des revendications du peuple, exigeant des réformes énergiques dans l’administration royale. Mais lors de l’assemblée de Sichem, ils ne comprirent pas la cause profonde de ces revendications et affaiblirent ainsi leur influence auprès de la majorité du peuple. Leur détermination de perpétuer et d’alourdir le joug imposé par Salomon s’opposait formellement au dessein de Dieu, et fit naître chez les Israélites de sérieux doutes sur la sincérité de leurs mobiles. En voulant exercer le pouvoir d’une manière si insensée, le roi et ses conseillers firent preuve d’orgueil et de despotisme.

Mais le Seigneur ne permit pas à Roboam de réaliser le programme politique qu’il s’était tracé. Des milliers de sujets des tribus d’Israël, indignés de l’oppression que leur avait fait subir Salomon, étaient maintenant décidés à se révolter contre la maison de David. « Lorsque tout Israël vit que le roi ne l’écoutait pas, dit le récit sacré, le peuple répondit au roi: Quelle part avons-nous avec David? Nous n’avons point d’héritage avec le fils d’Isaï! A tes tentes, Israël! Maintenant, pourvois à ta maison, David! Et Israël alla dans ses tentes. » (1 Rois 12:16)

La rupture provoquée par les paroles violentes de Roboam s’avérait irréparable. Il s’ensuivit une scission: les tribus de Juda et de Benjamin formèrent la partie méridionale du royaume de Juda, sous la domination de Roboam, tandis que les dix tribus du nord constituèrent un gouvernement à part, connu sous le nom de royaume d’Israël, dont Jéroboam fut le roi. Ainsi s’accomplit « la parole que l’Éternel avait dite par Achija. … Cela fut dirigé par l’Éternel. » (1 Rois 12:15)

Lorsque Roboam vit que dix tribus refusaient de lui obéir, il tenta l’impossible pour arranger les choses. Il chargea un homme influent du royaume, « Adoram, qui était préposé sur les impôts », d’intervenir auprès des rebelles. Mais ses tentatives de réconciliation reçurent un accueil qui montrait bien les véritables sentiments des révoltés. « Adoram fut lapidé par tout Israël, et il mourut. » Epouvanté par l’ampleur de la révolte, « le roi Roboam se hâta de monter sur un char, pour s’enfuir à Jérusalem » (1 Rois 12:18). Là, il « rassembla toute la maison de Juda et la tribu de Benjamin, cent quatre-vingt mille hommes d’élite propres à la guerre, pour qu’ils combattissent contre la maison d’Israël afin de la ramener sous la domination de Roboam, fils de Salomon. Mais la parole de Dieu fut ainsi adressée à Schemaeja, homme de Dieu: Parle à Roboam, fils de Salomon, roi de Juda, et à toute la maison de Juda et de Benjamin, et au reste du peuple. Et dis-leur: Ainsi parle l’Éternel: Ne montez point, et ne faites pas la guerre à vos frères, les enfants d’Israël! Que chacun de vous retourne dans sa maison, car c’est de par moi que cette chose est arrivée. Ils obéirent à la parole de l’Éternel. » (1 Rois 12:21-24)

Pendant trois ans, Roboam s’efforça de tirer profit de la douloureuse expérience qu’il avait faite en montant sur le trône, et son règne fut prospère. « Il bâtit des villes fortes en Juda », et « il les fortifia, et y établit des commandants, et des magasins de vivres, d’huile et de vin ». Il s’appliqua à rendre ces villes « très fortes » (2 Chroniques 11:5, 11, 12). Mais le secret de la prospérité de Juda pendant les premières années du règne de Roboam ne résidait pas dans ces mesures. C’était grâce au fait que les tribus de Juda et Benjamin reconnurent Dieu comme chef suprême qu’elles furent ainsi favorisées. Les hommes des tribus du nord qui craignaient Dieu vinrent grossir leurs rangs. « Ceux de toutes les tribus d’Israël, nous rapporte l’Ecriture, qui avaient à cœur de chercher l’Éternel, le Dieu d’Israël, suivirent les Lévites à Jérusalem. … Ils donnèrent ainsi de la force au royaume de Juda, et affermirent Roboam, fils de Salomon, pendant trois ans; car ils marchèrent pendant trois ans dans la voie de David et de Salomon. » (2 Chroniques 11:16, 17)

S’il avait persévéré dans cette voie, Roboam aurait eu l’occasion de se racheter en grande partie des erreurs de son passé, et de redonner à ses sujets confiance en ses dons de chef. Mais la plume inspirée nous a fait le récit douloureux du successeur de Salomon. Bien qu’entêté, orgueilleux, volontaire et porté à l’idolâtrie, si Roboam avait mis toute sa confiance en Dieu, il aurait affermi son caractère et sa foi, répondu aux exigences divines. Mais, à mesure que le temps s’écoulait, il se glorifiait de sa puissance et des forteresses qu’il avait fait construire. Il s’abandonnait petit à petit à ses penchants héréditaires jusqu’à tomber tout à fait dans l’idolâtrie. « Lorsque Roboam se fut affermi dans son royaume et qu’il eut acquis de la force, il abandonna la loi de l’Éternel, et tout Israël l’abandonna avec lui. » (2 Chroniques 12:1)

Comme ces paroles: « Et tout Israël avec lui », nous semblent lourdes de signification! Le peuple que le Seigneur avait choisi pour servir de lumière aux nations voisines se détournait de la source de sa puissance pour imiter les pays qu’il aurait dû éclairer. Ce qui arriva à Salomon se reproduisit chez Roboam: leur mauvais exemple égara une multitude d’âmes. Il en est encore ainsi de nos jours, à un degré plus ou moins grand, avec celui qui se laisse conduire par Satan. Malheureusement, l’influence du mal ne se limite pas à celui qui s’y adonne. Nul ne vit pour lui-même, nul ne souffre seul de son iniquité. Toute vie répand autour d’elle, soit une lumière qui projette ses rayons bienfaisants sur le sentier du prochain, soit une influence sombre et déprimante qui pousse au désespoir et à la mort. Nous conduisons nos semblables vers le bonheur et la vie éternelle, ou vers les abîmes de la tristesse et de la mort éternelle. Et si par nos actes nous aggravons les forces du mal chez ceux qui nous entourent, nous participons à leurs péchés.

Dieu ne permit pas que l’apostasie du roi de Juda demeurât impunie. « La cinquième année du règne de Roboam, Schischak, roi d’Égypte, monta contre Jérusalem, parce qu’ils avaient péché contre l’Éternel. Il avait mille deux cents chars et soixante mille cavaliers; et il vint d’Égypte avec lui un peuple innombrable. … Il prit les villes fortes qui appartenaient à Juda, et arriva jusqu’à Jérusalem.

»Alors Schemaeja, le prophète, se rendit auprès de Roboam et des chefs de Juda qui s’étaient retirés dans Jérusalem à l’approche de Schischak, et il leur dit: Ainsi parle l’Éternel: Vous m’avez abandonné; je vous abandonne aussi, et je vous livre entre les mains de Schischak. » (2 Chroniques 12:2-5)

Le peuple ne s’était pas encore adonné à l’apostasie au point de mépriser les jugements de Dieu. Dans les pertes subies au cours de l’invasion de Schischak, il reconnut la main de Dieu, et pendant un certain temps il s’humilia, et dit: « L’Éternel est juste! »

»Schischak, roi d’Égypte, monta contre Jérusalem. Il prit les trésors de la maison de l’Éternel et les trésors de la maison du roi, il prit tout. Il prit les boucliers d’or que Salomon avait faits. Le roi Roboam fit à leur place des boucliers d’airain, et il les remit aux soins des chefs des coureurs, qui gardaient l’entrée de la maison du roi. … Comme Roboam s’était humilié, l’Éternel détourna de lui sa colère et ne le détruisit pas entièrement. Et il y avait encore de bonnes choses en Juda. » (2 Chroniques 12:6-12)

Mais quand l’affliction eut disparu, et que la nation redevint prospère, un grand nombre oublièrent leurs craintes et retournèrent à l’idolâtrie. Le roi lui-même était de ceux-là. Bien qu’il ait été humilié par l’épreuve, il ne sut pas profiter de ce tournant décisif de sa vie. Il oublia la leçon que le Seigneur avait voulu lui donner, et il retomba dans les péchés qui avaient attiré les jugements divins sur la nation. Après quelques années ignominieuses au cours desquelles le monarque « fit le mal, parce qu’il n’appliqua pas son cœur à chercher l’Éternel, … Roboam se coucha avec ses pères, et il fut enterré dans la ville de David. Et Abija, son fils, régna à sa place. » (2 Chroniques 12:14, 16)

Avec le partage du royaume, au début du règne de Roboam, la gloire d’Israël commença à décliner pour ne plus jamais se révéler entièrement. Au cours des siècles qui suivirent, le trône de David fut parfois occupé par des hommes doués d’une haute valeur morale et d’un jugement pénétrant. Les bénédictions dont furent alors l’objet les habitants de Juda s’étendirent jusque sur les nations voisines. Parfois, le nom de Dieu fut exalté au-dessus de tous les faux dieux, et sa loi fut honorée. Parfois aussi, de puissants prophètes furent suscités pour affermir ces rois et encourager le peuple à demeurer fidèle au Seigneur. Mais la racine du mal qui avait commencé à croître du temps de Roboam ne fut jamais totalement extirpée, si bien que le peuple de Dieu tombait si bas qu’il était la risée des païens.

Cependant, en dépit de la perversité de ceux qui retournaient aux pratiques idolâtres, Dieu, dans sa miséricorde, faisait tout pour sauver ce royaume divisé. Alors que les années s’écoulaient, et que les plans divins envers Israël semblaient sérieusement contrecarrés par les machinations des hommes inspirés par Satan, le Seigneur continuait néanmoins à manifester sa bienveillance à l’égard de la nation par la captivité et la restauration.

Le partage du royaume n’était que le commencement d’une merveilleuse histoire, où s’inscrivaient à la fois la longue souffrance et la miséricorde divine. Le peuple d’Israël dut passer par l’affliction à cause de ses tendances au mal, héréditaires ou acquises. C’est ainsi que le Seigneur cherchait à le purifier pour en faire une nation particulière, zélée pour les bonnes œuvres. Ce peuple devait finalement reconnaître que « nul n’est semblable à toi, ô Éternel! Tu es grand, et ton nom est grand par ta puissance. Qui ne te craindrait, roi des nations? C’est à toi que la crainte est due; car, parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, nul n’est semblable à toi. … L’Éternel est Dieu en vérité, il est un Dieu vivant et un roi éternel. » (Jérémie 10:6, 7, 10) Les idolâtres durent enfin apprendre que les faux dieux sont incapables d’élever et de sauver. « Les dieux qui n’ont point fait les cieux et la terre disparaîtront de la terre et de dessous les cieux. » (Jérémie 10:11) Seuls ceux qui restent fidèles au Dieu vivant, Créateur et Maître de toutes choses, trouveront le repos et la paix.

D’un commun accord Juda et Israël, meurtris et repentants, renouvelèrent enfin leurs vœux de fidélité envers le Seigneur, le Dieu de leurs pères, et ils proclamèrent alors:

[Dieu] a créé la terre par sa puissance,

Il a fondé le monde par sa sagesse,

Il a étendu les cieux par son intelligence.

A sa voix, les eaux mugissent dans les cieux;

Il fait monter les nuages des extrémités de la terre,

Il produit les éclairs et la pluie,

Il tire le vent de ses trésors.

Tout homme devient stupide par sa science,

Tout orfèvre est honteux de son image taillée;

Car ses idoles ne sont que mensonge,

Il n’y a point en elles de souffle,

Elles sont une chose de néant, une œuvre de tromperie;

Elles périront, quand viendra le châtiment.

Celui qui est la part de Jacob n’est pas comme elles;

Car c’est lui qui a tout formé,

Et Israël est la tribu de son héritage.

L’Éternel des armées est son nom. (Jérémie 10:12-16). ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mercredi, le 26 Octobre 2022

Chapitre 3

Orgueil dans la prospérité

Aussi longtemps que Salomon exalta la loi divine, le Seigneur fut avec lui. La sagesse qu’il avait reçue lui permit de gouverner Israël d’une manière impartiale. Au début, alors que la prospérité et les honneurs terrestres le favorisaient, il resta humble, et grande fut son influence. « Salomon dominait sur tous les royaumes depuis le fleuve [l’Euphrate] jusqu’au pays des Philistins et jusqu’à la frontière d’Égypte. … Il avait la paix de tous les côtés alentour. Juda et Israël … habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, tout le temps de Salomon. » (1 Rois 4:21, 24, 25)

Mais après l’aube d’une vie riche en promesses, ce monarque sombra dans l’apostasie. L’Ecriture nous rapporte ce fait douloureux: celui qui avait reçu « le nom de Jedidja » (2 Samuel 12:25) (bien-aimé de l’Éternel), que le Seigneur honora de sa faveur par la sagesse remarquable dont il l’avait doté et qui lui valut une renommée mondiale; celui qui enseigna aux autres à rendre honneur au Dieu d’Israël; celui-là donc se détourna du culte de l’Éternel pour adorer les idoles des païens.

Des siècles avant que Salomon monte sur le trône, le Seigneur, prévoyant les dangers qui assailliraient les rois d’Israël, avait donné à Moïse des instructions pour leur servir de guide. Des ordres prescrivaient que celui qui s’assiérait sur le trône devait « écrire pour lui, dans un livre, une copie de cette loi », qu’il prendrait « auprès des sacrificateurs, les Lévites. Il devrait l’avoir avec lui et y lire tous les jours de sa vie, afin qu’il apprenne à craindre l’Éternel, son Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi et toutes ces ordonnances; afin que son cœur ne s’élève point au-dessus de ses frères, et qu’il ne se détourne de ces commandements ni à droite ni à gauche; afin qu’il prolonge ses jours dans son royaume, lui et ses enfants, au milieu d’Israël. » (Deutéronome 17:18-20)

En rapport avec ces instructions, le Seigneur avertit tout particulièrement celui qui recevrait l’onction royale de ne pas avoir « un grand nombre de femmes, afin que son cœur ne se détourne point; et qu’il ne fasse pas de grands amas d’argent et d’or ». (Deutéronome 17:17)

Salomon connaissait bien ces instructions, et il en tint compte pendant un certain temps. Son plus grand désir était de vivre et de gouverner selon les préceptes donnés au Sinaï. La manière dont il dirigea les affaires de son royaume contrastait vivement avec les coutumes des nations de cette époque, qui ne craignaient pas Dieu et dont les chefs foulaient aux pieds sa sainte loi.

Lorsque Salomon chercha à consolider ses rapports avec les puissants royaumes du sud d’Israël, il s’aventura sur un terrain défendu. Satan connaissait les résultats de l’obéissance. C’est pourquoi au début du règne de Salomon, glorieux à cause de sa sagesse, de sa bonté et de sa droiture, ce grand ennemi s’efforça de faire jouer des influences qui mineraient insidieusement la loyauté du monarque, et l’amèneraient à se séparer de Dieu. L’Ecriture nous rapporte comment il réussit à atteindre son but: « Salomon s’allia par mariage avec Pharaon, roi d’Égypte. Il prit pour femme la fille de Pharaon, et il l’amena dans la ville de David. » (1 Rois 3:1)

A vues humaines, ce mariage, bien que contraire aux enseignements de la loi divine, semblait être une bénédiction, car la femme païenne de Salomon se convertit et se joignit à lui pour adorer le vrai Dieu. De plus, Pharaon rendit un service important à Israël en s’emparant de Guézer, en tuant « les Cananéens qui habitaient dans la ville », et en la donnant « pour dot à sa fille, femme de Salomon » (1 Rois 9:16). Celui-ci rebâtit cette ville, et fortifia apparemment son royaume sur la côte méditerranéenne. Mais en contractant une alliance avec une nation païenne et un mariage avec une princesse idolâtre, Salomon méprisa imprudemment les sages conseils de Dieu pour maintenir la pureté de son peuple. L’espoir que sa femme, d’origine égyptienne, pourrait se convertir n’était qu’une faible excuse pour son péché.

Pendant un certain temps, Dieu, dans sa miséricorde infinie, limita les conséquences de cette terrible faute. Le roi, par sa conduite irréprochable, aurait du moins pu mettre un frein aux forces du mal déchaînées par son imprudence. Mais Salomon avait commencé à perdre de vue la source d’où lui venaient sa puissance et sa gloire. Alors que ses penchants triomphaient de sa raison, sa confiance en lui-même grandissait, et il cherchait à accomplir les desseins de Dieu selon ses propres vues. Il pensait que, par des traités politiques et commerciaux avec les pays voisins, il ferait connaître à ceux-ci le vrai Dieu. Il contracta donc des alliances avec plusieurs nations. Ces alliances étaient souvent scellées par des mariages avec des princesses païennes. Il ne tenait aucun compte des commandements divins relatifs aux coutumes des peuples étrangers.

Salomon se flattait de pouvoir, par sa sagesse et son exemple, détourner ses femmes de l’idolâtrie, et les amener au culte du Très-Haut. Il pensait aussi que les alliances contractées avec les pays voisins rapprocheraient ceux-ci d’Israël. Mais quel vain espoir! L’erreur commise par Salomon, en se jugeant assez fort pour résister aux influences païennes de ses alliés, lui fut fatale. Fatale aussi l’illusion lui faisant croire que les étrangers révéreraient les préceptes sacrés et les suivraient alors qu’il les méprisait lui-même.

Les alliances et les traités commerciaux contractés par le roi avec les nations païennes lui valurent la gloire, l’honneur et les richesses de ce monde. Il put se procurer ainsi en très grande quantité de l’or d’Ophir et de l’argent de Tarsis. « Le roi rendit l’argent et l’or aussi communs à Jérusalem que les pierres, et les cèdres aussi communs que les sycomores qui croissent dans la plaine. » (2 Chroniques 1:15) La richesse, et avec elle son cortège de tentations, grandissait parmi le peuple, mais l’or pur du caractère était terni et altéré.

L’apostasie de Salomon fut si graduelle qu’avant qu’il ait pu s’en rendre compte il s’était déjà éloigné de Dieu. Insensiblement, il perdit confiance dans la direction divine et les bénédictions qui en découlent pour ne compter que sur lui-même. Il refusa peu à peu d’accorder au Seigneur cette obéissance fidèle qui devait faire d’Israël un peuple particulier, et il se conforma de plus en plus aux coutumes des nations voisines. Il céda aux tentations inhérentes à ses succès et à son rang élevé, et il oublia la source de sa prospérité. Il mit son ambition à surpasser en puissance et en grandeur les autres pays, ce qui l’incita à employer pour des buts égoïstes les dons du ciel qu’il avait jusqu’alors mis au service de Dieu. L’argent qui aurait dû être consacré aux indigents, ou à la diffusion des principes d’une vie sainte dans le monde, fut englouti par des projets égoïstes et ambitieux.

Hanté par le désir de surpasser les autres nations par le faste de sa cour, le roi ne vit plus la nécessité de cultiver la beauté et la perfection du caractère. En cherchant à faire valoir sa propre gloire aux yeux du monde, il vendit son honneur et son intégrité. Les sommes énormes acquises par le commerce avec de nombreux pays furent majorées de lourdes taxes. Ainsi l’orgueil, l’ambition, la prodigalité et le plaisir amenèrent la cruauté et l’exaction. La conscience, la modération qui avaient caractérisé les rapports du roi avec son peuple, pendant la première partie de son règne, avaient maintenant disparu. Celui qui avait été le plus généreux et le plus avisé des monarques s’était transformé en tyran.

Ce roi, jadis compatissant, qui faisait régner la crainte de Dieu parmi son peuple, devint un despote, un potentat. Il leva impôts sur impôts, afin de pouvoir entretenir le luxe de sa maison. Le peuple commença à murmurer. Le respect et l’admiration qu’on lui avait témoignés se transformèrent en mépris et en aversion. Pour les mettre en garde contre la tentation de placer leur confiance dans le bras de la chair, le Seigneur avait averti ceux qui étaient appelés à régner sur Israël de ne pas avoir une trop grande quantité de chevaux. Mais Salomon ne tint aucun compte de cette recommandation. Le récit sacré nous dit: « C’était de l’Égypte que Salomon tirait ses chevaux; une caravane de marchands du roi les allait chercher par troupes à un prix fixe. » C’était de « l’Égypte et de tous les pays que l’on tirait des chevaux pour Salomon ». « Salomon rassembla des chars et de la cavalerie; il avait quatorze cents chars et douze mille cavaliers, qu’il plaça dans les villes où il tenait ses chars et à Jérusalem près du roi. » (2 Chroniques 1:16; 9:28; 1 Rois 10:26)

Salomon considérait de plus en plus le faste, le plaisir et les les faveurs du monde comme des signes de grandeur. Des femmes séduisantes et belles furent amenées d’Égypte, de Phénicie, d’Edom, de Moab et d’ailleurs. Elles se comptaient par centaines. Leur religion consistait à adorer des idoles, et on leur avait enseigné à pratiquer des rites cruels et dégradants. Grisé par leur beauté, le roi négligea ses devoirs envers Dieu et envers son royaume.

Ces femmes exerçaient sur lui une influence si profonde qu’il en arriva petit à petit à s’unir à elles dans le culte des idoles. Il avait méprisé les instructions que Dieu lui avait données pour servir de barrière contre l’apostasie, ce qui le conduisit à adorer les faux dieux. « A l’époque de la vieillesse de Salomon, lisons-nous dans l’Ecriture, ses femmes inclinèrent son cœur vers d’autres dieux; et son cœur ne fut point tout entier à l’Éternel, son Dieu, comme l’avait été le cœur de David, son père. Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l’abomination des Ammonites. » (1 Rois 11:4, 5)

Sur la hauteur méridionale du mont des Oliviers, en face du mont Morija, où se dressait le magnifique temple de l’Éternel, Salomon érigea une série de bâtiments imposants qui servaient de sanctuaires païens. Pour faire plaisir à ses femmes, il fit placer d’immenses statues de bois et de pierre parmi des massifs de myrtes et d’oliviers. Là, devant les autels des divinités païennes, « Kemosch, l’abomination de Moab », et « Moloc, l’abomination des fils d’Ammon » (1 Rois 11:7), se pratiquaient les rites les plus dégradants du paganisme.

La conduite de Salomon ne manqua pas de recevoir son châtiment. Il courut à sa perte en se séparant de Dieu pour être en communion avec les idolâtres. En désobéissant au Seigneur, il perdit la maîtrise de lui-même, sa moralité disparut, sa sensibilité s’émoussa, sa conscience se cautérisa. Celui qui, au début de son règne, avait déployé tant de sagesse et de sympathie envers une mère malheureuse en lui restituant son petit enfant (Voir 1 Rois 3:16-28), s’abaissa jusqu’à consentir qu’on élevât une idole à laquelle on offrait en sacrifice des enfants vivants. Celui qui manifesta tant de modestie et de jugement dans sa jeunesse et qui écrivit lors de sa maturité ces lignes inspirées: « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14:12), se détourna de la pureté, au point qu’il en vint à encourager la licence et les rites révoltants du culte de Kemosch et d’Astarté. Celui qui avait déclaré au peuple lors de la dédicace du temple: « Que votre cœur soit tout à l’Éternel, notre Dieu » (1 Rois 8:61), devint lui-même un renégat qui désavouait, par sa conduite et ses sentiments, ses propres paroles. Il confondit la licence et la liberté. Il essaya  —  mais à quel prix!  —  d’unir la lumière aux ténèbres, le bien au mal, la pureté à l’impureté, le Christ à Bélial.

Le roi, qui fut l’un des plus grands à porter un sceptre, tomba dans la débauche, et fut le jouet et l’esclave des autres. Son caractère si noble, si viril, s’avilit et s’effémina. Sa foi au Dieu vivant fut supplantée par les doutes de l’athéisme. Le scepticisme assombrit son bonheur, affaiblit ses principes, et dégrada sa vie. La justice et la magnanimité qui avaient caractérisé le début de son règne dégénérèrent en despotisme et en tyrannie. Pauvres et frêles créatures que nous sommes! Le Seigneur ne peut faire grand-chose pour des hommes qui perdent le sentiment de leur dépendance à son égard.

Pendant ces années d’apostasie, le déclin spirituel d’Israël s’aggrava rapidement. Comment aurait-il pu en être autrement, quand son roi unissait ses intérêts à ceux des suppôts de Satan? Par l’intermédiaire de ces derniers, l’ennemi chercha à troubler les esprits concernant le vrai culte et celui des faux dieux. Les Israélites devinrent ainsi une proie facile. Le commerce entre les pays étrangers les mit en contact avec des gens qui ne connaissaient pas le vrai Dieu, ce qui les amena à se détacher de plus en plus de l’Éternel. Leur sens profond du caractère sublime et saint du Seigneur s’évanouit. Ils refusèrent de suivre le sentier de l’obéissance, et portèrent leur affection sur l’ennemi de toute justice. L’habitude de contracter des mariages avec des païens se répandit, et les Israélites perdirent rapidement leur aversion pour l’idolâtrie. La polygamie fut encouragée. Les mères apprirent à leurs enfants à observer les rites païens. Le service religieux institué par Dieu fut remplacé chez certains par la plus noire des idolâtries.

Les croyants doivent se distinguer du monde, et s’en séparer, éviter ses influences, son esprit. Dieu est parfaitement à même de nous garder dans le monde, mais nous ne devons pas être du monde. L’amour du Seigneur n’est ni inconstant, ni incertain. Le Père céleste veille sans cesse sur ses enfants avec une sollicitude extrême. Mais il leur demande, en retour, une soumission totale. « Nul ne peut servir deux maîtres, a dit le Christ. Car ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » (Matthieu 6:24)

Salomon était doué d’une sagesse remarquable, mais le monde le détacha de Dieu. De nos jours, les hommes ne sont pas plus forts que lui. Ils sont tout aussi enclins à céder aux influences qui déterminèrent sa perte. De même que le Seigneur mit en garde Salomon contre le danger qu’il encourait, de même aujourd’hui il avertit les croyants de ne pas s’allier avec le monde de peur qu’ils ne perdent leur âme. « Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles. » (2 Corinthiens 6:17, 18)

Le danger se cache dans la prospérité. A travers tous les siècles, la richesse et la gloire ont toujours fait courir un grand péril à l’humilité et à la foi. Il n’est pas difficile de porter une coupe vide, c’est la coupe pleine jusqu’au bord qu’on a de la peine à tenir en équilibre. L’affliction et l’adversité peuvent faire naître la douleur, mais c’est la prospérité qui menace le plus la vie spirituelle. Si le chrétien n’est pas constamment soumis à la volonté divine, s’il n’est pas sanctifié par la vérité, la prospérité le poussera irrésistiblement à la présomption.

Dans la vallée de l’humiliation, où l’homme dépend de Dieu pour être guidé à chaque pas, règne une sécurité relative. Mais ceux qui occupent de hautes situations, qui semblent leur conférer une grande sagesse, courent le plus grand danger. S’ils ne se placent pas sous la dépendance de Dieu, ils tomberont fatalement.

Partout où règnent l’orgueil et l’ambition, la vie est faussée, car ces péchés ferment le cœur aux bénédictions infinies du ciel. Celui qui fait de la glorification du moi son but principal, sera privé de la grâce divine, par laquelle s’acquièrent les plus nobles richesses et les joies les plus profondes. Mais celui qui s’abandonne entièrement au Christ, et qui fait tout pour lui, verra l’accomplissement de cette promesse: « C’est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin. » (Proverbes 10:22) Par la douce action de la grâce, le Sauveur bannit de l’âme toute agitation et toute ambition profane, changeant l’inimitié en amour et l’incrédulité en confiance. Lorsque Jésus nous dit: « Suis-moi », le charme des séductions terrestres est rompu. Au son de sa voix, l’esprit de cupidité et d’ambition disparaît du cœur, et, ainsi libérés, les hommes peuvent suivre le Christ. ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Mardi, le 25 Octobre 2022

Chapitre 2

Le temple et sa dédicace

Le projet caressé depuis longtemps par David, d’élever un temple à l’Éternel, fut réalisé par Salomon. Pendant sept ans, Jérusalem fut envahie par une foule d’ouvriers qui s’activèrent à niveler l’emplacement choisi, à construire des murs de soutènement, à poser de solides fondements, avec de « grandes et magnifiques pierres de taille » (1 Rois 5:17), à façonner de gros arbres apportés des forêts du Liban, pour ériger le majestueux sanctuaire.

Tandis que l’on travaillait le bois et la pierre  —  tâche qui absorbait des milliers d’ouvriers  —  la fabrication des ornements et de l’ameublement du temple se poursuivait activement sous la direction de Huram, de Tyr, « homme habile et intelligent, … habile pour les ouvrages en or, en argent, en airain et en fer, en pierre et en bois, en étoffes teintes en pourpre et en bleu, en étoffes de byssus et de carmin » (2 Chroniques 2:13, 14).

Ainsi, la construction s’élevait sur le mont Morija, silencieusement, avec des « pierres toutes taillées, et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer, ne furent entendus dans la maison pendant qu’on la construisait » (1 Rois 6:7). Les magnifiques ornements se perfectionnaient selon les plans fournis par David à son fils Salomon, ainsi que « tous les autres ustensiles pour la maison de Dieu » (2 Chroniques 4:19). Ceux-ci comprenaient l’autel des parfums, la table des pains de proposition, le chandelier, ainsi que les coupes et les ustensiles se rattachant au service des prêtres dans le lieu saint, le tout « d’or très pur » (2 Chroniques 4:21). Les ustensiles d’airain: l’autel des parfums, la mer de fonte posée sur douze bœufs, les bassins de petites tailles et plusieurs autres coupes furent fondus « dans la plaine du Jourdain, dans un sol argileux, entre Succoth et Tseréda » (2 Chroniques 4:17). Ces ustensiles furent fabriqués en abondance, afin de n’en pas manquer.

Ce temple, construit par Salomon et ses collaborateurs, dédié au Seigneur et à son culte, était d’une beauté incomparable, d’une splendeur inégalée. Orné de pierres magnifiques, entouré de spacieux parvis où l’on accédait par de belles avenues, revêtu de cèdre sculpté et d’or poli, le temple, avec ses tentures richement brodées, son mobilier somptueux, était un emblème digne du Dieu vivant, Église édifiée selon le plan divin, avec des matériaux semblables à « de l’or, de l’argent, des pierres précieuses », comme « l’ornement des palais » (1 Corinthiens 3:12; Psaumes 144:12). Le Christ est « la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. » (Éphésiens 2:20, 21)

Le temple projeté par David et construit par Salomon fut enfin achevé. Le jeune monarque « réussit dans tout ce qu’il s’était proposé de faire dans la maison de l’Éternel » (2 Chroniques 7:11). Or, afin que le temple, dominant le mont Morija, puisse être, comme David l’avait si ardemment désiré, une demeure, non « pour un homme, mais … pour l’Éternel Dieu » (1 Chroniques 29:1), il restait à célébrer la cérémonie solennelle qui consistait à le dédicacer à l’Éternel et à son culte.

L’emplacement où le temple avait été construit était, depuis longtemps, considéré comme un lieu sacré. C’est là qu’Abraham, le père des croyants, avait manifesté sa volonté de sacrifier son fils unique pour obéir à l’ordre de Dieu. C’est là que le Seigneur lui avait renouvelé l’assurance de sa bénédiction, qui comprenait la glorieuse promesse de la délivrance de l’humanité par le sacrifice du Fils du Très-Haut (Voir Genèse 22:9, 16-18). C’est là que David avait offert des sacrifices d’actions de grâces pour empêcher l’épée vengeresse de l’ange destructeur de faire son œuvre, et où le Seigneur avait répondu en faisant descendre le feu du ciel (Voir 1 Chroniques 21). Or, maintenant encore les adorateurs du vrai Dieu étaient réunis en ce lieu pour le rencontrer et lui renouveler leurs vœux de fidélité.

L’époque choisie pour la dédicace était des plus favorables. Elle fut fixée au septième mois, où tous les habitants du royaume avaient coutume de se réunir à Jérusalem pour célébrer la fête des tabernacles. Cette fête était réputée par ses réjouissances. La moisson était achevée, et les travaux de l’année nouvelle n’avaient pas encore commencé. Les gens étaient donc libres de tout souci, et pouvaient s’adonner aux joies sacrées du moment.

Au temps fixé, les foules accourues de tous les points du pays et les représentants des nations voisines, richement vêtus, s’assemblèrent dans les parvis du temple. Le spectacle était d’une splendeur exceptionnelle. Salomon, les anciens d’Israël et les principaux chefs du peuple transportèrent « de la cité de David, qui est Sion, l’arche de l’alliance de l’Éternel ». Du sanctuaire situé sur les hauteurs de Gabaon, ils avaient amené « la tente d’assignation, et tous les ustensiles sacrés qui étaient dans la tente » (2 Chroniques 5:5). Ces souvenirs sacrés, qui rappelaient les débuts de l’histoire d’Israël alors qu’il errait dans le désert, à la conquête de Canaan, avaient enfin trouvé une demeure permanente dans le temple magnifique édifié pour remplacer la construction portative.

Lorsque Salomon avait apporté au temple l’arche sainte où se trouvaient les deux tables de pierre sur lesquelles étaient écrits, par le doigt même de Dieu, les préceptes du Décalogue, il avait suivi l’exemple de son père David. Tous les six pas, il offrit des sacrifices. Ce fut une grande cérémonie, accompagnée de chants et de musique. « Les sacrificateurs portèrent l’arche de l’alliance de l’Éternel à sa place, dans le sanctuaire de la maison, dans le lieu très saint. » (2 Chroniques 5:7)

Lorsqu’ils sortirent du sanctuaire, les sacrificateurs s’installèrent à la place qui leur était assignée. Les chantres  —  Lévites revêtus de byssus  —  se tenaient à l’orient de l’autel, avec des cymbales, des psaltérions et des harpes. Près d’eux se trouvaient cent vingt prêtres qui sonnaient de la trompette (Voir 2 Chroniques 5:12). « Et lorsque ceux qui sonnaient des trompettes et ceux qui chantaient, s’unissant d’un même accord pour célébrer et louer l’Éternel, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments, et célébrèrent l’Éternel par ces paroles: Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours! en ce moment, la maison, la maison de l’Éternel fut remplie d’une nuée. Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée; car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de Dieu. » (2 Chroniques 5:13, 14)

Salomon comprit la signification de cette nuée, et déclara: « L’Éternel veut habiter dans l’obscurité! Et moi, j’ai bâti une maison qui sera ta demeure, un lieu où tu résideras éternellement! » (2 Chroniques 6:1, 2)

L’Éternel règne: les peuples tremblent;

Il est assis sur les chérubins: la terre chancelle.

L’Éternel est grand dans Sion,

Il est élevé au-dessus de tous les peuples.

Qu’on célèbre ton nom grand et redoutable!

Il est saint! …

Prosternez-vous devant son marchepied!

Il est saint!

(Psaumes 99:1-5)

« Au milieu des parvis » du temple, on avait dressé une « tribune d’airain », sorte d’estrade « longue de cinq coudées, large de cinq coudées, et haute de trois coudées ». Salomon y monta, et les mains levées vers le ciel, il bénit l’immense assemblée qui se tenait devant lui. « Et toute l’assemblée d’Israël était debout. » (2 Chroniques 6:13, 3)

« Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, s’écria Salomon, qui a parlé de sa bouche à David, mon père, et qui accomplit par sa puissance ce qu’il avait déclaré en disant …: J’ai choisi Jérusalem pour que mon nom y résidât. » (2 Chroniques 6:4, 6)

Salomon s’agenouilla sur l’estrade, et fit monter vers Dieu la prière de dédicace qu’entendit toute l’assemblée. Tandis que la foule se prosternait le visage contre terre, le roi, les mains levées vers le ciel, invoqua le Seigneur, en ces termes: « O Éternel, Dieu d’Israël! Il n’y a point de Dieu semblable à toi, dans les cieux et sur la terre: tu gardes l’alliance et la miséricorde envers tes serviteurs qui marchent en ta présence de tout leur cœur! …

»Mais quoi! Dieu habiterait-il véritablement avec l’homme sur la terre? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir: combien moins cette maison que j’ai bâtie! Toutefois, Éternel, mon Dieu, sois attentif à la prière de ton serviteur et à sa supplication; écoute le cri et la prière que t’adresse ton serviteur. Que tes yeux soient jour et nuit ouverts sur cette maison, sur le lieu dont tu as dit que là serait ton nom! Ecoute la prière que ton serviteur fait en ce lieu. Daigne exaucer les supplications de ton serviteur et de ton peuple d’Israël, lorsqu’ils prieront en ce lieu! Exauce du lieu de ta demeure, des cieux, exauce et pardonne!…

»Quand ton peuple d’Israël sera battu par l’ennemi, pour avoir péché contre toi; s’ils reviennent à toi et rendent gloire à ton nom, s’ils t’adressent des prières et des supplications dans cette maison,  —  exauce-les des cieux, pardonne le péché de ton peuple d’Israël, et ramène-les dans le pays que tu as donné à eux et à leurs pères!

»Quand le ciel sera fermé et qu’il n’y aura point de pluie, à cause de leurs péchés contre toi; s’ils prient dans ce lieu et rendent gloire à ton nom, et s’ils se détournent de leurs péchés, parce que tu les auras châtiés,  —  exauce-les des cieux, pardonne le péché de tes serviteurs et de ton peuple d’Israël, à qui tu enseigneras la bonne voie dans laquelle ils doivent marcher, et fais venir la pluie sur la terre que tu as donnée pour héritage à ton peuple!

 »Quand la famine, la peste, la rouille et la nielle, les sauterelles d’une espèce ou d’une autre, seront dans le pays, quand l’ennemi assiégera ton peuple dans son pays, dans ses portes, quand il y aura des fléaux ou des maladies quelconques; si un homme, si tout ton peuple d’Israël fait entendre des prières et des supplications, et que chacun reconnaisse sa plaie et sa douleur et étende les mains vers cette maison,  —  exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et pardonne; rends à chacun selon ses voies, toi qui connais le cœur de chacun, car seul tu connais le cœur des enfants des hommes, et ils te craindront pour marcher dans tes voies tout le temps qu’ils vivront dans le pays que tu as donné à nos pères!

»Quand l’étranger, qui n’est pas de ton peuple d’Israël, viendra d’un pays lointain, à cause de ton grand nom, de ta main forte et de ton bras étendu, quand il viendra prier dans cette maison,  —  exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et accorde à cet étranger tout ce qu’il te demandera, afin que tous les peuples de la terre connaissent ton nom pour te craindre, comme ton peuple d’Israël, et sachent que ton nom est invoqué sur cette maison que j’ai bâtie!

»Quand ton peuple sortira pour combattre ses ennemis, en suivant la voie que tu lui auras prescrite; s’ils t’adressent des prières, les regards tournés vers cette ville que tu as choisie et vers la maison que j’ai bâtie en ton nom,  —  exauce des cieux leurs prières et leurs supplications, et fais-leur droit!

»Quand ils pécheront contre toi, car il n’y a point d’homme qui ne pèche, quand tu seras irrité contre eux et que tu les livreras à l’ennemi, qui les emmènera captifs dans un pays lointain ou rapproché; s’ils rentrent en eux-mêmes dans le pays où ils seront captifs, s’ils reviennent à toi et t’adressent des supplications dans le pays de leur captivité, et qu’ils disent: Nous avons péché, nous avons commis des iniquités, nous avons fait le mal! s’ils reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme, dans le pays de leur captivité où ils ont été emmenés captifs, s’ils t’adressent des prières, les regards tournés vers le pays que tu as donné à leurs pères, vers la ville que tu as choisie et vers la maison que j’ai bâtie en ton nom, exauce des cieux, du lieu de ta demeure, leurs prières et leurs supplications, et fais-leur droit; pardonne à ton peuple ses péchés contre toi!» Maintenant, ô mon Dieu, que tes yeux soient ouverts, et que tes oreilles soient attentives à la prière faite en ce lieu! Maintenant, Éternel Dieu, lève-toi, viens à ton lieu de repos, toi et l’arche de ta majesté. Que tes sacrificateurs, Éternel Dieu, soient revêtus de salut, et que tes bien-aimés jouissent du bonheur! Éternel Dieu, ne repousse pas ton oint, souviens-toi des grâces accordées à David, ton serviteur! » (2 Chroniques 6:14-42)

Lorsque Salomon eut achevé cette prière, « le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices ». Les prêtres ne pouvaient pénétrer dans le temple, « car la gloire de l’Éternel remplit la maison ». « Tous les enfants d’Israël virent descendre le feu et la gloire de l’Éternel sur la maison; ils s’inclinèrent le visage contre terre sur le pavé, se prosternèrent et louèrent l’Éternel, en disant: Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours! »

Alors le roi et le peuple offrirent des sacrifices devant l’Éternel. « Ainsi le roi et tout le peuple firent la dédicace de la maison de Dieu. » (2 Chroniques 7:1-5) Pendant sept jours, une grande multitude venue de toutes les parties du royaume, « depuis les environs de Hamath jusqu’au torrent d’Égypte », célébra la fête. La semaine qui suivit fut consacrée à la joyeuse fête des tabernacles. Lorsque se clôtura cette période de réjouissances et de consécration, le peuple retourna « dans ses tentes, joyeux et content pour le bien que l’Éternel avait fait à David, à Salomon, et à Israël, son peuple » (2 Chroniques 7:8, 10).

Le roi avait fait tout ce qu’il avait pu pour encourager le peuple à se consacrer entièrement au service de Dieu, et à magnifier son nom.

Or, une fois encore, comme au début de son règne à Gabaon, le chef d’Israël reçut l’assurance de l’approbation et de la faveur divines. Dieu lui apparut « pendant la nuit, et lui dit: J’exauce ta prière, et je choisis ce lieu comme la maison où l’on devra m’offrir des sacrifices. Quand je fermerai le ciel et qu’il n’y aura point de pluie, quand j’ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j’enverrai la peste parmi mon peuple; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies,  —  je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. Mes yeux seront ouverts désormais, et mes oreilles seront attentives à la prière faite en ce lieu. Maintenant, je choisis et je sanctifie cette maison pour que mon nom y réside à jamais, et j’aurai toujours là mes yeux et mon cœur. » (2 Chroniques 7:12-16)

Si la nation israélite était restée fidèle à son Dieu, ce temple merveilleux aurait été le signe perpétuel de la faveur spéciale du Très-Haut envers le peuple élu. « Les étrangers qui s’attachent à l’Éternel, dit le prophète Ésaïe, pour le servir, pour aimer le nom de l’Éternel, pour être ses serviteurs, tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, et qui persévéreront dans mon alliance, je les amènerai sur ma montagne sainte, et je les réjouirai dans ma maison de prière; leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel; car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. » (Ésaïe 56:6, 7)

Tout en donnant à Salomon l’assurance de son approbation, Dieu lui montra clairement le chemin du devoir. « Et toi, lui dit-il, si tu marches en ma présence comme a marché David, ton père, faisant tout ce que je t’ai commandé, et si tu observes mes lois et mes ordonnances, j’affermirai le trône de ton royaume, comme je l’ai promis à David, ton père, en disant: Tu ne manqueras jamais d’un successeur qui règne en Israël. » (2 Chroniques 7:17, 18)

Si Salomon avait continué à servir le Seigneur avec humilité, son règne aurait exercé une profonde influence sur tous les peuples environnants, qui avaient été favorablement impressionnés par le règne de David, son père, par ses paroles empreintes de sagesse et les œuvres magnifiques des premières années de son accession au trône. Dieu, qui prévoyait les terribles tentations accompagnant toujours la réussite et la gloire terrestres, mit en garde Salomon contre le danger d’apostasie et les tristes conséquences du péché. Le merveilleux temple, qui venait d’être dédicacé, deviendrait lui-même « un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples », si les Israélites abandonnaient « le Dieu de leurs pères » et persistaient dans l’idolâtrie (2 Chroniques 7:20, 22).

Fortifié et grandement encouragé par le message qu’il avait reçu du ciel, lui prouvant que sa requête en faveur d’Israël avait été entendue, Salomon commença alors la période la plus brillante de son règne. Dès ce moment « tous les rois de la terre » cherchaient à le voir « pour entendre la sagesse que Dieu avait mise dans son cœur » (2 Chroniques 9:23). Beaucoup vinrent s’inspirer des principes de son gouvernement, afin de savoir comment diriger les affaires difficiles de leur pays. Salomon leur apprenait que le Dieu qu’il servait est le Créateur de toutes choses. Ces rois retournaient alors chez eux avec une conception plus nette du Dieu d’Israël, et de son amour pour l’humanité. Ils pouvaient discerner dans la nature l’expression de cet amour et une révélation de son caractère. Plusieurs furent ainsi amenés à adorer le vrai Dieu.

L’humilité témoignée par Salomon au début de son règne, lorsqu’il reconnut devant Dieu n’être qu’« un jeune homme » (1 Rois 3:7), son amour manifeste pour l’Éternel, sa profonde vénération pour les choses divines, la défiance qu’il éprouvait envers lui-même, sa manière d’exalter le Créateur de toutes choses  —  tous ces traits de caractère, dignes d’admiration, se révélèrent dans les cérémonies de la dédicace du temple, alors qu’agenouillé il priait dans l’attitude d’un humble suppliant.

De nos jours, les disciples du Christ feront bien de se mettre en garde contre toute tendance à manquer de révérence et de crainte envers le Seigneur. Les saintes Ecritures nous enseignent comment nous devons nous approcher de notre Créateur: avec humilité et tremblement, par la foi en un Médiateur divin. Le Psalmiste a déclaré:

L’Éternel est un grand Dieu,

Il est un grand roi au-dessus de tous les dieux …

Venez, prosternons-nous et humilions-nous,

Fléchissons le genou devant l’Éternel, notre Créateur!

(Psaumes 95:3, 6)

Que ce soit dans le culte public ou privé, c’est notre privilège de nous agenouiller devant Dieu pour lui adresser nos requêtes. Jésus, notre divin modèle, « s’étant mis à genoux, … pria » (Luc 22:41). Il est dit de l’apôtre Pierre: « Il se mit à genoux, et pria. » (Actes des Apôtres 9:40) Paul déclare: « Je fléchis les genoux devant le Père. » (Éphésiens 3:14) Lorsqu’il confessa devant Dieu les péchés d’Israël, Esdras s’agenouilla (Voir Esdras 9:5). Daniel « trois fois le jour se mettait à genoux; il priait, et il louait son Dieu » (Daniel 6:10).

La véritable révérence envers Dieu est inspirée par le sentiment de son infinie grandeur et la conscience de sa présence. Notre cœur devrait en être profondément pénétré. L’heure et le lieu de la prière sont sacrés, parce que nous sommes en présence de Dieu. En manifestant de la révérence dans notre attitude et notre maintien, le sentiment qui inspire cette révérence gagne en profondeur. « Son nom est saint et redoutable » (Psaumes 111:9), déclare le Psalmiste. Lorsque les anges prononcent ce nom, ils se voilent la face. Avec quelle révérence ne devrions-nous donc pas, nous pécheurs, articuler ce nom!

Il serait bon que jeunes et vieux méditent sur les paroles de l’Ecriture qui indiquent comment considérer le lieu où le Seigneur manifeste sa présence. « Ote tes souliers de tes pieds, dit l’Éternel à Moïse du milieu du buisson ardent, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. » (Exode 3:5) Après avoir contemplé la vision de l’échelle qui reliait la terre au ciel, Jacob s’écria: « L’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas! … C’est ici la maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux! » (Genèse 28:16, 17)

Les paroles prononcées par Salomon lors de la dédicace du temple étaient destinées à chasser de l’esprit de ceux qui les écoutaient les superstitions concernant le Créateur, qui obscurcissaient l’entendement des païens. Le Dieu des cieux ne ressemble pas aux dieux du paganisme, confinés dans des temples faits de main d’homme. Cependant, il serait par son Esprit avec son peuple lorsqu’il se rassemblerait pour l’adorer, dans la maison qui lui était consacrée.

Des siècles plus tard, Paul enseigne la même vérité lorsqu’il prononce ces paroles: « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. … Il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. » (Actes des Apôtres 17:24-28)

Le Psalmiste s’exprime en ces termes:

Heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu!

Heureux le peuple qu’il choisit pour son héritage!

L’Éternel regarde du haut des cieux,

Il voit tous les fils de l’homme; Du lieu de sa demeure il observe

Tous les habitants de la terre.

L’Éternel a établi son trône dans les cieux,

Et son règne domine sur toutes choses.

O Dieu! tes voies sont saintes;

Quel dieu est grand comme Dieu?

Tu es le Dieu qui fait des prodiges;

Tu as manifesté parmi les peuples ta puissance (Psaumes 33:12-14; 103:19; 77:14, 15).

Mais bien que le Seigneur n’habite pas dans des temples faits de main d’homme, il honore de sa présence les assemblées de son peuple. Il a promis d’être au milieu des siens par son Esprit chaque fois qu’ils viendraient lui confesser leurs péchés et prier les uns pour les autres. Toutefois, ceux qui s’assemblent pour l’adorer doivent abandonner tout mauvais sentiment. S’ils ne l’adorent en esprit et en vérité, leur assemblée est sans valeur. Dieu a déclaré à ce sujet: « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent. » (Matthieu 15:8, 9) « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. » (Jean 4:23)

L’Éternel est dans son saint temple. Que toute la terre fasse silence devant lui (Habakuk 2:20). ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Lundi, le 24 Octobre 2022

Chapitre 1

Salomon

Sous le règne de David et de Salomon, Israël devint une nation puissante qui eut souvent l’occasion d’exercer une forte influence en faveur de la justice et de la vérité. Le nom de Dieu y était exalté et honoré, et le but pour lequel les Israélites avaient été établis au pays de Canaan promettait de se réaliser pleinement. Les barrières avaient été renversées, et ceux qui venaient des pays païens pour chercher la vérité en Israël n’en repartaient pas déçus. Les conversions se multipliaient et l’Église de Dieu sur la terre s’agrandissait et prospérait.

Salomon fut oint et proclamé roi à la fin du règne de son père David, qui abdiqua en sa faveur. Les premières années de sa vie s’annonçaient sous de brillants auspices: il était dans les plans divins que ce monarque, de force en force, de gloire en gloire, reflétât toujours mieux le caractère de Dieu. Il inspirait ainsi à son peuple le désir de remplir la mission sacrée qu’il avait reçue comme dépositaire de la vérité divine.

David savait que le but suprême de Dieu en faveur d’Israël ne serait atteint que si les rois et le peuple cherchaient avec une vigilance inlassable à parvenir à l’idéal qui était placé devant eux. Il savait que si son fils Salomon voulait être digne de la confiance de Dieu, le jeune roi devait être non seulement un guerrier, un homme d’Etat, mais aussi un homme doué de force de caractère, de bonté, un modèle de justice et de fidélité.

David invitait tendrement Salomon à faire preuve de bravoure, de noblesse, de miséricorde et de bonté envers ses sujets, à glorifier le nom de Dieu et à rendre manifeste la beauté de sa sainteté dans tous ses rapports avec les autres nations.

Les expériences douloureuses que David avait faites, au cours de sa vie, lui avaient appris la valeur des plus nobles vertus et l’avaient amené à déclarer, en remettant ses pouvoirs à son fils: « Celui qui règne parmi les hommes avec justice, celui qui règne dans la crainte de Dieu, est pareil à la lumière du matin, quand le soleil brille et que la matinée est sans nuages; ses rayons après la pluie font sortir de terre la verdure. » (2 Samuel 23:3, 4)

Quelle belle occasion s’offrait à Salomon! S’il suivait les instructions divinement inspirées de son père, son règne serait un règne de justice, semblable à celui décrit au psaume 72:

O Dieu, donne tes jugements au roi,

Et ta justice au fils du roi!

Il jugera ton peuple avec justice,

Et tes malheureux avec équité. …

Il sera comme une pluie qui tombe sur un terrain fauché,

Comme des ondées qui arrosent la campagne.

En ses jours le juste fleurira,

Et la paix sera grande jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lune.

Il dominera d’une terre à l’autre,

Et du fleuve aux extrémités de la terre. …

Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs,

Les rois de Séba et de Saba offriront des présents.

Tous les rois se prosterneront devant lui,

Toutes les nations le serviront.

Car il délivrera le pauvre qui crie,

Et le malheureux qui n’a point d’aide. …

Ils prieront pour lui sans cesse, ils le béniront chaque jour. …

Son nom subsistera toujours,

Aussi longtemps que le soleil son nom se perpétuera;

Par lui on se bénira mutuellement,

Et toutes les nations le diront heureux. Béni soit l’Éternel Dieu, le Dieu d’Israël,

Qui seul fait des prodiges!

Béni soit à jamais son nom glorieux!

Que toute la terre soit remplie de sa gloire!

Amen! Amen!

Dans sa jeunesse Salomon suivit la voie tracée par son père; il marcha dans la justice pendant de nombreuses années. Sa vie fut marquée par une stricte obéissance aux commandements de Dieu. Dès le début de son règne, il se rendit avec ses conseillers à Gabaon où se trouvait encore le tabernacle construit dans le désert. Là, avec les « chefs de milliers et de centaines », les « juges », les « princes de tout Israël », les « chefs des mai-sons paternelles » (2 Chroniques 1:2), il offrit des sacrifices à l’Éternel et se consacra au service du Seigneur.

Se rendant compte de la solennité des devoirs relatifs à la royauté, Salomon comprenait que ceux qui assumaient de lourdes charges devaient chercher à s’abreuver à la source de toute sagesse, s’ils voulaient réussir dans leur tâche. Ceci le poussa à inviter ses conseillers à s’unir à lui de tout cœur pour rechercher la faveur divine.

Salomon désirait par-dessus tous les biens de ce monde la sagesse et l’intelligence, afin de pouvoir accomplir l’œuvre que le Seigneur lui avait assignée. Il souhaitait ardemment posséder la vivacité d’esprit, la largesse du cœur, la bonté d’âme.

Une nuit, Dieu lui apparut en songe, et lui dit: « Demande ce que tu veux que je te donne. » Le jeune monarque, inexpérimenté, et se rendant compte de sa faiblesse, répondit: « Tu as traité avec une grande bienveillance ton serviteur David, mon père, parce qu’il marchait en ta présence dans la fidélité, dans la justice, et dans la droiture de cœur envers toi, tu lui as conservé cette grande bienveillance, et tu lui as donné un fils qui est assis sur son trône, comme on le voit aujourd’hui. Maintenant, Éternel mon Dieu, tu as fait régner ton serviteur à la place de David, mon père; et moi je ne suis qu’un jeune homme, je n’ai point d’expérience. Ton serviteur est au milieu du peuple que tu as choisi, peuple immense, qui ne peut être compté, ni nombré, à cause de sa multitude. Accorde donc à ton serviteur un cœur intelligent, pour juger ton peuple, pour discerner le bien du mal! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux?» Cette demande de Salomon plut au Seigneur. Et Dieu lui dit: Puisque c’est là ce que tu demandes, puisque tu ne demandes pour toi ni une longue vie, ni les richesses, ni la mort de tes ennemis, et que tu demandes de l’intelligence pour exercer la justice, voici, j’agirai selon ta parole. Je te donnerai un cœur sage et intelligent, de telle sorte qu’il n’y aura eu personne avant toi et qu’on ne verra jamais personne de semblable à toi. Je te donnerai, en outre, ce que tu n’as pas demandé, des richesses et de la gloire, de telle sorte qu’il n’y aura pendant toute ta vie aucun roi qui soit ton pareil. Et si tu marches dans mes voies, en observant mes lois et mes commandements, comme l’a fait David, ton père, je prolongerai tes jours. » (1 Rois 3:5-14; 2 Chroniques 1:7-12)

Ainsi Dieu promit d’être avec Salomon, comme il l’avait été avec David. Si le roi marchait devant Dieu dans la droiture, s’il obéissait aux commandements, son trône serait affermi et son règne exalterait Israël, ce peuple « absolument sage et intelligent » (Deutéronome 4:6), lumière des nations d’alentour.

Les paroles prononcées par Salomon, alors qu’il priait devant l’autel de Gabaon, révèlent son humilité et son grand désir d’honorer le Seigneur. Le monarque se rendait compte que sans le secours divin il était aussi faible qu’un petit enfant et ne pouvait assumer les responsabilités qui lui incombaient. Il savait qu’il manquait de discernement, et c’est le sentiment de sa grande faiblesse qui le conduisit à demander à Dieu la sagesse. Il n’y avait nulle aspiration égoïste dans son cœur; il ne désirait pas acquérir une connaissance qui l’élèverait au-dessus de ses semblables. Mais il avait à cœur de s’acquitter fidèlement de ses devoirs. C’est pourquoi il choisit le don qui pouvait attirer sur son règne la gloire de Dieu. Salomon ne fut jamais ni si riche, ni si sage, ni si grand que lorsqu’il fit cette confession: « Je ne suis qu’un jeune homme, je n’ai point d’expérience. »

Ceux qui, de nos jours, occupent des positions de confiance devraient chercher à comprendre les leçons qui se dégagent de la prière de Salomon. Plus leur situation sera importante, plus grande sera leur responsabilité; plus leur influence sera étendue, plus aussi se rendront-ils compte de leurs besoins et de leur dépendance de Dieu. Qu’ils ne perdent jamais de vue que celui qui a reçu une charge est appelé à se conduire d’une façon exemplaire avec ses semblables, et doit se comporter devant Dieu comme un homme qui a besoin d’apprendre. La situation ne confère pas la sainteté. C’est en honorant le Seigneur et en obéissant à ses commandements que l’on devient vraiment grand.

Le Dieu que nous servons ne fait point acception de personnes. Celui qui donna à Salomon un esprit de discernement désire accorder la même bénédiction à ses enfants, aujourd’hui. « Si quelqu’un d’entre vous, dit saint Jacques, manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » (Jacques 1:5)

Celui qui, fatigué et chargé, recherche la sagesse plutôt que la richesse, la puissance ou la renommée, ne sera pas déçu. Il apprendra du grand Maître, non seulement ce qu’il doit faire, mais comment le faire, de manière à obtenir son approbation. Aussi longtemps qu’il reste consacré, celui que le Seigneur a doué de discernement et de talent ne convoitera ni position élevée, ni autorité sur ses semblables. Sans doute est-il nécessaire que certains hommes assument des responsabilités; mais, au lieu de s’imposer, les vrais chefs demanderont à Dieu l’intelligence et le discernement entre le bien et le mal.

Le sentier des dirigeants n’est pas facile. C’est pourquoi ils devraient chercher à résoudre leurs difficultés par la prière. Ils ne seront jamais confus s’ils ont recours à la source de toute sagesse. Fortifiés et éclairés par le divin Maître, ils pourront affronter avec succès les mauvaises influences, et discerner entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux. Ils approuveront ce que Dieu peut approuver, et lutteront farouchement contre les principes erronés.

Le Seigneur accorda à Salomon la sagesse qu’il désirait avant toute autre chose: la richesse, les honneurs, et une longue vie. La prière qu’il fit monter vers le ciel pour obtenir la vivacité d’esprit, la grandeur d’âme, un cœur intelligent, fut exaucée. « Dieu donna à Salomon de la sagesse, une très grande intelligence, et des connaissances multipliées comme le sable qui est au bord de la mer. La sagesse de Salomon surpassait la sagesse de tous les fils de l’Orient et toute la sagesse des Egyptiens. Il était plus sage qu’aucun homme … et sa renommée était répandue parmi toutes les nations d’alentour. » (1 Rois 4:29-31)

« Tout Israël … craignit le roi, car on vit que la sagesse de Dieu était en lui pour le diriger dans ses jugements. » (1 Rois 3:28) Le cœur du peuple était tourné vers Salomon, comme il l’avait été vers David, et on lui obéit en toutes choses. « Salomon … s’affermit dans son règne; l’Éternel, son Dieu, fut avec lui, et l’éleva à un haut degré. » (2 Chroniques 1:1)

Pendant de nombreuses années, la vie de Salomon fut caractérisée par la piété, la droiture, la rigidité dans les principes et une stricte obéissance aux commandements de Dieu. Il dirigeait toutes les affaires importantes, et administrait avec sagesse les intérêts du royaume. Sa prospérité, sa sagacité, les magnifiques constructions élevées au cours des premières années de son règne, l’énergie, la piété, la justice et la magnanimité qu’il déploya en paroles et en actes conquirent la fidélité de ses sujets, ainsi que l’admiration et les hommages des monarques de nombreux pays.

Le nom de Dieu fut exalté pendant la première partie du règne de Salomon. La sagesse et la droiture que possédait le roi rendirent témoignage à toutes les nations de l’excellence des attributs du Dieu qu’il servait. Pendant un certain temps, Israël fut comme la lumière du monde, projetant au loin la grandeur de Dieu. La véritable gloire des premières années du règne de Salomon ne provenait pas de son incomparable sagesse, de ses richesses fabuleuses, de sa grande puissance, de sa renommée universelle, mais de l’honneur dont il entourait le nom du Dieu d’Israël, par l’emploi judicieux des dons qu’il avait reçus du ciel.

A mesure que s’écoulaient les années, et que la gloire de Salomon devenait plus grande, le monarque cherchait à honorer Dieu en enrichissant ses connaissances spirituelles et intellectuelles, tout en faisant part à ses semblables des bénédictions qu’il avait reçues. Nul ne savait mieux que lui que sa sagesse et son intelligence, il les devait à Dieu, et que ces dons lui avaient été accordés pour qu’il puisse faire connaître au monde le Roi des rois.

Salomon s’intéressa vivement à l’étude de l’histoire naturelle, mais ses recherches ne se limitèrent pas à une branche spéciale des sciences. En approfondissant tout ce qui concerne les choses créées, animées ou inanimées, il acquit une conception plus nette du Créateur. Dans les forces de la nature, dans le règne animal et minéral, dans chaque arbre ou chaque arbuste, dans chaque fleur, il discernait la sagesse d’en haut. Et tandis qu’il cherchait à augmenter sa science, sa connaissance de Dieu grandissait sans cesse.

Divinement inspiré, Salomon exprima sa sagesse par des chants de louange et de nombreux proverbes. « Il a prononcé trois mille sentences, et composé mille et cinq cantiques. Il a parlé sur les arbres depuis le cèdre du Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille; il a aussi parlé sur les animaux, sur les oiseaux, sur les reptiles et sur les poissons. » (1 Rois 4:32, 33)

Les proverbes de Salomon nous donnent un aperçu des principes nécessaires pour obtenir une vie pieuse et un idéal élevé  —  principes d’essence divine qui conduisent à la sainteté et devraient diriger tous les actes de notre existence. C’est grâce à la diffusion de ces principes et au témoignage rendu à Dieu, à qui appartiennent la louange et la gloire, que le règne de Salomon débuta dans une atmosphère si élevée, tant au point de vue moral que matériel.

« Heureux l’homme qui a trouvé la sagesse, et l’homme qui possède l’intelligence! écrivait Salomon. Car le gain qu’elle procure est préférable à celui de l’argent, et le profit qu’on en tire vaut mieux que l’or; elle est plus précieuse que les perles, elle a plus de valeur que tous les objets de prix. Dans sa droite est une longue vie; dans sa gauche, la richesse et la gloire. Ses voies sont des voies agréables, et tous ses sentiers sont paisibles. Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, et ceux qui la possèdent sont heureux. » (Proverbes 3:13-18)

« Voici le commencement de la sagesse: acquiers la sagesse, et avec tout ce que tu possèdes acquiers l’intelligence. » (Proverbes 4:7) « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse. » (Psaumes 111:10) « La crainte de l’Éternel, c’est la haine du mal; l’arrogance et l’orgueil, la voie du mal, et la bouche perverse, voilà ce que je hais. » (Proverbes 8:13)

Oh! si seulement Salomon avait observé, dans les dernières années de sa vie, ces paroles admirables! Si seulement celui qui avait écrit: « Les lèvres des sages répandent la science » (Proverbes 15:7), et enseigné lui-même aux monarques à rendre au Roi des rois la louange qu’ils adressaient à un souverain terrestre; si seulement il ne s’était pas attribué, avec une « bouche perverse », « arrogance et orgueil », la gloire qui n’était due qu’à Dieu! ( Leçon de l’École du sabbat du 24 Octobre 2022  porte sur le livre ” PROPHÈTES ET ROIS » d’Ellen G. White)

Leçon de Dimanche, le 23 Octobre 2022

Chapitre 58

L’Église triomphante

Plus de dix-neuf siècles se sont écoulés depuis que les apôtres ont cessé leur labeur, mais l’histoire de leurs souffrances et de leurs sacrifices demeure pour l’Église le plus précieux trésor. Cette histoire fut écrite sous l’inspiration du Saint-Esprit, afin d’inciter les chrétiens de tous les temps à manifester un zèle toujours plus ardent et une consécration toujours plus grande à la cause du Sauveur.

Les disciples s’acquittèrent fidèlement de la mission que le Christ leur avait confiée; et tandis qu’ils répandaient la bonne nouvelle du salut, la gloire de Dieu était révélée aux hommes comme jamais auparavant. Grâce à la coopération de l’Esprit divin, ils accomplirent une oeuvre qui ébranla le monde entier. Dans l’intervalle d’une seule génération, l’Évangile fut annoncé à toutes les nations.

Quels résultats merveilleux furent obtenus par les apôtres! Au début de leur ministère, quelques-uns n’avaient aucune formation intellectuelle; mais grâce à leur consécration totale à la cause du Maître, grâce aux instructions qu’il leur avait données, ces hommes bénéficièrent d’une préparation digne de la noble tâche qui leur avait été confiée.

La grâce et la vérité inspiraient tous leur mobiles, tous leurs actes. Leur vie était « cachée avec le Christ en Dieu », et ils oubliaient leur propre personne, étant submergés par les profondeurs de l’amour infini.

Les disciples étaient des hommes qui parlaient et priaient avec sincérité, des hommes qui étaient soutenus par le Tout-Puissant. Ils se tenaient tout près de Dieu, et leur gloire personnelle était liée à son trône. Jéhovah était leur Dieu; son honneur, leur honneur; sa vérité, la leur. Toute attaque contre l’Évangile était comme une blessure à vif dans leur âme, et ils luttaient de toute la force de leur être pour la cause du Christ. Ils pouvaient prêcher la Parole de vie parce qu’ils avaient reçu l’onction céleste. Ils attendaient beaucoup, c’est pourquoi ils osaient beaucoup.

Le Christ s’était révélé à eux, et c’est à lui qu’ils regardaient pour être dirigés. Leur compréhension de la vérité et leur force pour supporter l’adversité étaient en proportion de leur conformité à la volonté du Seigneur. Jésus-Christ, sagesse et puissance de Dieu, constituait le thème de toutes leurs prédications. Ils exaltaient son nom, le seul qui fût donné aux hommes et par lequel ils peuvent être sauvés. Tandis qu’ils proclamaient la plénitude du Christ, du Sauveur crucifié, leurs paroles touchaient les coeurs : hommes et femmes étaient gagnés à l’Évangile. Des multitudes, qui avaient bafoué le nom du Sauveur et méprisé sa puissance, se rangeaient maintenant du côté du Christ crucifié.

Ce n’est pas par leur propre force que les disciples accomplirent leur mission, mais par la force du Dieu vivant. Leur tâche n’était pas facile. Les premiers efforts déployés par l’Église furent marqués par de dures épreuves. Il leur fallut constamment lutter contre les privations, la calomnie, les persécutions; mais ils ne faisaient pas cas de leur vie; ils se réjouissaient d’être appelés a souffrir pour le Christ. Leur travail ne connut ni l’irrésolution ni l’indolence. Leur seul désir était de se donner et de servir. Le sens aigu de leur responsabilité enrichissait et purifiait leur vie, et la grâce du ciel se révélait dans leurs conquêtes pour le Christ. La puissance de Dieu agissait par eux pour faire triompher l’Évangile. Sur les fondements que le Christ avait lui-même posés, ils édifièrent l’Église. Dans les Écritures, l’image de l’érection d’un temple est fréquemment employée pour illustrer l’édification de l’Église. Zacharie fait allusion au Christ lorsqu’il mentionne le germe qui doit bâtir le temple d’Israël. Il parle des païens qui apporteront leur concours à « ceux qui … éloignés, viendront et travailleront au temple de l’Éternel »; et Ésaïe déclare : « Les fils de l’étranger rebâtiront tes murs ». (Zacharie 6:12,15; Ésaïe 60:10)

Pierre écrit, au sujet de la construction de ce temple : « Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » (1 Pierre 2:4,5)

Dans la « carrière » du monde juif comme dans celle du monde païen, les apôtres travaillèrent, extrayant les pierres qu’ils placèrent sur les fondements. Paul dit, dans sa lettre aux croyants d’Éphèse : « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui, tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. » (Éphésiens 2:19-22) Et il écrit aux Corinthiens : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun. » (1 Corinthiens 3:10-13)

Les apôtres bâtirent sur de solides fondements, sur le Rocher des siècles lui-même. Ils employèrent à cet effet les pierres qu’ils avaient arrachées au monde. Les constructeurs ne travaillèrent pas sans difficultés. Leur oeuvre fut rendue extrêmement pénible par l’opposition des ennemis du Christ. Ils eurent à lutter contre le fanatisme, les préjugés et la haine des hommes qui construisaient sur des fondements illusoires. Beaucoup de ceux qui contribuèrent à l’édification de l’Église peuvent être comparés aux constructeurs des murs de Jérusalem, au temps de Néhémie, dont il est dit : « Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux, travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre. » (Néhémie 4:17)

Rois et gouverneurs, prêtres et chefs cherchaient à détruire le temple de Dieu. Mais, bravant la prison, la torture et la mort, les ouvriers fidèles poursuivaient leur tâche; et la structure grandissait, harmonieuse et symétrique. Parfois ces ouvriers du Seigneur étaient presque aveuglés par le brouillard de la superstition qui s’étendait autour d’eux. Parfois, ils étaient presque terrassés par la violence de leurs adversaires; mais avec une foi inébranlable et un courage à toute épreuve, ils poursuivaient leur tâche.

L’un après l’autre, les bâtisseurs travaillant aux avant-postes tombèrent, frappés par l’ennemi. Étienne fut lapidé, Jacques tué par l’épée, Paul décapité, Pierre crucifié, Jean exilé. Et cependant L’Église grandissait. De nouveaux ouvriers prenaient leur place et ajoutaient pierre après pierre à l’édifice. C’est ainsi que, lentement, s’édifiait l’Église de Dieu.

Des siècles de persécution farouche firent suite à l’établissement de l’Église chrétienne, mais il y eut toujours des hommes qui considérèrent l’érection du temple de Dieu comme étant plus précieuse que la vie elle-même. Il a été dit à leur sujet : « D’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent ça et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, – eux dont le monde n’était pas digne, – errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. » (Hébreux 11:36-38)

L’ennemi de la justice mit tout en oeuvre pour entraver la tâche confiée aux constructeurs du temple du Seigneur. Mais Dieu « n’a pas cessé de rendre témoignage de ce qu’il est. » (Actes 14:17) Des serviteurs capables furent suscités pour défendre la foi « qui a été transmise aux saints une fois pour toutes ». L’histoire relate la bravoure et l’héroïsme de ces hommes. Comme les apôtres, beaucoup tombèrent à leur poste, mais la construction du temple ne cessait d’avancer. Les ouvriers étaient massacrés, mais l’oeuvre progressait toujours. Les Vaudois, Wicleff, Huss et Jérôme de Prague, Luther et Zwingli, Cranmer, Latimer et Knox, les Huguenots, Jean et Charles Wesley, et une foule d’autres apportèrent aux fondations les matériaux qui subsisteront pendant l’éternité. Et dans les années qui suivirent, ceux qui s’efforcèrent de répandre la Parole de Dieu et ceux qui, dans les régions païennes, préparèrent la voie à la proclamation du grand message final contribuèrent également à hâter l’achèvement de l’édifice.

Depuis le temps des apôtres, le temple de Dieu n’a cessé de se construire. En regardant en arrière, nous pouvons considérer les pierres vivantes qui sont entrées dans sa structure comme des rayons lumineux au milieu des ténèbres de l’erreur et de la superstition. Pendant l’éternité, ces précieux joyaux luiront d’une lumière qui ira en grandissant, témoignant de la puissance de la vérité divine. Leur éclat éblouissant soulignera le contraste saisissant qui existe entre la lumière et les ténèbres, l’or de la vérité et les scories de l’erreur.

Paul et les autres apôtres, ainsi que tous les justes qui ont vécu depuis lors, ont contribué à la construction de ce temple. Mais celui-ci n’est pas encore achevé. Nous qui vivons aujourd’hui, nous avons une part à prendre dans cette construction. Il faut que nous joignions nos matériaux à ceux qui ont déjà été posés. Ceux-ci devront supporter l’épreuve du feu, être d’or, d’argent, de pierres précieuses, sculptés comme « les colonnes qui font l’ornement des palais » (Psaume 144:12). À ceux qui bâtissent ainsi pour Dieu, Paul donne ces paroles d’avertissement et d’encouragement : « Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » (1 Corinthiens 3:14,15) Le chrétien qui présente avec foi la Parole de vie, conduisant hommes et femmes dans la voie de la sainteté et de la paix, apporte des matériaux qui dureront, et, dans le royaume de Dieu, il sera honoré comme un constructeur avisé.

Au sujet des apôtres, il est écrit : « Ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. (Marc 16:20) De même que le Christ envoya jadis ses disciples, de même il envoie aujourd’hui les membres de son Église. Le pouvoir que les apôtres possédaient, ces membres le possèdent également. S’ils font du Seigneur leur force, il sera avec eux; ils ne travailleront pas en vain. Qu’ils sachent que l’oeuvre dans laquelle ils sont engagés porte le sceau de Dieu. L’Éternel dit à Jérémie : « Ne dis pas : Je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les crains point; car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Éternel. Puis l’Éternel étendit sa main, et toucha ma bouche; et l’Éternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. » (Jérémie 1:7-9) Dieu nous ordonne d’aller prêcher la Parole, après avoir oint nos lèvres de sa sainteté.

Le Christ a confié à l’Église une mission sacrée. Chacun de ses membres devrait être un canal par lequel Dieu puisse communiquer au monde les trésors de sa grâce. Jésus désire ardemment des serviteurs qui représenteront son esprit et son caractère devant le monde. Car celui-ci a un besoin impérieux de voir l’amour du Sauveur manifesté au travers de l’humanité. Le ciel tout entier est à la recherche d’hommes et de femmes par lesquels Dieu puisse révéler sa puissance.

L’Église est l’organe employé par Dieu pour la proclamation de la vérité, car elle est qualifiée en vue d’une oeuvre spéciale. Et si elle reste fidèle, si elle obéit à tous les commandements, l’excellence de la grâce divine habitera en elle. Si elle honore le Seigneur, aucune puissance ne pourra lui résister.

Le zèle pour Dieu et pour sa cause poussait les disciples à rendre témoignage de l’Évangile avec puissance. Un tel zèle ne devrait-il pas insuffler à nos coeurs la détermination de faire connaître l’histoire de l’amour du Christ crucifié? C’est un privilège pour tous les chrétiens, non seulement d’attendre, mais encore de hâter le retour du Sauveur.

Si l’Église veut revêtir la robe de justice du Christ et rompre avec le monde, devant elle luira l’aurore d’un jour resplendissant et glorieux. La promesse de Dieu à son égard subsiste éternellement. Il veut faire d’elle une oeuvre parfaite et éternelle, une source de joie pour de nombreuses générations.

La vérité triomphera, en dépit de tous ceux qui la méprisent et la rejettent. Bien que parfois retardés en apparence, ses progrès n’ont jamais été arrêtés. Quand le message évangélique rencontre de l’opposition, le Seigneur lui donne un supplément de force qui lui permet d’exercer une plus grande influence. Avec cette énergie divine, il renversera les plus fortes barrières et triomphera de tous les obstacles.

La perspective du salut des âmes soutenait le Fils de Dieu pendant sa vie de labeur et de sacrifice. « À cause du travail de son âme, il rassasiait ses regards », dit l’Écriture. Fixant les yeux sur l’éternité, il contemplait par anticipation le bonheur de ceux qui – par son humiliation – avaient reçu le pardon et la vie éternelle. Il entendait les élus chanter le cantique de Moïse et de l’Agneau.

Nous pouvons nous représenter l’avenir et la félicité céleste. Les visions contenues dans la Bible nous donnent un aperçu de la gloire future. Ces scènes, peintes par la main de Dieu, sont chères à l’Église. Par la foi, nous pouvons nous tenir sur le seuil de la cité céleste et entendre déjà l’accueil triomphal réservé à ceux qui, dans cette vie, coopèrent avec le Christ et considèrent comme un honneur de souffrir pour lui.

Tandis qu’on entend ces paroles : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père », les rachetés déposent leur couronne au pied du Rédempteur, en s’écriant : « L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. … À celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles. » (Matthieu 25:34; Apocalypse 5:12,13)

Là, les élus accueillent par des acclamations joyeuses ceux qui les ont amenés au Sauveur, et tous s’unissent pour chanter les louanges de celui qui mourut pour que des hommes puissent posséder une vie semblable à celle de Dieu.

Le grand conflit est terminé. Les tribulations et les luttes sont finies. Des chants de victoire remplissent le ciel tout entier lorsque les rachetés entonnent ces joyeux accents : « Gloire à l’Agneau qui a été immolé, qui est revenu à la vie, au puissant vainqueur! »

« Je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. » (Apocalypse 7:9,10)

« Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. … Et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 7:14-17; 21:4). ( Leçon de l’École du sabbat du 13 Août 2022  porte sur le ” CONQUÉRANTS PACIFIQUES » d’Ellen G. White)

Leçon de Samedi, le 22 Octobre 2022

Chapitre 57

L’Apocalypse

Aux temps apostoliques, les chrétiens étaient remplis d’ardeur et d’enthousiasme. Ils travaillaient pour leur Maître avec tant d’acharnement que dans une période relativement courte, et malgré l’opposition qu’ils durent braver, l’Évangile du royaume retentit dans toutes les parties du monde. Le zèle que manifestèrent à cette époque les disciples de Jésus a été relaté par la plume inspirée afin de servir d’encouragement aux chrétiens de tous les temps.

Au sujet de l’Église d’Éphèse, que le Seigneur cita pour symboliser l’Église des temps apostoliques, le témoin fidèle et véritable déclare : « Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. » (Apocalypse 2:2,3)

L’Église d’Éphèse, à ses débuts, se caractérisa par une simplicité et une ferveur enfantines. Ses membres cherchaient de tout coeur à obéir à toutes les paroles de Dieu, et leur vie révélait un amour profond et sincère pour le Christ. Ils étaient heureux de faire la volonté divine, parce que le Sauveur habitait continuellement dans leur coeur. Ils débordaient d’amour pour leur Rédempteur et leur but le plus noble était de gagner des âmes. Ils ne gardaient pas pour eux-mêmes le précieux trésor de la grâce; ils sentaient l’importance de leur vocation et, chargés du message : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté », ils brûlaient du désir de porter la bonne nouvelle du salut jusqu’aux extrémités de la terre. C’est ainsi que les peuples apprirent à connaître ceux qui avaient vécu avec Jésus. Les pécheurs, repentants, pardonnés, purifiés, sanctifiés furent amenés à Dieu par son Fils. Les chrétiens étaient unis par le coeur et par l’action. L’amour pour le Sauveur était la chaîne d’or qui les reliait entre eux. Ils continuaient à suivre le Christ pour le connaître toujours plus parfaitement, et leur vie reflétait sa joie et sa paix. Ils visitaient les veuves et les orphelins dans leurs afflictions; ils se gardaient des souillures du monde, se rendant compte que s’ils manquaient d’observer ces choses, ils seraient en contradiction avec leurs principes et renieraient ainsi le Rédempteur.

L’oeuvre se poursuivait dans chaque ville; les pécheurs se convertissaient et comprenaient qu’ils devaient transmettre à leur tour l’inestimable trésor qu’ils avaient reçu. Ils ne trouvaient de repos que lorsque la lumière qui avait illuminé leur esprit brillait sur leur prochain. Des multitudes d’incroyants connurent les raisons qui faisaient espérer les chrétiens; des appels personnels, inspirés et vibrants, étaient adressés aux égarés, aux proscrits, à ceux également qui, tout en prétendant connaître la vérité, aimaient le plaisir plus que Dieu. Mais après un certain temps, le zèle des croyants, leur amour pour le Seigneur et leur prochain commencèrent à décliner. La froideur se glissa dans l’Église. Plusieurs oublièrent la façon merveilleuse dont ils avaient connu la vérité. L’un après l’autre, les anciens défenseurs des grands principes tombèrent à leur poste. Quelques-uns des jeunes serviteurs de Dieu, qui auraient pu partager la charge de ces pionniers et ainsi être préparés à devenir de sages conducteurs, s’étaient fatigués de ces vérités souvent répétées. Ils désiraient quelque chose d’inédit et de plus frappant; ils tentèrent alors d’introduire des nouveautés plus agréables pour certains, mais nullement en harmonie avec les principes fondamentaux de l’Évangile. Ils ne discernaient pas, dans leur aveuglement spirituel et leur confiance en eux-mêmes, que ces sophismes allaient susciter le doute au sujet des expériences du passé, et provoquer la confusion et le scepticisme.

Tandis que ces fausses théories étaient prêchées, des différends surgirent, et de nombreux chrétiens se détournèrent de la contemplation de Jésus, « l’auteur et le consommateur de leur foi ». La discussion de points de doctrine sans intérêt, la complaisance dans les fables agréables d’invention humaine absorbaient le temps qui aurait dû être employé à proclamer l’Évangile. On négligeait d’avertir les multitudes, qui auraient pu se convertir grâce à une présentation fidèle de la vérité.

La piété décroissait rapidement, et Satan semblait être sur le point d’avoir la supériorité sur ceux qui se proclamaient les disciples du Christ. C’est à cette époque critique de l’histoire de l’Église que Jean fut condamné à l’exil. Jamais celle-ci n’avait eu un aussi grand besoin de son influence qu’à ce moment-là. Presque tous ses collaborateurs avaient subi le martyre; le reste des croyants devaient faire face à une opposition farouche. À vues humaines, le jour n’était pas éloigné où les ennemis de l’Église du Christ triompheraient. Mais la main du Seigneur se mouvait invisible dans l’ombre. Dieu, dans sa providence, plaça Jean à l’endroit où le Christ lui donnerait une magnifique révélation de la vérité divine en vue d’instruire les Églises. En exilant l’apôtre, les ennemis de l’Évangile avaient espéré réduire pour toujours au silence la voix du fidèle témoin de Dieu. Mais à Patmos le disciple reçut un message dont l’influence devait continuer à fortifier l’Église jusqu’à la fin des temps.

Bien qu’ils ne soient pas dégagés de la responsabilité de leur acte odieux, ceux qui avaient exilé Jean devinrent, dans la main de Dieu, des instruments pour accomplir les desseins du ciel. Et la lutte même entreprise pour éclipser la lumière servit à donner à la vérité un relief saisissant.

Ce fut le jour du sabbat que le Seigneur de gloire apparut à l’apôtre en exil. Jean observait le sabbat aussi fidèlement sur l’île de Patmos que dans les villes et les villages de la Judée, alors qu’il y prêchait l’Évangile. Il revendiquait comme siennes les précieuses promesses qui avaient été faites au sujet de ce jour. « Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, écrit-il, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette, qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre. … Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme. » (Apocalypse 1:10-13)

Ce disciple bien-aimé était richement béni. Il avait vu autrefois l’angoisse de Jésus et assisté à son agonie dans le jardin de Gethsémané, alors qu’il suait des grumeaux de sang. Il avait vu son « visage défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l’homme » (Ésaïe 52:14). Il l’avait vu livré à la merci des soldats romains, revêtu par dérision d’un vieux manteau de pourpre, et couronné d’épines. Il l’avait vu cloué sur la croix, assailli d’injures et de sarcasmes.

Une fois de plus, il fut permis à Jean de contempler son Seigneur. Mais comme il avait changé! Ce n’était plus « l’homme de douleur, méprisé et abandonné des hommes ». Il était revêtu d’un habit resplendissant. « Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu; ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise ». (Apocalypse 1:14,15,17) Sa voix était comme le bruit des grandes eaux. Son aspect était semblable à celui du soleil. Il avait sept étoiles dans sa main droite, et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, emblème de la puissance de sa Parole. Patmos resplendissait de la gloire du Sauveur ressuscité. « Quand je le vis, écrit Jean, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite, en disant : Ne crains point! »

Des forces furent communiquées à Jean, afin qu’il puisse subsister en présence de son Sauveur glorifié. Puis, devant ses yeux émerveillés, les gloires du ciel lui furent révélées. Il lui fut permis d’admirer le trône de Dieu et, par-delà les conflits terrestres, de contempler la foule des rachetés vêtus de robes blanches. Il entendit la musique des anges et les chants de triomphe de ceux qui avaient « vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage ».

Dans la révélation qui lui fut donnée, il vit se dérouler des scènes palpitantes d’intérêt se rapportant à l’histoire du peuple de Dieu, et eut un aperçu de la vie de l’Église jusqu’à la fin des temps. Par des images et des symboles, des sujets de grande importance lui furent présentés – sujets qu’il devait transcrire, afin que le peuple de Dieu de cette époque et des temps futurs puisse avoir une claire compréhension des périls et des conflits qu’il lui faudrait affronter.

Cette révélation – cette Apocalypse – fut donnée pour guider et encourager l’Église pendant toute la dispensation chrétienne. Cependant, des théologiens prétendent que l’Apocalypse est un livre scellé et que ses mystères ne sauraient être expliqués. C’est pourquoi beaucoup se sont détournés de la parole prophétique et ont refusé d’en approfondir les mystères. Mais Dieu ne veut pas que son peuple considère ainsi ce livre. C’est la « révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt ». « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, dit le Seigneur, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche. » (Apocalypse 1:1,3) « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. » (Apocalypse 22:18-20)

L’Apocalypse évoque les profondeurs de Dieu. Le nom même d’Apocalypse ou de Révélation, qui fut donné à ces pages inspirées, contredit ceux qui prétendent que ce livre est un livre scellé. Une révélation est quelque chose de compréhensible. Le Seigneur lui-même a révélé à son serviteur les mystères contenus dans ce livre, et il veut que son étude soit accessible à tous. Ses vérités sont adressées à tous ceux qui vivront à la fin des temps, comme à ceux qui vivaient à l’époque de Jean. Quelques-unes des scènes décrites dans cette prophétie concernent le passé, d’autres se déroulent sous nos yeux. Quelques-unes nous donnent un aperçu de la fin du grand conflit engagé entre les puissances des ténèbres et le Prince du ciel, et d’autres décrivent le triomphe et les joies des rachetés dans la terre renouvelée. Si l’on ne peut saisir le sens de tous les symboles de l’Apocalypse, nul ne saurait en déduire qu’il est inutile de sonder ce livre pour comprendre les vérités qu’il contient. Dieu, qui a révélé ces mystères à Jean, donnera un avant-goût des choses célestes à quiconque cherchera diligemment à les connaître. Celui dont le coeur est prêt à les recevoir sera rendu capable de comprendre leurs enseignements, et il lui sera accordé les bénédictions promises à ceux « qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ».

Tous les livres de la Bible se résument et s’achèvent dans l’Apocalypse, qui complète le livre de Daniel. Ce dernier est une prophétie; l’autre, une révélation. Le livre qui fut scellé n’est pas l’Apocalypse, mais cette partie de la prophétie de Daniel qui se rapporte aux derniers jours. L’ange ordonna : « Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. » (Daniel 12:4) C’est le Christ qui commanda à Jean d’écrire ce qui allait lui être révélé. « Ce que tu vois, lui dit-il, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée. » « J’étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. … Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » (Apocalypse 1:11,18-20)

Les noms des sept Églises symbolisent l’Église du Christ aux différentes périodes de l’ère chrétienne. Le chiffre sept indique la plénitude et fait ressortir que les messages s’étendent jusqu’à la fin des temps, alors que les symboles employés révèlent la condition de l’Église aux différentes époques de l’histoire du monde.

Le Christ est représenté au milieu des chandeliers d’or, symbolisant ainsi ses rapports avec les Églises. En effet, il est en communication constante avec son peuple. Il connaît sa véritable condition; il observe son organisation, sa piété, sa consécration. Bien qu’il soit grand prêtre et médiateur dans le sanctuaire céleste, il est représenté allant et venant sur la terre parmi ses Églises. Avec une sollicitude qui ne se relâche jamais, il veille pour voir si la lumière de l’une de ses sentinelles ne faiblit ou ne s’éteint pas. Si les chandeliers étaient abandonnés aux seuls soins des hommes, la flamme vacillerait, languirait et mourrait; mais il est, lui, la véritable sentinelle de la maison de Dieu, le vrai gardien des parvis du temple. Ses soins vigilants et sa grâce constante sont une source de vie et de lumière. Le Christ est aussi représenté comme tenant les sept étoiles dans sa main droite. Ceci nous assure qu’aucune Église fidèle à sa mission ne doit avoir peur d’échouer dans sa tâche car aucune étoile placée sous la protection de l’Omnipotent ne peut être ravie de la main du Christ.

« Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite. » (Apocalypse 2:1) Ces paroles s’adressent à ceux qui, ayant reçu mission d’instruire l’Église, se trouvent chargés par Dieu de lourdes responsabilités. Les douces influences qui doivent régner dans l’Église dépendent d’eux. Il faut qu’ils reflètent l’amour du Christ. Les étoiles sont sous le contrôle du Seigneur; c’est lui qui les fait luire; il les guide, il dirige leurs mouvements. Sans cela, elles ne seraient que des étoiles filantes. Ainsi en est-il des serviteurs de Dieu. Ce ne sont que des instruments entre ses mains, et tout le bien qu’ils accomplissent se fait par son pouvoir. Il fait briller sa lumière par leur intermédiaire. C’est en lui qu’ils doivent puiser leurs énergies. S’ils regardent à lui comme lui regarde au Père, ils seront rendus capables d’accomplir son oeuvre. Et tandis qu’ils seront sous la dépendance de Dieu, la lumière céleste leur sera communiquée, et ils la refléteront à leur tour dans le monde.

Dès les origines de l’Église, le mystère de l’iniquité, prédit par l’apôtre Paul, commença son oeuvre néfaste. Les faux docteurs, contre lesquels Pierre avait mis les chrétiens en garde, prêchaient leurs hérésies, et de nombreux croyants étaient égarés par leurs fausses doctrines. Quelques-uns vacillaient dans l’épreuve, et ils étaient tentés de renier la foi.

À l’époque où Jean écrivit l’Apocalypse, beaucoup avaient abandonné leur premier amour de la vérité évangélique. Mais dans sa miséricorde, Dieu ne permit pas à l’Église de persister dans son apostasie. Par un message d’une tendresse infinie, il lui révéla son amour et son désir de lui voir faire un travail durable pour l’éternité : « Souviens-toi donc, dit le Christ, d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres. » (Apocalypse 2:5)

L’Église était en défaut; elle avait besoin de reproches et de blâmes sévères. Dieu inspira Jean pour qu’il adressât des réprimandes et des avertissements à ceux qui, perdant de vue les principes fondamentaux de l’Église, mettaient leur salut en péril. Mais c’est toujours avec un tendre amour et des promesses de paix que Dieu prononce les paroles de réprobation qu’il juge nécessaires. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe, dit-il. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3:20)

Et pour ceux qui, au milieu du conflit, conserveraient leur foi en Dieu, le prophète reçut ces paroles d’espérance et de louange : « Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. … Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. » Chaque chrétien était ainsi exhorté : « Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir. » « Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. » (Apocalypse 3:8,10,2,11)

C’est par celui qui déclarait être un « frère et un compagnon dans la tribulation » (Apocalypse 1:9) que le Christ révéla à son Église les souffrances qu’elle devrait endurer par amour pour lui. En regardant à travers de longs siècles de ténèbres et de superstitions, le vieillard exilé apercevait des multitudes subissant le martyre pour l’amour de la vérité. Mais il savait que celui qui avait soutenu ses premiers témoins n’abandonnerait pas ses disciples pendant les siècles de persécution qu’ils devraient affronter avant la fin des temps. « Ne crains pas ce que tu vas souffrir, déclare le Seigneur. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation. … Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. » (Apocalypse 2:10)

Et Jean entendit la promesse faite à tous les fidèles qui luttent contre le mal : « À celui qui vaincra, je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. … Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. … Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » (Apocalypse 2:7; 3:5,21)

Jean vit la miséricorde, la tendresse et l’amour de Dieu se confondant avec sa sainteté, sa justice, sa puissance. Il vit les pécheurs qui trouvaient en Dieu un Père, alors que leurs fautes le leur avaient rendu redoutable. Et, jetant les regards par-delà l’apogée du grand conflit, il contemplait Sion et « ceux qui avaient vaincu … debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. Et ils chantaient le cantique de Moïse et de l’agneau. » (Apocalypse 15:2,3)

Le Seigneur fut montré à Jean sous l’emblème « du lion de la tribu de Juda » et d’« un agneau qui était là comme immolé » (Apocalypse 5:5,6). Ces symboles représentent l’union de la toute-puissance et de l’amour immolé. Le lion de Juda, si terrible aux contempteurs de sa grâce, deviendra l’agneau de Dieu pour tous ceux qui sont fidèles et obéissants. La colonne de feu, qui parle de colère et de terreur au transgresseur de la loi, est un gage de lumière, de grâce et de délivrance pour celui qui observe les préceptes divins.

Le bras puissant qui réprime les rébellions sera aussi fort pour délivrer l’homme intègre. Tous ceux qui sont fidèles seront sauvés : « Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. » (Matthieu 24:31)

Comparativement aux millions d’hommes qui occupent la terre, le peuple de Dieu sera, comme il l’a toujours été, un petit troupeau. Mais s’il persévère dans la vérité telle qu’elle est révélée dans la Parole, Dieu sera pour lui un refuge : l’immense bouclier du Tout-Puissant le protégera. Dieu représente toujours une majorité. Quand le son de la dernière trompette se fera entendre, quand la justice triomphera et que ces paroles seront prononcées : « Ô mort, où est ta victoire? Ô mort, où est ton aiguillon? » (1 Corinthiens 15:55), alors, avec Dieu, avec le Christ, avec les anges et avec les hommes fidèles et sincères de tous tes temps, les élus seront en forte majorité.

Les vrais disciples du Christ suivent leur Maître dans les rudes combats de la vie; ils renoncent à eux-mêmes et endurent les plus amères contrariétés. Mais ces difficultés leur font mieux comprendre la malignité du péché, et ils sont amenés à considérer celui-ci avec horreur. Participant aux souffrances du Christ, ils participeront aussi à sa gloire. Dans sa vision sublime, Jean aperçut le triomphe final du « reste » de l’Église de Dieu. Il écrit : « Je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu … debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’agneau, en disant : tes oeuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout-puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations! » (Apocalypse 15:2,3) « Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. » (Apocalypse 14:1) Leurs pensées, ici-bas, avaient été consacrées à Dieu; ils l’avaient servi par leur intelligence et leur coeur, et maintenant le Seigneur pouvait placer son nom sur leurs fronts. « Et ils régneront aux siècles des siècles. » (Apocalypse 22:5) Ils n’auront pas à s’inquiéter de savoir où est leur place; ils feront partie de ceux à qui le Christ dit : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. » Dieu les accueille comme ses enfants et dit à chacun d’eux : « Entre dans la joie de ton Maître. » (Matthieu 25:34,21)

« Ils suivent l’agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’agneau. » (Apocalypse 14:4) La vision de Jean décrit les rachetés se tenant debout sur la montagne de Sion, parés pour le service divin et revêtus « d’un fin lin, éclatant, pur » – ce fin lin qui est la justice des saints. Cependant, ceux qui suivent l’Agneau dans le ciel doivent d’abord l’avoir suivi sur la terre, non par contrainte, non par impulsion, mais avec une obéissance volontaire, faite d’amour et de fidélité, comme le troupeau suit le berger. « Et la voix que j’entendis était comme celle de joueurs de harpes jouant de leurs harpes. … Et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille, qui avaient été rachetés de la terre. … Et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles. » (Apocalypse 14:2,3,5) « Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. … Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël. … Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent. Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple. » (Apocalypse 21:2,11,12) « Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit; et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. » (Apocalypse 21:3-5)

« Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. »

« Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville! » (Apocalypse 22:1,2,14)

« Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. » (Apocalypse 21:3). ( Leçon de l’École du sabbat du 13 Août 2022  porte sur le ” CONQUÉRANTS PACIFIQUES » d’Ellen G. White)

_________________________

Ainsi dit l’Éternel le Chef de l’armée

« L’Éternel m’adressa la parole, et il dit: Écris la prophétie: Grave-la sur des tables, afin qu’on la lise couramment. Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi. » Habacuc 2 : 1-4

Une nation sainte, une race élue

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » 1 Pierre 2: 9

On est soit de l’Église, soit du monde

« Sur la terre, il n’y a que deux classes : l’Église et le monde. Mais quand l’Église fait une alliance avec le monde, que ce soit formellement ou bien en adoptant les méthodes et les principes du monde, il n’existe qu’une seule classe : le monde. Cependant, par la grâce de Dieu, il y a toujours eu quelques fidèles, même aux époques de grande apostasie. » Leçon de l’École du Sabbat (2011-2012), l’Alliance Éternelle, p.549

Que le livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche

« Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » Josué 1 : 5-9

____________________________________

Programme mondial de l’« Eglise du reste de Jésus-Christ du 7ème jour » pour l’an 2022

La prophétie de Zacharie 8 est du temps à venir. Elle ne s’accomplira  pas dans la nouvelle terre mais dans ce monde juste avant la seconde venu e de notre Sauveur Jésus-Christ.

Le programme mondial de l’Eglise du reste pour l’an 2018 est fondé sur Zacharie 8 :19, il est écrit :

« La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots: Ainsi parle l’Éternel des armées: Le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième mois se changeront pour la maison de Juda en jours d’allégresse et de joie, en fêtes de réjouissance. Mais aimez la vérité et la paix. » Zacharie 8 :19.

Voici le programme :

  1. Le 8 Janvier 2022 : La sainte cène ;
  2. Du 1er au 7 Avril 2022 : Jeûnes et prières du 4èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 7 jours.
  3. Le 2 Avril 2022 : La sainte cène ;
  4. Du 1er au 7 Mai 2022 : Jeûnes et prières du 5èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 7 jours.
  5. Du 1er Juillet au 9 août 2022 : Jeûnes et prières du 7èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 40 jours et 40 nuits.
  6. Le 2 Juillet 2022 : La sainte cène ;
  7. Du 1er au 7 Octobre 2022 : Jeûnes et prières du 10èmemois selon Zacharie 8 :19 pour une période de 7 jours.
  8. Le 1 Octobre 2022 : La sainte cène

Zacharie 8

Rétablissement de Jérusalem

La parole de l’Éternel des armées se révéla, en ces mots: Ainsi parle l’Éternel des armées: Je suis ému pour Sion d’une grande jalousie, et je suis saisi pour elle d’une grande fureur. Ainsi parle l’Éternel: Je retourne à Sion, et je veux habiter au milieu de Jérusalem. Jérusalem sera appelée ville fidèle, et la montagne de l’Éternel des armées montagne sainte. Ainsi parle l’Éternel des armées: Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours.

Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues. Ainsi parle l’Éternel des armées: Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux? dit l’Éternel des armées. Ainsi parle l’Éternel des armées: Voici, je délivre mon peuple du pays de l’orient et du pays du soleil couchant. Je les ramènerai, et ils habiteront au milieu de Jérusalem; ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu avec vérité et droiture. Ainsi parle l’Éternel des armées: Fortifiez vos mains, vous qui entendez aujourd’hui ces paroles de la bouche des prophètes qui parurent au temps où fut fondée la maison de l’Éternel des armées, où le temple allait être bâti. Car avant ce temps, le travail de l’homme ne recevait pas sa récompense, et le salaire des bêtes était nul; il n’y avait point de paix pour ceux qui entraient et sortaient, à cause de l’ennemi, et je lâchais tous les hommes les uns contre les autres.

Maintenant je ne suis pas pour le reste de ce peuple comme j’étais dans le temps passé, dit l’Éternel des armées. Car les semailles prospéreront, la vigne rendra son fruit, la terre donnera ses produits, et les cieux enverront leur rosée; je ferai jouir de toutes ces choses le reste de ce peuple. De même que vous avez été en malédiction parmi les nations, maison de Juda et maison d’Israël, de même je vous sauverai, et vous serez en bénédiction. Ne craignez pas, et que vos mains se fortifient! Car ainsi parle l’Éternel des armées: Comme j’ai eu la pensée de vous faire du mal lorsque vos pères m’irritaient, dit l’Éternel des armées, et que je ne m’en suis point repenti, ainsi je reviens en arrière et j’ai résolu en ces jours de faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda. Ne craignez pas!

Voici ce que vous devez faire: dites la vérité chacun à son prochain; jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix; que nul en son coeur ne pense le mal contre son prochain, et n’aimez pas le faux serment, car ce sont là toutes choses que je hais, dit l’Éternel. La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots: Ainsi parle l’Éternel des armées: Le jeûne du quatrième mois, le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième se changeront pour la maison de Juda en jours d’allégresse et de joie, en fêtes de réjouissance. Mais aimez la vérité et la paix. Ainsi parle l’Éternel des armées: Il viendra encore des peuples et des habitants d’un grand nombre de villes. Les habitants d’une ville iront à l’autre, en disant: Allons implorer l’Éternel et chercher l’Éternel des armées! Nous irons aussi! Et beaucoup de peuples et de nombreuses nations viendront chercher l’Éternel des armées à Jérusalem et implorer l’Éternel. Ainsi parle l’Éternel des armées: En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront: Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous.